Je cite Tchutch' mais je vais tenter de répondre de manière globale à ce qui a été dit sur ce sujet.
Concernant la loi en elle même :
Le problème de l'autonomie est qu'elle inclue un désengagement progressif de l'état dans le financement des université et que çà inclus aussi les laboratoires de recherche.
Je viens de bosser pendant 1 an à l'Institut de Recherche en Mathématiques de Jussieu (Unité dépendante du CNRS et plus gros labo de math au niveau Européen) et j'ai eu l'occasion de voir un peu comment fonctionnaient les financements à ce niveau.
Les entreprises peuvent déjà subventionner des projets de recherche à l'heure actuelle ou donner des bourses à des doctorants.
État des lieux : Rien, netra, que dalle, les seul secteur qui réussisent à toucher des financements privés sont les maths qui s'appliquent à la finance aux stats et autres maths "très" appliquées. Les autres n'intéressent pas car ils ne sont pas rentable à court terme, le problème est que c'est la recherche dans ces maths fondamentales qui aide à la progression de la recherche en maths appliquées.
J'ai parlé ici des maths, mais c'est le cas ailleurs, en littérature, en socio, en physique, en art, etc... A priori ça ne rapporte pas d'argent donc on n'investit pas, même si c'est utile sur le long terme où que ça fait tout simplement parti d'une société moderne (Ouai, supprimons la recherche en art et j'aurais pas fais d'étude post-bac).
Si on autorise l'injection de capitaux privés directement au sein de formations est-ce qu'on va arriver à la même chose, un gros investissement sur le court terme et peu ou pas d'investissement sur le long terme ou ce qui ne semble pas utile. Dans ce cas effectivement les étudiants en sciences humaines on effectivement du soucis à se faire. Entre un investissement en développement informatique et de la recherche en linguistique le choix sera vite fais.
Je précise que la loi ne mentionne pas explicitement le désengagement de l'état et si ça se trouve tout ira pour le mieux dans le meilleur des monde, l'apport financier privé ne sera qu'un bonus. Personnellement j'y crois pas et c'est pourtant ainsi que la loi est présentée.
Concernant le blocage des facs :
Eteignez la TV, allez aux AG et regardez comment ça se passe réellement, à part dans les 5 grosses facs montrées du doigt par les médias tout se passe plutôt bien. J'étais hier sur el campus de Chambéry pour le boulot, j'ai même pas vu une banderole (enfin pas plus que les tracts habituels), y'a pas si longtemps j'étais étudiant à Marne la Vallée et quand le déblocage à été décidé en AG les cours on repris.
Certaines facs sont des points médiatiques à bloquer (Nanterre, La Sorbonne, Renne 2) c'est tout.
Concernant la nécessité de réforme :
Il est évident par contre que le système éducatif est à réformer, il y'a trop d'étudiant en sciences humaines et trop peu de jeunes en CAP en BEP en BTS par rapport à ce qu'offre le marché du travail.
Et je ne parle même pas de l'apprentissage réclamé par l'industrie et en hausse misérable de 3% cette année. Pour info mon Master en alternance c'est uen embauche sous 3 mois maximum à la sortie (en général ceux qui commencent par se prendre 1 ou 2 mois de vacances).
J'ai eu la chance de pousser mes études juqu'au Master (Bac+5), mais au final je me retrouve dans une position inconfortable car j'ai un profil de chef de projet alors que je préfère le développement pur, pourquoi avoir fait des études alors ?
Pas le bon bac ! Avec mon super bac agricole en poche j'ai décidé de changer de voie et de tenter les BTS et IUT en informatique. Et non, "Pas possible Monsieur vous n'avez certainement pas le niveau en math" Ha bon
Et oui si on n'a pas fais S à priori c'est dur dur d'intégrer des études courtes ... ou longues (25% des prépa-littéraires sont constituées d'élèves sortant de S).
Pas le bon bac donc, mais pourquoi aller jusqu'au bac d'ailleurs, le plombier en bas de chez moi trouve personne pour reprendre sa boutique, y'a 5 ans de carnets de commandes, mais personne en CAP plomberie.
Et on parle du chômage des jeunes, si on arrêtais un peu des les pousser coûte que coûte vers les études longues.
Réformer oui, mais attaquer à la base, au collège, au lycée. Le problème des sciences sociales surchargées se résorbera de lui même.
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J'ai sans doute d'autres trucs à dire mais plus rien qui viens là à l'instant.