- Général, toussait Kubayashi la gorge irritée par la poussière, mes hommes se sont repliés et nous sommes en positions défensive au mont Suribachi. L'escorte aéroportée du colonel Moody est également présente pour nous offrir un appui-feu.
- Excellent capitaine. Tenez cette position jusqu'au dernier soldat. De mon côté je me prépare à prendre la flotte ennemie de flancs. Vous avez vos ordres, au travail !
- A vos ordres !
Le canal de communication se coupa et Kubayashi se tourna vers ses hommes,peu nombreux certes mais soutenus par nombre de défenses automatisées et par une foi inébranlable.
Soldats, nos ordres sont simples. L'ennemi continue d'avancer dans notre direction et nous devons le tenir en respect autant que faire se peut. Il n'y aura pas de repli, pas de redition juste la mort pour eux et pour nous. Aujourd'hui nous offrons nos vies à l'Empereur pour protéger notre Nation.
Il s'arrêta, en pensant que l'heure n'était pas aux discours et aux belles paroles. Cette bataille allait lui permettre de laver son honneur.
- Messieurs ! En position ! Se contenta-t-il de crier.
Les soldats impériaux s'inclinèrent, chargèrent leurs carabines cinétiques et partirent en courant vers les tranchées, ultime lieu de défense sur l'îlot.
Non loin de là, sur la primaire installation maritime de Moody, ce dernier était en pleine discussion avec le sergent Hasagawa et le général Darkhand.
- L'assaut éclair des Yaris a éliminé la grosse majorité des Hydroptères alliés, jubilait l'officier supérieur. La flotte allié est désormais comme le ver de terre face à l'oiseau de proie.
- Donc il possible qu'une intervention aérienne fasse de lourds dégâts. Continua Moody
- Absolument colonel. Néanmoins pour occasionner un maximum de dégâts et pour ralentir une possible tentative de repli, mes Tsunamis vont devoir également entrer en jeu.
- Je pense que le moment est propice au déploiement d'un protocole d'Escadron final messieurs. S'empressa de dire Noriko.
- Je suis de votre avis. Une attaque surprise pourrait infliger de gros dégâts rapidement. La flotte alliée comporte trois porte-avions mais ils ne seront pas assez souples pour éliminer les Tsunamis, aussi je préconise d'attaquer les Destroyers.
Moody se frotta les mains, il avait l'opportunité de faire des étincelles.
- Autre chose colonel. Il semblerait que notre ennemi soit votre vieille connaissance: Vince Warz.
- Ah ! Lança le colonel. Ce type passe plus de temps à se regarder le nombril qu'à se battre. Ca ne devrait pas être trop difficile de le défaire.
- Ne sous-estimez pas nos adversaire je vous prie...La victoire est encore très loin d'être acquise. Noriko !
- Monsieur ?
- Activez le code de déploiement des Escadrons. Nous n'avons que trop attendu. Colonel ! Que vos hommes se tiennent prêts. Nous devons effectuer une attaque simultanée. Si l'Empereur le veut, la combinaison de nos chars et de nos forces aériennes tailleront en pièce nos ennemis.
- A vos ordres ! Clamèrent en choeur Moody et Noriko.
Darkhand coupa la transmission et essuya la sueur qui lui coulait sur le front. L'humidité ambiante ne lui convenait guère. Il regarda les Tsunamis stationnés sur l'eau, les pilotes prêts à attaquer sur son ordre. Désormais ce serait la victoire ou la mort.
- Tenez la ligne bon sang ! Tonna Rage en tirant comme un forcené avec sa carabine cinétique.
Les troupes sous ses ordres n'étaient pas nombreuses mais tous ces soldats étaient des vétérans endurcis, la crème de l'infanterie des Combattants de l'Aube. Tous ces soldats avaient suivis un entraînement supplémentaires, notamment pour ralentir leur rythme cardiaque ou garder leur sang froid quelque soit la situation. On leur avait également offert un matériel plus élaboré, un uniforme blindé plus résistant et des armes plus meurtrières.
Depuis l'attaque alliée, les rues de Tokyo étaient devenues un immense champ de bataille. Malgré l'effet de surprise, les occidentaux s'étaient retrouvés coincés face à des soldats pugnaces et fortement retranchés, rendant chaque mètre de terrain plus difficile à gagner que le précédent.
