2047
Debout...
DEBOUT VERMINE !
Le soldat du GDI envoya un coup de crosse dans le visage de voltigore qui reprit connaissance, son voyage venait de s'achever et il était toujours enchaîné dans la cale lugubre d'un transporteur ORCA avec pour seule compagnie deux soldats du GDI.
Soldat GDI : ne fait pas semblant de dormir.
Voltigore : je t'assure que je dormais d'ailleurs j'étais dans un rêve délicieux et ta femme était avec moi et je n'ose pas te raconter ce qui se passait entre nous. Soldat GDI : garde le pour toi, mais je dirais a la morue qui me sert de femme qu'elle fait au moins rêver une personne sur cette planète elle sera heureuse. Bon trêve de conneries je vais te détacher essaye quoi que ce soit et mon collègue se fera un plaisir de répandre ta cervelle de traître.
Voltigore: soldat veuillez procédez a ma libération et lorsque vous vous adresserez a moi appelez moi Général.
Soldat GDI : vous n'êtes plus rien depuis que vous avez embarqué dans ce transporteur.
Le soldat libéra son captif de ses entraves et lui désigna la sortie du vaisseau, voltigore commença a marcher suivit des deux soldats et bien que la cale soit lugubre elle était beaucoup plus enviable que le paysage qui s'offrit a lui lorsqu'il mit le nez dehors.
Le ciel lourdement encombré signifiait a coup sur qu'il se trouvait dans une zone jaune, le sol n'était qu'une étendue rocailleuse ou on pouvait comme seul relief des bâtiments en ruine, au loin il distinguait le rayonnement verdâtre signalant la présence d'un champs de tibérium, en face de lui se dressait la seule chose encore intacte : un gigantesque bâtiment gris avec des fenêtres a barreaux sur la façade on pouvait lire Hôpital Psychiatrique Kane.
Soldat GDI : bienvenue dans ta nouvelle maison je suis sur que va te faire plein de nouveaux amis.
Voltigore : je suis trop jeune pour la maison de retraite j'espère que la bouffe est convenable et les infirmières sexy.
L'ORCA avait atterrit sur un héliport a quelques centaines de mètres de l'entrée, le chemin menant au bâtiment était bordé par de hauts grillages derrière lesquels des gardes en combinaisons intégrales dévisageaient les nouveaux arrivants. Alors que les trois hommes avaient parcouru la moitié du chemin la lourde porte de l'institut fut ouverte et laissa sortir trois silhouettes qui allèrent a leur rencontre : un homme en costume était entouré par deux colosses en tenue d'infirmier.
Soldat GDI : et voilà tes hôtes, je ne peux pas dire que tu vas me manquer ordure.
Voltigore : dans ce cas ne dis rien.
Soldat GDI : maintenant reste tranquille et tout se passera plus facilement je pourrais aller retrouver ma maîtresse et toi tu pourra aller continuer ta misérable vie sans mettre en péril le GDI.
Directeur : baissez vos armes et éloigner vous de mon patient...
Soldat du GDI : heureux de vous voir également monsieur le directeur.
Directeur : et voici le fameux général Voltigore.
Voltigore : et voici le fameux directeur de cet admirable résidence il faudrait trouver un cadre plus agréable, les zones jaunes ne sont pas propice au repos.
Directeur : vous essayez déjà de me casser les oreilles avec vos idioties.
Voltigore : donnez moi un marteau se sera plus drôle.
Directeur : vous n'allez pas commencer a faire de problèmes voltigore car moi et mon personnel nous sommes formés a résoudre les problèmes, n'oubliez pas vous appartenez a cet institut et par conséquent votre cul m'appartient.
Soldat du GDI : il sera a vous dès que vous aurez signé les papiers attestant que le transfert a été accomplit sans problème.
Directeur : bien bien, faisons cela, infirmier chef occupez vous du transfert du patient vers sa cellule.
Infirmier Chef : oui monsieur !
Les deux infirmiers l'empoignèrent par les épaules et l'escortèrent vers le bâtiment qui risquait de devenir le symbole de sa déchéance. Alors qu'il commandait encore la branche spatiale du GDI il avait pourtant prévenu que le Centre Godard était mal protégé et que faire dépendre l'ensemble des défenses ASAT sur une seule base était une monumentale connerie.
