La scène passe à autre chose mais pas de façon brusque, on y voit un défilé d'images, elles ont toutes un même rapport, on y voit le Ct mais de ses yeux, il n'a pas l'air alourdit par les problèmes, il sourit la plupart du temps, c'est fugace, subtil mais il lui sourit toujours. Ce qui nous ramène au 26 Février 2060, il y a une table ronde dans la pièce les personnes ont l'air très importantes. L'un d'eux prend la parole:
- Excusez nous mais nous avons du mal à croire à vos rapports...
- Du mal à croire?! Je vous présenterai Kane devant vos yeux, vous pourriez même pas l'accepter!
- Non mais il a disparu depuis des années comment voulez vous que l'on vous croient? -La plupart des personnes semblent accepter la remarque, l'un d'eux pourtant observe la scène, intéressé.- De plus mis à part quelques mouvement rien indique que ce soit vrai...
- Mon dieu si Granger était là il serait déjà en train de fulminer!
- Granger est mort! Et ceci depuis bien longtemps, et sa politique de "vigilance constante" est morte avec lui! Nous n'avons plus l'argent ni le temps de croire à vos foutaises!
- C'est donc d'argent que l'on parle... J'aime mieux en rester là, mais ne venez plus jamais pleurer a ma porte, et n'espérez même plus recevoir de crédit de ma part!
- Vous êtes encore du GDI Ct! Si vous ne respectez plus les règles vous perdrez votre poste. Le Ct Jo rigole de façon ironique.
- Vous pensez vraiment que vous avez encore le pouvoir de le faire? Si je dis aujourd'hui à toute la base, que je contrôle, tirez à vue. Ils le feront. - Il regarde chacune des personnes de la pièce, et part, dégouté. Au bout de quelques mètres dans les couloirs quelqu'un le rattrape en courant.
- C'était éloquent!
- Si ce sont des insultes que vous me dites vous pouvez partir sur le champs!
- Holà! Du calme, j'aimerai discuter avec vous, venez.
- Que je me souvienne, vous êtes l'Amiral Gama c'est cela?
- C'est exact! J'ai trouvé vos rapports très prenant, et il serait intéressant d'un peu plus développer.
- Je n'ai plus rien à perdre de toutes façons, où allons nous dans mon bureau?
- Non allons trainasser en ville dans la rue marchande. Mais avant changeons nous ça fera tâche au décor.
Après quelques minutes dans le vide, les deux hommes marchent et parlent de leur fait de guerre. L'Amiral semblait avoir prouvé ça valeur sur mer comme sur terre plusieurs batailles avait été gagnés grâce a sa compétence. Puis arrivé à la dite allée marchande l'Amiral prend un ton grave:
- Vous souvenez de l'affaire Tacitus?
- Laquelle? répondit-il de façon amusé.
- C'est vrai que toute ne fut pas un franc succès! -Il fit un grand sourire puis il reprit sa dernière expression.- Vous savez j'étais en poste dans les environs, ce qui est plutôt rare je l'admet pour un amiral, mais il avait besoin d'une personne fiable.
- La dernière ne fut pas très grandiose, c'était vos troupes?
- Non j'ai eu la chance, enfin ils ont eu la chance de ne pas être affecté à temps, de toutes façons je les voyais mal sur la terre ferme, surtout aussi longtemps. Bref le combat auquel j'ai assisté m'a traumatisé à vie, ces unités... Je n'avais jamais vu une telle technologie, elle nous dépassait en tous points! C'est à cause de ça que j'ai réarmé ma flotte, ce qui m'a valu un blâme! Un blâme! Tous ce qu'on dit ces idiots quand je suis revenu avec les lambeaux de mon armée c'est que de toute façon cette base était un gouffre financier pour ce qu'elle avait à protéger! Puis ils ont classé l'affaire, Granger m'a apporté son soutien mais seul ce n'était pas assez.
- Je vois que je ne suis pas le seul d'être autant désespéré... Mais maintenant leur sort est scellé, si avant il nous dépassait, aujourd'hui sera pire, mes sources m'indiquent que les prochains mois seront durs. Pour tout le monde. Je vous conseille ou de changer de camps ou de vous préparez à être un bastion de résistance.-L'Amiral sourit.
- Nous pouvons encore sauver la mise il faut juste que nous... Prenions de l'avance par rapport à nos ennemis.
- Comment ça?
- Tenez, prenez ce papier. -Il prend le papier et le regarde attentivement-. Vous les connaissez?
