Dans les profondeurs des ténèbres, il y a toujours cet air malsain qui plane dans l´atmosphère, ce même air qui effraie quiconque qui défie les ombres obscures… Cet air qui corrompt les esprits faibles pour les retourner contre les siens, les manipuler, les utiliser… Toutefois, ce n´est pas le cas des rares esprits lucides, ceux qui, les yeux ouverts dans l´obscurité totale, peuvent voir à travers cette ombre opaque qui aveugle ceux qui s´y perdent… Je fais part de mes mémoires dans ce journal, car il me faut confesser mes actes. Je ne suis pas la justice incarnée, je ne suis pas un justicier… Je suis la vengeance, rouge comme le sang, qui punit les traitres. Je suis celui qui rétabli l´équilibre dans ce monde sauvage… Je suis… un fantôme.
Mémoires du Vengeur Rouge
Quelque part au Brésil, situé dans une base du Nod à Rio de Janeiro,
Les soldats de la patrouille Alpha finirent leur tour pour une nouvelle fois. Ils étaient 3 à marcher tout le long de la ville, surveillant le moindre mouvement suspect de la part du GDI, tapie dans l´ombre, ou tout du moins, ce qu´ils croyaient. En vérité, le GDI venait de se faire battre, mise à la porte de la ville il n´y a pas moins de 2 jours de ça. Les 3 soldats n´étaient là que pour s´assurer qu´aucune menace restante ne pouvait survenir de nulle part, afin de contre-attaquer le Nod qui a pu s´implanter en ville. Nasimento, Bernardo et Gabriel traversèrent les favelas, qui grouillaient de mutants et de “ sans-abri fixes ”, les SDF, tout en faisait attention à ne pas tomber sur une embuscade du GDI. Depuis 2 jours, c´était le calme plat. Cela ennuyaient les 3 hommes, qui cherchèrent un peu d´action dans ce moment de calme, malgré la lourde bataille qui a suivi pour parvenir à conquérir la ville Brésilienne, qui implique un énorme avantage stratégique en Amérique du Sud.
Seulement, voilà, les 3 hommes commençaient à s´emmerder rapidement, car depuis 2 jours, ils faisaient le tour de la ville sans tomber sur un véritable danger quelconque. Malgré cela, leurs supérieurs avaient été clairs; Il fallait continuer les patrouilles le plus longtemps possible. Rio de Janeiro était une étape cruciale dans la guerre du tibérium, il fallait rester prudent le temps qu´une base avancée du Nod puisse s´installer, et prendre le contrôle total de la ville. Ils essayèrent alors de se trouver quelque chose de divertissant, auquel ils cherchèrent réponse dans les favelas, loin des regards indiscrets de leurs confrères.
Nasimento : “ Bon sang, elle doit bien être quelque part… ”
Bernardo : “ Tu étais trop en manque, mon vieux… Tu penses vraiment que t´ai pu voir une fille, ici, dans le trou du cul du monde ? ”
Gabriel : “ Apparemment, ça doit lui rappeler les favelas de sa ville, à Brasilia. N´oublie pas que Monsieur est de la capitale ! Là-bas, les favelas sont remplies de jolies filles prêtes à s´envoyer en l´air avec n´importe qui ! ”
Nasimento : “ Ta gueule, Gabriel ! Je sais ce que j´ai vu ! Si vous ne me croyez pas, vous pouvez dégager, y´a rien qui vous oblige à me suivre ! ”
Gabriel : “ T´énerve pas, l´ami. Tant qu´à faire, on a rien de mieux à faire que de te suivre. Au moins, si jamais on confirme que tu imagines des filles ici, on pourra se foutre de ta gueule, ça nous fera rire un bon coup. Haha ! ”
Nasimento : “ Non mais écoutez-le ! Je vais te-… ”
Bernardo : “ CHUT ! Taisez-vous ! J´ai entendu un bruit… ”
Gabriel : “ Merde, moi aussi ! D´où ça vient ? ”
Les 3 soldats se mirent en position de défense, assurant leurs arrières pour ne pas tomber dans un éventuel piège. Nasimento prit la marche en premier, guidant ses 2 compagnons vers le lieu d´où provenait le bruit. Cela venait d´une cabane de bois pourri, entouré d´ordures comme toutes les autres cabanes de la favela. Les 3 hommes étaient maintenant devant la porte, prêt à surgir à l´intérieur. Nasimento se mit en avant, Bernardo à la droite et Gabriel à la gauche. Ils comptèrent à 3.