- Les alliés sont à portée ! Takara, ordonnez une frappe sur eux immédiatement !
Aucune réponse ne parvint à Rage dans le communicateur tandis qu'à ses côtés ses hommes combattaient comme jamais.
- Takara ! Vous me recevez ?
La radio crépita et une voix masculine se fit entendre.
- Général Rage ? Takara n'est pas en mesure de vous répondre.
- Qui diable êtes-vous ? Tonna le général, ivre de colère.
- Je suis le commandant Georges Griffin, chef des forces alliées actuellement présentent au palais impérial.
Rage n'arrivait pas à comprendre ce qu'il venait d'entendre: “au palais impérial”.
Vous croyez que je vais avaler si gros morceau, imbécile ? Vociféra-t-il.
Oh je ne vous demande pas de me croire sur parole, général. Mais je vous conseille de surveiller les écrans géants dans les rues de votre ville, Tatsu votre “Empereur” a une déclaration à faire.
Sur ces mots la radio se coupa et Rage resta quelques instant interloqué.
- Général ! L'ennemi se renforce ! Que devons-nous faire ? Hurla un soldat à sa droite.
Reprenant ses esprit, le général Rage se redressa, introduisit un nouveau chargeur dans son arme et hurla.
- Vous avez besoin de poser la question ? Battez-vous ! Battez-vous jusqu'au dernier s'il le faut !
Il ouvrit le feu, sa vue brouillée par une colère incommensurable.
Au fond de sa pièce, isolée du reste de la ville, Noriko travaillait sans relâche pour soutenir les hommes présents sur Iwo Jima. Elle ignorait comment évoluait la bataille à Tokyo et dans l'immédiat cela ne lui parut pas utile de s'en préoccuper.
- Code 135 B...marmmonait-elle, en remettant en place une mèche de cheveux rebelle.
Ses doigts couraient sur le clavier à une vitesse fulgurante tandis que ces yeux clairs suivaient avec vivacité ce qu'elle tapait à l'écran.
- Activation première. Autorisée...Sélectionner une cible sur demande Moody. Secteur Iwo Jima. Coordonnées...
Elle sentait son coeur résonner dans ses tempes, et une goutte de sueur couler le long de son torse. Elle n'avait pas encore jamais eu à travailler aussi vite, avec autant de pression sur ses épaules.
Il fallait néanmoins qu'elle achève ce travail, si elle ne le faisait pas, personne ne le ferait. Elle appuya avec force sur une touche, comme si elle craignait qu'une pression trop faible ne validerait pas son action puis s'empara d'un combiné radio.
Moody décrocha de son côté.
- Oui ?
- Colonel, le protocole est activé. L'escadron est en approche.
- Parfait je transmet le message au général Darkhand. Nous allons faire du petit bois de la flotte alliée.
Washigton DC, Etats-Unis.
- Les codes sont entrés monsieur, la Colisionneur est en train d'être redirigé. Le tir devrait être entamé dans quelques minutes.
- Merci Eva, clama avec joie Warz sur l'éran. L'Empire entier va trembler quand la frappe arrivera...
Le ciel clair du pacifique fut traversé par un escadron d'avion-suicide impérial. Ces petits engins, des drones, ne sont que de véritable bombes volantes ayant pour objectif de s'écraser sur les ennemis de l'Empire.
Ils passèrent au-dessus du mont Suribachi, attirant par leur bruit caractéristique le regard des soldats impériaux qui étaient alors au prise avec les forces alliées.
Ils continuaient de foncer au-dessus de l'île, survolant une plage défigurées et les anciennes lignes de défenses impériales.
-Commandant ! Le radar s'affole ! Nous recevons des échos de tous les côtés.
- Comment ? Hurla Warz sur le pont de l'Ackerman
- Ils arrivent à l'Est et à l'Ouest. Des échos plus rapide nous foncent dessus depuis le Nord !
- Que tout le monde se tiennent prêt ! Branle bas de combat messieurs ! Hurla Warz dans l'interphone.
- Commandant !
L'officier de pont eu à peine le temps de crier cela que l'Escadron final fonça droit sur un destroyer. Les drones s'écrasèrent sur le navire, explosant avec fureur, engloutissant leur cible dans une gerbe de flammes. La puissance monumentale des drones éventra le Destroyer qui commença à prendre l'eau et à s'enfoncer dans l'abîme.