- Oui. Des pointures mais il n'y en a pas un qui est mort?
- Arrêtez de faire l'innocent. Il n'y a que ces bornés pour croire à ça.
- Hum! Mes rapports disaient donc vraies c'est pas plus mal. J'ai travaillé avec eux, mais quel lien?
- Sont-ils fiables?
- Chevronnés, et je pense qu'ils connaissent le danger. Par contre pour un...
- Comment ça?
- La guerre contre les scrins la quelque peu changé, ces hommes sont l'élite du GDI mais ils ne sont tournés que vers cette menace. Ca me fait rappelé que les bonnets n'ont pas apprécié cette attitude, ils l'ont exprimé en envoyant un bataillon complet. Les pauvres... Bref pourquoi?
- Avez-vous toujours des contacts avec votre ancienne division?
- J'en suis toujours le commandant, et elle me sert toujours aussi fidèlement.
- J'ai réussi à voir vos rapports sur cette nouvelle souche cela m'a l'air prometteur, gagné du temps est toujours appréciable. Je vous recontacterai, vous m'avez convainque.
- Même endroit?
- Oui, c'est plus facile pour discuter tranquillement. Au revoir.
La vidéo passe à autre chose, elle a une date antérieure mais que de quelques mois elle est datée du 22 décembre 2059. On y reconnait un laboratoire, de loin on aperçoit un homme en blouse blanche, en se rapprochant on devine que c'est le professeur Bonewerks, il semble parlait tout seul mais un petit robot flottant est à ses cotés:
- Magnifique, regardez comment elle se greffe parfaitement bien!
- Le sujet semble complètement dénué d'intelligence par contre.
- Oh, il est probablement en état végétatif, notre créature doit le contrôler. Avec un peu de chance c'est son lieu de reproduction. Il va falloir le mettre en quarantaine. Et que donne nos mignons?
- Les flotteurs que l'on a mis dans les cavités souterraines se portent bien. Mais il faut accentuer leur surveillance, il ne faudrait pas encore que l'un d'eux s'échappe.
- C'est stupide de l'avoir tué, il n'avait rien fait de mal, enfin ce n'est pas comme si qu'ils n'étaient pas dangereux je suppose. Il va falloir encore rentrer voir les données concernant le taux de prolifération, il va falloir réviser nos chiffres...
- Ah bon professeur?
- Oui je vais demander à faire des testes extérieurs... Ca m'inquiète...
- Les chiffres?
- Non. Où vais-je trouver les autorisations nécessaires pour ça.... Ils me faudrait au moins une bonne centaine de caissons cryogénique.
- Vous allez le guérir?
- Oui en quelques sortes.
L'image se fige par cette dernière scène. Arthur et Julie sont morbides, Miles regarde cela d'un air calme et froid. Tous les regards se portent vers Eva, Arthur après un long moment parle:
- Alors tout ça c'est à cause de toi ou de cette tragédie?
- Julie je ne dis pas à cause, mais en partie... Si tu penses que c'est à cause de ça que le vertigo est apparu je peux te répondre que non. Le professeur Bonewerks avait se projet en tête il allait l'appliquer en solo, et vu les résultats les financiers du GDI se seraient précipités sur l'affaire. Mais les événements qui en découle je suis obligé de me porter coupable à chaque fois que mon père me voyait il n'avait que l'image de sa culpabilité, ça l'a aidé à prendre certaine décision au début, à la fin même si il voyait son erreur ça ne rimait plus à rien d'arrêter.
- Cette guerre n'a pas tué que sa famille, je veux dire il savait ce qu'il risquait non?
- Arthur, notre vision change dès qu'on sait que le combat que l'on mène nous a déjà couté tout une vie, moi et ma mère étions ses plus beaux trésors au delà de sa quête nous étions le seul ilot paisible et réconfortant auquel il pouvait se raccrocher.
- Et toi? Je veux dire comment as tu... enfin comment as tu accepté ton existence?
- Je ne vis plus... J'ai... J'ai... Je me suis simplement raccroché à l'idée qu'il le fallait pour mon père, il en avait besoin même si ça lui faisait du mal, j'ai un système d'arrêt que je peux à tout moment utiliser. Et j'ai encore à faire.
- Il n'y a plus rien à faire ici... Elle sourit juste après cette remarque
- Julie il y a encore à faire.
- Que voulez l'Amiral?
- Un autre GDI. Je crois qu'il est temps de dormir, vous en avez besoin.