Gabriel : “ Un… ”
Bernardo : “ Deux… ”
Nasimento : “ TROIS !!! ”
D´un coup de pied, Nasimento fracassa la porte pourri et rentra à l´intérieur en gueulant de toutes ses forces, Bernardo et Gabriel le suivant de près. Équipé de lampe sur leur fusil d´assaut, ils n´avaient aucune difficulté à distinguer ce qu´il y avait à l´intérieur de la cabane, privé d´électricité comme toutes les cabanes de la favela. Ils se calmèrent aussitôt, après s´être rendu compte que le bruit n´était pas ce qu´ils pensaient, et qu´il s´agissait de ce qu´ils cherchaient depuis le début. Un sourire malsain se dessina sur leurs visages.
Gabriel : “ Oh oh oh ! AU final, tu avais raison, Nasimento ! On est tombé sur un beau colis ! ”
Nasimento : “ Je te l´avais dit, espèce d´empoté ! Je n´avais pas imaginé la fille que j´ai vue hier, avant de retourner à la base. Je savais qu´elle se cachait dans les alentours ! ”
Bernardo : “ Héhéhéhé… Peu importe ! C´est moi qui l´ai trouvé en premier, c´est donc moi qui me l´a fait en premier ! ”
Nasimento : “ Bon, ok, c´est assez juste, tant que Gabriel soit en dernier. ”
Gabriel : “ Hey ! Bon tant pis, elle aura la meilleure part en dernier ! Héhéhé ! ”
Jeune fille : “ Pitié, je vous en supplie ! ”
Bernardo : “ Ah non, pas de pitié ! Tu la fermes et tu vas gentiment enlever tes sales vêtements, sinon, je te les arrache ! ”
Jeune fille : “ AU SECOURS ! À L´AIDE ! ”
Nasimento : “ Putain, mais tu vas arrêter de crier, oui ? Personne ne viendra t´aider ! Qui oserait venir perturber 3 soldats dans leur patrouille ? Maintenant, écarte tes jambes ! ”
Bernardo : “ Bon, allez, je m´impatiente ! Je vais te montrer, moi ! ”
Gabriel : “ Allez, plus vite ! Vous êtes long, les mecs ! ”
Nasimento : “ Ta gueule, Gabriel ! Mais il a raison, fais vite, Bernardo ! ”
Bernardo ne les fit pas attendre plus longtemps que ça. Il prit la jeune demoiselle par le cou, la levant comme si elle ne pesait presque rien, et la jeta sur une table où jonchaient de la vaisselle insalubre, dont leur origine pouvait être remise en question, car posséder de la vaisselle dans une cabane située dans les favelas, ce n´était pas rien. D´ordinaire, on ne possédait pas de couvert pour manger ce qui pouvait se manger. La respiration de Bernardo se fit de plus en plus lourde, plus rapide, plus intense, jusqu´à l´exaltation. Il arracha les quelques morceaux de tissus qui recouvraient la jeune fille, une adolescente vu son âge, avec une telle vivacité, et la contempla comme un morceau de viande, prêt à la dévorer tout crue.
Bernardo : “ Eh ben… Pas mal, pas mal, pour une fille de ton âge… De jolis petits seins, du poil sur le pubis… Typique d´une fille des favelas… Maintenant, voyons voir… Oh oh oh ! Jackpot ! Messieurs, nous sommes tombés sur une perle rare ! La petite est encore vierge ! ”
Gabriel : “ Wouah, putain ! C´est rare, ça ! Bon, maintenant, fais lui goûter ta saucisse ! Qu´elle se rende compte de quoi elle a manqué en restant chaste, hahaha ! ”
Bernardo : “ Avec plaisir ! ”
Jeune fille : “ NOOOOOON ! ”
Soudainement, sans crier gare, une autre personne entra à l´intérieur de la cabane, ne faisait aucun bruit et sans même se précipiter vers les cris de la jeune fille. Il resta là, à observer les 3 hommes, qui ne prêtèrent attention à ce dernier que lorsqu´ils sentirent que quelqu´un les observer en silence.