A l'époque on lui avait répondu que la menace du nod était désormais mineure et que les crédits allaient désormais vers les projets de lutte contre l'infestation tibérienne, l'argent affecté a la Défense était désormais alloué a la fabrication d'émetteurs sonique.
Évidemment le nod avait fini par identifier la faiblesse dans le système de défense du GDI pour frapper Godard puis Philadelphia. Ce vieux crétin de Granger n'avait pas louper l'occasion pour le faire tomber. Il n'avait jamais pu supporter que sa femme couche avec voltigore, il savait que convoquer une cour martiale était risqué vu que voltigore avait des nombreux sympathisants, le déclarer malade et l'envoyer moisir a l'asile était une chose beaucoup plus aisée.
Infirmier Chef : patient en transit
Voltigore : en transit intestinal !
Coup de matraque électrique
Infirmier Chef : écoute moi crétin tu es le patient 5421 135-2 souviens toi de ce numéro, souviens toi des règles, MES règles. Maintenant écoute il n y a rien en dehors de cette enceinte juste une énorme zone jaune remplie de mutants, de créatures tibériennes et de toute sortes atrocités alors abandonne tout espoir d'évasion personne n'a jamais réussi et personne ne le fera...
Ils franchirent le palier d'entrée et l'infirmier ordonna de refermer la porte, la lumière du jour disparut laissant place a l'éclairage artificiel procuré par de vieux néons dont un quart ne fonctionnait plus, la peinture des murs s'effritaient, on pouvait entendre des rires de déments, des hurlements ou encore des insultes provenant de chambres fermées.
Infirmier Chef : il y a deux ailes dans ce bâtiment, nous t'avons placé dans l'aile A, l'aile B est réservée aux noddies. Les bagarres sont interdites sinon tu finiras au trou si tu agresses un infirmier tu finiras au trou et on te tabassera avant, les trafics sont interdits et ne demande pas qu'est ce qu'un trafic la définition change tous les jours selon mes humeurs alors garde bien tes poches vides sinon tu finiras au trou. Et maintenant voici ton palais trois étoiles tu as de la chance y a quartier libre dans une demi-heure tu pourras faire connaissance avec tes nouveaux amis. Maintenant entre, j'espère que nous ne nous reverrons plus, tu risquerais de le regretter.
Les infirmiers le relâchèrent dans une petite cellule pouvant a peine contenir un lit et des chiottes, au moins il n'aurait pas a subir la présence d'un codétenu.
Il passa la demi-heure a tourner en rond dans sa chambre avant que les portes ne s'ouvrent, en sortant il suivit le couloir en croisant quelques infirmiers jusque dans une vaste salle commune.
Une trentaine de patients étaient regroupés autour de tables d'autres regardaient la télé qui rediffusait l'assaut du Commandant Paillette sur le Temple Prime du Nod.
Dans un coin de la pièce se trouvait un homme en position fœtale se tapant lentement la tête sur un mur tout en lançant des “ avions... magiques ”a qui voulait bien l'entendre. Un autre homme s'était mis debout sur un table et proclamait qu'il était l'Empereur du Japon et qu'il disposait d'une armée avec des unités transformables et de fillettes aux pouvoirs terrifiants. Après quelques minutes des infirmiers l'attrapèrent et l'évacuèrent tandis qu'il hurlait.
Un troisième affirmait que bientôt des fourmis et des dinosaures allaient attaquer le monde, voltigore était tellement passionné par son charabia qu'il ne remarqua pas qu'un homme s'approcha de lui, il lui tapa sur l'épaule avant de l'inviter a le suivre pour aller s´asseoir dans un coin de la salle vide.
L'homme portait une blouse blanche de médecin, il devait approcher de la soixantaine et il ne lui restait plus de cheveux que sur les cotés de son crane, il avait le visage d'un grand père jovial avec de grosses lunettes mais il parut suspect a voltigore qui sentit une légère odeur étrange provenant de lui.