- C'est impossible ! Vociféra Warz.
- Monsieur ! Forces impériales en approche.
Ne faisant ni une ni deux, Warz ordonna un feu à volonté.
Les pilotes Tsunamis fonçaient droit sur un ennemi plus gros et plus puissant qu'eux mais qu'importe.
- Leader rouge à force d'intervention, au rapport !
- Rouge 1 prêt.
- Rouge 2 prêt.
Dans le ciel, le Tengu de Moody en tête de sa force d'attaque fonçait à travers les nuages.
- Ok mesdemoiselles on va y aller ! En formation d'attaque ! N'oubliez pas: visez en priorité les Destroyer.
- Bien reçu ! Repondirent en choeur ses pilotes.
Moody inséra un petit disque dans le panneau de contrôle de son Tengu et appuya sur un bouton. Un vieux titre d'Elvis résonna dans la carlingue et par radio se répandit dans les autre engins.
- Rock'n'roll bébé ! Cria-t-il, enthousiaste en piquant vers les forces alliés.
A quelques pas de là, au mont Suribachi.
- Noriko...argh ! Noriko ! M'entendez-vous ? Toussait Kubayashi.
- Je vous entends capitaine !
- Demande déploiement de la nano-ruche ! Vite ! Mes hommes ont besoin d'un répit ! Déployez la nano-ruche !
- Je fais aussi vite que possible capitaine, tenez bon !
L'île et ses environ n'étaient plus que guerre et fracas. Au mont Suribachi, les forces du capitaine Kubayashi commençaient à perdre pied dans un torrent d'explosions défigurant le paysage. Ses hommes, désormais peut nombreux, savaient que leurs heures étaient comptées, mais leurs ordres étaient clairs.
Du côté de l'océan, la situation impériale était plus rayonnante. L'assaut surprise des Tsunamis et des forces aériennes démembraient la flotte alliée sans trop de difficulté.
À l'intérieur du cockpit de l'unique Hydroptère restant, les artilleurs alliés canardaient comme des fous pour tenter d'éliminer les attaquants impériaux.
- Korishi ! Descendez-moi cet hydroptère ! Ordonna le leader des Tsunamis.
- A vos ordres monsieur.
Korishi braqua en direction de l'hydroptère et chargea le canon automatique de son blindé. Il verrouilla son arme sur la cible et ouvrit le feu. Les impacts commencèrent à ouvrir la coque de l'hydroptère. A son bord l'équipage paniqua, à en oublier de tirer.
- Tire-nous de là Mick !
- Je fais ce que je peux !
L'hydroptère vira de bord et commença à tenter de s'échapper du feu roulant infliger par le Tsunami...en vain. Prit dans l'assaut furieux du soldat impérial, l'Hydroptère explosa sous les cris de joie des attaquants japonais.
A bord de son Tengu, Moody attaquait en piqué, sans relâche les Destroyers alliés, lesquels tiraient à vue sur les chars Tsunamis, en détruisant quelques uns sans trop de difficulté.
Il coupa la musique un instant et contacta le général Darkhand.
- Mon général, mon escadron inflige de sérieux dégâts et l'ennemi mais nous n'aurons pas assez de munitions pour défaire totalement l'ennemi, de plus les Tsunamis semblent en difficulté.
- Je sais colonel...je viens d'avoir un rapport. Je doute que nous arriverons à couler cette flotte avec nos effectifs actuels. Mais nous ne devons pas abandonner.
- Je sais bien monsieur.
A bord de l'Ackerman, Vince Warz plus énervé que jamais, termine sa discussion avec l'officier de transmission Eva.
- Puisque tout est opérationnel, ouvrez le feu !
- Bien monsieur. La frappe touchera la cible dans deux minutes environ.
- Excellent.
- Comment se passe la bataille monsieur ?
- Les forces impériales ont lancé un assaut surprise, mais même si les dégâts que nous subissons sont importants, je doute que nous soyons vaincus.
- Une bonne nouvelle s'il en est. Lança Eva avec le sourire
Des coups retentirent à nouveau sur la porte blindée derrière elle. Noriko sursauta en entendant cela: ce n'était qu'une question de secondes avant qu'ils ne lui tombent dessus. Malgré tout elle continua son travail et entra les données d'activation de la nano-ruche.
