Chapitre 4: La Nuit
URSS, 5 octobre 1989, Sur la route de Leningrad
L´ours roulant est à l´arrêt, une chose bien rare. La nuit dominait encore la région de Vologda. Le ronflement du moteur avait quelque peu changé, normal, puisque c´est Hogan´s qui ronfle et non le moteur du KAMAZ de Hogan´s.
Les loups, les chouettes et autres animaux nocturnes animaient la nuit, fort heureusement pour Hogan´s, son profond sommeil l´empêchait d´entendre les hululements et hurlements ici et là.
Une belle nuit d´automne éclairée par une belle et magistrale Lune argentée, comme la plupart du temps, ce spectacle est toujours agréable à voir, malheureusement, les ronflements de Hogan´s confirme qu´il n´y assistera pas cette fois.
Ce spectacle animé par les étoiles qui s´illuminent les unes après les autres, par les étoiles qui constitue les constellations et encore par le magnifique astre lunaire.
Un magnifique spectacle nocturne qui est gâché par le son d´un véhicule roulant à pleine vitesse.
URSS, 5 octobre 1989, Route de Leningrad
Ce véhicule se rapprochait de plus en plus de celui d´Hogan´s. Lorsque le véhicule circulant à horaire matinale sur le territoire soviétique s´arrêta à une centaine de mètres du KAMAZ d´Hogan´s.
Ce dernier toujours en train de ronfler n´a même pas été dérangez par le moteur de cette voiture.
Quatres hommes sortirent du véhicule:
Le premier, le chauffeur, costaud et musclé,
Le second cigare au bec, l´air intelligent,
Le troisième en costume-cravate ainsi qu´une mallette à la main, le genre de personne ayant le sens des affaires financières dans la peau.
Le quatrième, étrangement habillé faisait pensé à un attardé mental.
Ces hommes commencèrent à sortir des outils hors du commun comme des AK-47, cocktails Molotov, ainsi que d´autres. N´ayant pas sorti tous leurs outils, un second véhicule vint s´arrêter près du premier véhicule, à peine débarqués qu´ils ouvrir le feu sur le premier véhicule.
Evidemment ce vacarme ne laissa pas indifférent le routier.
A peine sortit de sa cabine que le second groupe de combattants lui tiraient déjà dessus n´étant pas très réactif à cause du sommeil encore un peu présent, il fût touché à la jambe droite, et eu le temps de se mettre à couvert dans le fossé.
URSS, 5 Octobre 1989, Route de Leningrad
Ni une, ni deux, Hogan´s monta dans sa cabine par la porte passager du KAMAZ et reprit le volant sans attendre la moindre minute malgré sa blessure corporelle à la jambe. Il se disait que la douleur ne serait que passagère.
Le KAMAZ, qui au démarrage pétarde beaucoup attira l´intention des deux groupes de combattants, le second groupe, plus proche de leur véhicule pris l´avantage sur leurs “ concurrents ” de poursuivre Hogan´s.
Le premier groupe rejoignant enfin leur véhicule montaient et sans plus attendre, le fumeur sortait une AK-47 pour tirer sur leur prédécesseurs, afin de les éliminer et récupérer le butin.
Hogan´s perdant ses forces à cause de sa blessure s´efforçait de lutter contre la douleur et s´efforçait d´emmener le colis le plus loin qu´il pourrait. N´ayant aucun partenaire de voyage ou même un collègue routier, il devait continuer, il le devait pour sa mère patrie, pour l´Union Soviétique !
Les tirs entres les deux véhicules qui poursuivaient Hogan´s, n´avait pas cessé, comme si les AK-47 ne suffisaient pas, ils s´étaient mis à balancer des grenades les uns sur les autres, ces dernières prenaient des ailes durant quelques secondes afin d´essayer d´attendre leur cible adverse ainsi que les éliminer, si possible.
Les kilomètres défilaient encore et encore à ne plus les comptez. Hogan ‘s se ballade sur le territoire soviétique depuis déjà une petite vingtaine de minutes, les poursuivants, toujours là eux aussi continuaient à se tirer dessus, le premier véhicule qui poursuivait Hogan´s commençait à en avoir marre de se laisser impressionner par un misérable routier, ils avaient accéléré et rattrapés en peu de temps le semi-remorque, ne voyant pas de “ concurrents ” à leur trousses, ils en profitèrent pour mettre hors-circuit le semi-remorque mais celui-ci ne se laissait pas faire.
Tout en continuant à perdre du sang, il continuait sa route, soudain, ses yeux se fermaient et le routier se coucha sur le volant qui fit dévier le KAMAZ dans un champ.