Docteur : je suis le professeur Frank Einstein spécialiste de formes les plus graves de maladies mentales.
Voltigore : les amateurs de hentaï impliquant des tentacules ?
Docteur Einstein : pas du tout je veux bien entendu parler les noddies, des collectivistes et des fétichistes des pieds.
Voltigore : vous faites des séances de thérapies de groupes ?
Docteur Einstein :non les traitements que j'applique sont de nature plus... lourdes.
Voltigore : c'est a dire ?
Docteur Einstein : je fais des lobotomies afin que mes patients soient totalement guéris de leurs attirances déviantes.
Voltigore : personnellement je préfère les guérir avec une balle dans le front c'est une médecine très efficace mais si vos méthodes sont mieux accueillies que les miennes.
Docteur Einstein : malheureusement c'est là ou réside le problème. Mes expériences ont des effets secondaires comme l'annihilation de 98% des capacités mentales du patient ce qui dérange beaucoup mes supérieurs qui pensent a mettre un terme a mon projet. Le directeur de l'asile m'a ordonné de cesser de guérir les noddies.
Voltigore : un regrettable problème mais qui ne me concerne pas.
Docteur Einstein : c'est a ce moment que vous intervenez, vous pourriez prendre le contrôle des lobotomisés et réussir a les diriger contre le personnel de cet établissement.
Voltigore : et vous croyez que ces saletés vont m'obéir.
Docteur Einstein : ils ne sont pas très durs a manipuler cependant leurs fonctions sont un peu basiques ils se contentent de foncer dans le tas et de tuer tout ce qui bouge, c'est pour cela que j'espère continuer mes travaux afin de les rendre plus efficaces.
Voltigore : je vais avoir besoin d'aide venant de l'extérieur, j'ai un ami le professeur Bonewerks, débrouillez vous pour qu'il obtiennent le droit de me rendre visite ici. Si nous faisons quelque chose il mobilisera des forces a l'extérieur pour nous assister.
Docteur Einstein : je tenterais de lui faire obtenir une autorisation pour une visite.
Voltigore salua le docteur, s'il pouvait lui permettre de contacter Bonewerks tout irait mieux, ce dernier trouverait un moyen de le faire sortir en quelques heures, même si Granger avait tenté de l'envoyer pourrir ici il demeurait quelqu'un de très influent, avec un peu de chance il n'aurait même pas besoin d'utiliser les monstres du savant fou...
Une fois dehors il ferait fermer cet endroit muterais le personnel en Antarctique, éliminerait tout les noddies de l'aile B et enverrait les vrais malades mentaux dans une zone sous contrôle du nod.
Son espoir de sortie rapide s'évapora rapidement avec les jours qui se suivirent sans voir la présence de Bonewerks, le docteur lui avait bien envoyé un message et il insistait sur le fait que son supérieur devenait de plus en plus menaçant sur ces projets il urgeait voltigore de lui donner le feu vert pour lâcher ses lobotomisés.
Mais pire que l'attente c'était les “ séances de soin ” ces satanés électrochocs tout droit issu du début du siècle dernier lui donnaient des envies de meurtre rien que d 'y penser et puis il y avait les “ médicaments ” qui avait tendance a le transformer en légume. Il sentait son esprit commencer a divaguer entre deux séances d´électrochocs et chaque jour la demande du professeur cela commençait de l'énerver sérieusement, mais Bonewerks allait venir c'était certain.
La seule chose qui lui faisait garder le moral c'était cette nouvelle série qui passait a la TV il y avait de aliens bizarroïdes qui attaquaient de villes malheureusement a cause du brouhaha permanent les infirmiers ne mettaient jamais le son de la TV, elle était allumée uniquement car elle captivait une petite partie des cinglés dont voltigore faisait désormais partie.
Mais un jour ce qu'il avait attendu arriva, un infirmier lui fit signe et on le mena vers une petite salle dans laquelle se trouvait Bonewerks.
Bonewerks : salut mon petit dude ça fais du bien de te revoir.
Voltigore : il faut que tu m'aides a sortir d'ici ils sont tous fous a lier !