Elle avait l'impression que son coeur allait lâcher tant le stress lui affectait les sens. Elle rentra néanmoins le dernier code au moment où la porte derrière elle céda.
- Debout ! Hurla le pacificateur allié qui venait d'entrer dans la pièce, suivi par deux autres soldats.
Noriko ne comprenait pas un traître mot de ce que disait ce soldat, mais elle commença à se lever par souci de sécurité. L'écran devant elle indiquait “en attente de confirmation finale”. Les hommes de Kubayashi avait besoin d'elle, aussi en se levant elle fit discrètement passer un doigt sur la touche de validation.
L'ordinateur lança alors de sa voix mécanique.
- Séquence de déploiement nano-ruche initialisée.
- Qu'est-ce que tu as fais ? hurla le soldat allié
Cette dernière le fixa en souriant; peu importe la suite car elle avait accompli sa tâche.
- Colonel, le Destroyer n'en a plus pour longtemps ! Lança le pilote du VX jovialement.
- Excellent ! Continuez à tirer soldat, envoyez-le par le fond.
- A vos ordres ! Mais mon colonel...nous allons manquer de munitions.
- Tirez je vous dis !
Le VX vomissait sans fin une pluie de ses mini-missiles qui massacrait le Destroyer d'assaut allié, lequel commençait à prendre sérieusement du gîte. Quelque chose attira l'oeil du pilote dans le ciel, une intense lumière se dirigeait vers eux.
Colonel regardez ! Qu'est-ce que c'est que ça ?
Moody fit pivoter son Tengu et posa les yeux sur les sphères de lumière qui fonçaient dans le ciel.
- Mon dieu...le collisioneur...mumura-t-il.
Les tirs de l'arme alliée passèrent à travers le ciel, emportant trois Tengus dans leur sillage les faisant exploser purement et simplement, et foncèrent en direction de la zone d'impact.
A terre Kubayshi et ses hommes étaient exténués, la bataille était d'hors et déjà perdue...
Soudain la lueur des tirs du collisionneur allié apparut à Kubayashi, il vit également les soldats alliés devant lui se mettre à couvert.
- A couvert ! Hurla-t-il
Il vit ses hommes se dissimuler tant bien que mal dans la tranchée. Lui resta debout, les yeux rivés sur la lumière qui se rapprochait de plus en plus. Son regard lourd de colère ne pouvait se détacher de ces projectiles de mort. Les secondes s'écoulèrent, durant une éternité...
- Colonel ! Regardez !
Moody vit l'intense lumière se dégager d'Iwo Jima suite aux frappes du collisionneur. La lueur monta dans le ciel, blanche et aveuglante.
- Les fumiers...grinça-t-il pour lui même.
- Monsieur ! Nous sommes à sec. Les VX ne sont plus en mesure d'assurer un soutien efficace.
- Colonel Moody, ici le général Darkhand ! Répondez !
Légèrement perturbé par les événements Moody prit la communication.
- Je vous entends mon général.
- Que diable se passe-t-il ? L'île entière a été sécouée !
- Les alliés ont fait feu sur le capitaine Kubayashi avec leur arme “collisionneur”.
- Ce n'est pas vrai...
- La situation est plus que critique ici mon général ! Mes troupes manquent de munitions. Et votre division Tsunami est en train de se faire anéantir.
- Je sais colonel...J'accepte les suggestions.
- Je...
Au sol, la lumière se dissipa rapidement.
Kubayashi ouvrit les yeux que l'attaque lui avait forcé à fermer. Il fixait le sol de la tranchée, ne comprenant pas comment il pouvait avoir survécu. Il leva la tête en même temps que ces hommes et regarda vers le ciel. Tout autour d'eux ils pouvaient voir la bouclier protecteur de la nano-ruche. Les alvéoles bleutées parcourues de nanomachines les avaient protégés de l'incroyable puissance de l'arme alliée.
Peut-être l'Empereur veille-t-il sur nous malgré tout, murmura Kubayashi.
Néanmoins, l'onde de choc qui avait suivit l'attaque avait anéanti les sytème de communications. Le capitaine impérial et ses hommes étaient désormais seuls.
- Mon général quels sont vos ordres ?? lança une nouvelle fois Moody. Nous ne pouvons pas...
- Assez ! Combattez par tous les moyens colonel, tels étaient nos ordres de départ. Si nous devons tous mourir pour protéger l'Empire un jour de plus alors qu'il en soit ainsi.
Moody ne prit pas la peine de valider les ordres qu'il s'adressa à ses pilotes.
- Soldats, nos ordres sont de causer un maximum de dégâts à l'ennemi. Peu m'importe comment vous vous y prenez mais faites-le !
Il n'y eu aucune réponse dans le communicateur, mais il vit ses Tengus et certains VX continuer à arroser la flotte alliée. Les dégâts seraient élevés, mais cela ne saurait suffir.
- L'ennemi semble s'essouffler amiral. Lança l'officier de pont à Warz.
- Bien...j'aurais préféré sauver nos hommes plutôt que subir autant de pertes néanmoins.
- Monsieur ne...
L'officier de pont n'eut pas le loisir de finir sa phrase. Un rayon de lumière bleue découpa la l'océan en deux et vint frapper l'Ackerman. L'énorme navire craqua et se brisa en deux. Le pont se fracassa comme le Titanic en son temps, tandis que des explosions ravagèrent le navire.
Un second tir arriva et frappa à nouveau l'Ackerman. Le majestueux porte-avions s'ouvrit comme une noix et commença à sombrer lentement dans l'océan.
Moody, ses hommes, les survivants des Tsunamis et les soldats alliés retinrent leur souffle. Qu'était-ce ?
La radio du colonel crépita.
- Ici...ov...recev...us ?
Moody flanqua un coup de poing magistral à son communicateur.
- Veuillez répéter !
- Ici l'amiral Kilian Rouzov, me recevez-vous !
- Am...amiral ? Kilian c'est bien vous ?
- Absolument mon ami, je suis venu vous tirer de ce marasme.
- Vous ne pouviez pas mieux tomber mon ami.
La giga-forteresse impériale défiait l'horizon, la puissance de ses réacteurs faisant frémir l'océan en dessous d'elle. A bord de l'imposante machine l'amiral Rouzov trônait fièrement sur la passerelle. Son équipage, réduit, l'entourait aux commandes. Kilian se tourna en direction d'une jeune femme au teint pâle.
- Kyoko, visez le navire allié le plus proche et ouvrez le feu à volonté.
- A vos ordres monsieur. Fit-elle en inclinant la tête.
L'énorme forteresse volante pivota légèrement sur elle-même. La bouche béante de l'appareil se mit à vrombir et s'illumina. Une sphère de lumière bleue apparut à l'intérieure de celle-ci et un nouveau rayon traversa l'océan. L'attaque trancha le Destroyer de la même manière que l'Ackerman.
Moody n'en croyais pas ses yeux. Quel monstre était-ce là ?
De longues minutes s'écoulèrent où la fantastique machine de Rouzov décima à elle seule une grande partie de la flotte survivante. Néanmoins certains vaisseaux avaient réussi à prendre la fuite.
- Messieurs, dirigez-nous vers l'île immédiatement.
- A vos ordres ! Répondirent ensembles les pilotes.
La giga-forteresse avança lentement vers la terre d'Iwo Jima, escortée par les Tengus encore armés de Moody.
- Amiral, nous détectons des hostiles. Il semblerait que le capitaine Kubayashi soit toujours au prise avec l'ennemi.
Achevons le travail voulez-vous ?
- Reçu ! Pacification territoriale engagée.
Kubayashi s'effondra au sol, terrassé par la fatigue. Il tenta de se relever mais ses muscles refusèrent de supporter son poids. Il entendit néanmoins un son inconnu dans sa torpeur, un bruit sourd suivit d'un tremblement du sol.
- Mon capitaine. Quelque chose est en train de tailler les alliés en pièce ! Clama un guerrier impérial.
Kubayashi tenta une nouvelle fois de se relever, mais cette fois soutenu par un de ses hommes surement aussi fatigué que lui. Il posa les yeux par-dessus la tranchée et eut une vision de désolation. Quelque chose avait anéanti de nombreux alliés.
- Feu ! Hurla Rouzov sur la passerelle.
Le rayon frappa une nouvelle fois la terre d'Iwo Jima...