Bonewerks : c'est un peu le principe de cet endroit et pour te faire sortir cela risque d'être dur, rien que pour entrer ici c'est une plaie encore plus lorsqu'on est un mutant.
Voltigore : dans ce cas fait jouer mes relations, j'étais général avant que Granger ne m'envoie ici il doit bien y avoir des gens qui me soutiennent.
Bonewerks :Granger a mis tout le monde au pas dans les états majors en t'envoyant a l'asile et en te faisant porter le chapeau pour Godard. En plus il s´appuie sur un nouveau commandant très prometteur qui vient de bouter les noddies hors de la cote est et qui a fait une offensive sur le Temple Prime.
Voltigore : ouais je sais, ma dernière tache avant que je me retrouve ici a été de remettre en route les systèmes ASAT pour lui faciliter son offensive et qu'il puisse vaporiser Kane.
Bonewerks : si du coté militaire c'est bouché je peux essayer de te brancher avec le nouveau directeur du GDI Redmond Boyle, il est arrivé au pouvoir lorsque Kane a fait péter Philadelphia. Il a réussit a faire passer a la populace que le fait que ioniser le temple de Kane et vaporiser une zone jaune était une bonne chose sur le GDI, il a l'air d'avoir la même éthique que nous et devrait être compatible avec nos principes. Voltigore : tu peux toujours tenter le coup, mais cela va prendre du temps comme toujours avec les politiques. Et du temps je n'en ait pas : je suis en train de monter une petite mutinerie j'avais espéré ne pas avoir en arriver là mais tu ne me laisse pas le choix.
Bonewerks : hey ma petite morue slovaque je suis autant dans la merde que toi, j'ai eu de la chance de ne pas me retrouver dans le même état que toi.
Voltigore : si je ne peux pas espérer sortir sans violence alors je le ferais de la manière forte, des conseils ?
Bonewerks : je me suis renseigné sur les autres occupants de cette institution, il y a une commandante qui a fait tirer sur des villages renfermant des sympathisants noddies tu devrais creuser sur cette voie aussi.
Voltigore : c'est noté, j'ai besoin de soutien extérieur j'aurais beau tenir cet endroit lorsque le GDI apprendra ma révolte il enverra des troupes pour m'écraser comme une blatte. Tu peux essayer de corrompre le général qui a ce coin sous sa surveillance ou alors essaye de le menacer. Il doit bien y avoir des trucs sur son dos : attirance sexuelle sur les mutantes, un petit carnage de noddie non autorisé, un petit peu d'argent sale... J'ai confiance dans tes talents.
Bonewerks : tu n'as pas a t'inquiéter de la réaction du GDI, il est occupé pour le moment.
Voltigore : par quoi ? Kane est mort pour de bon... Rassure moi il est mort ?
Bonewerks : ça oui mais nous faisons face a une invasion alien.
Voltigore : des aliens ! Tu te fous de ma gueule c'est toi qu'il faut enfermer ici.
Bonewerks : je te jure que c'est vrai, des bestioles très intéressantes qui semble évoluer en symbiose avec le tibérium cela risque d'être très utile pour mes recherches.
Voltigore : ce n'est donc pas une série qui passe a la télé cela pourrait en effet jouer a mon avantage. De plus en parlant de tes recherches tu te souviens de ce projet que nous avions évoquer, remet le en route.
Bonewerks : a tes ordres mon petit dude...
Un infirmier fit signe que les visites étaient terminées, Bonewerks quitta la salle et laissa voltigore avec ses pensées, il n'aurait pas de soutien immédiat donc autant frapper fort, il allait demander a Einstein de lâcher sa horde, il y avait aussi cette commandante a sonder.
Il aviserait une fois la rébellion enclenchée, soit elle le suivrait soit dans ce cas elle ne resterait pas un problème très longtemps. Oui cela se passerait ainsi, il prendrait le contrôle du centre par la force et tout ce qui lui résisterait subirait une lobotomie ou plutôt quel était le mot que le professeur employait ? Une action dévolutive sur leur esprit afin de les rendre plus enclin a suivre les ordres.
Oui une action dévolutive cela sonnait bien...
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