Nasimento : “ Woah, oulà ! Merde, on a attiré l´attention… ”
Gabriel : “ Arf, putain… Bon, ok mec, vu que t´as pu trouver cette place, je suppose que tu veux te joindre à nous… ”
Bernardo : “ Ah non, fais chier, qu´il aille s´en trouver une autre ailleurs. On était là les premiers ! Merde, j´ai même pas commencé, putain ! ”
Inconnu : “ Et tu ne commenceras jamais… ”
Les 3 soldats se retournèrent, afin de mieux observer celui qui venait de prendre la parole. Il n´était pas singulier, car on pouvait voir qu´il ne portait pas un uniforme régulier du Nod, mais une armure aux ornements étranges, avec une longue cape rouge vif. Le plus particulier était sur son visage, puisqu´il portait un masque qui faisait ressortir ses yeux. Néanmoins, ce n´était pas des yeux comme les autres. En fait, on pouvait apercevoir que c´était des lunettes, formant un regard en colère, de la même couleur que la cape. La peur se lisait un peu plus sur les visages des 3 hommes.
Nasimento : “ Bon sang… Qui t´es, toi ? Je t´ai jamais vu avant… ”
Inconnu : “ Mon identité ne recèle aucune importance… Seul mon but compte, c´est tout ce qui importe. ”
Gabriel : “ Mais enfin, de quoi tu parles ? Hey oh, réponds à sa question ! Qui tu es, toi, merde ?! ”
Inconnu : “ Pourquoi vouloir me connaitre, quand vous allez tous les 3 mourir ? ”
Bernardo : “ Attends, quoi ?! ”
Nasimento : “ Ce type est barjot… Mais il est seul, et on est 3… Tu penses avoir une chance ? ”
Inconnu : “ Les nombres n´ont pas d´importances, seul compte votre volonté. Apparemment, vous désirez vous éprendre de cette pauvre demoiselle sans défense, comme des lâches… Pathétique, surtout de la part des soldats du Nod… ”
Gabriel : “ Non, mais vous l´avez entendu, ce connard ? Bernardo, laisse la fille de côté, on va se faire ce p´tit merdeux en premier ! On n´insulte pas impunément les soldats du Nod sans en avoir payé le prix ! ”
Bernardo : “ Raaaah, fais chier ! Non, je refuse ! J´ai déjà baissé mon pantalon, merde ! Vous 2, occupez-vous de lui, et quand vous en aurez fini, je vous laisserez la fille. Il est seul, comme tu l´as dit, Nasimento. Alors, défoulez-vous sur lui en attendant. ”
Nasimento : “ Tu sais quoi ? Je vais le faire avec grand plaisir… Tu vas le regretter, connard ! Allez, viens, Gabriel ! ”
Gabriel : “ Surtout, vas-y pas trop fort ! On veut un peu de viande fraicheur après avoir corrigé l´aut´ con, alors, ménage toi bien, Bernardo. ”
Bernardo : “ C´est ça, c´est ça… ”
Inconnu : “ Il n´en aura pas l´occasion, malheureusement… Vu les circonstances, je ne pourrais pas prendre mon temps avec vous, bandes de larves, c´est bien dommage… Tant pis, mais le devoir me l´oblige… ”
L´inconnu à armure exorbitante dégaina une épée, aiguisée d´une fine lame en argent, très mince. Celle-ci brillait de mille feux, avec la clarté de la lune qui reflétait sur la lame, provenant de l´entrée dont la porte fut défoncée par Nasimento. L´inconnu ne broncha pas, il ne se précipita pas vers ses adversaires, mais prenait plutôt son temps, malgré l´urgence de la situation. Il savait qu´il n´aurait eu aucun mal à se débarrasser de ces vermines, ces parasites qui, pour lui, grugeaient le Nod de l´intérieur, avec de telles pratiques. Il se devait de faire le “ ménage ” des troupes, et il allait donner l´exemple. D´abord à ces 3-là, ensuite, au reste du monde…
Nasimento et Gabriel pointèrent leur arme vers l´inconnu, mais avant même qu´ils puissent faire quoi que ce soit, l´inconnu prit un pas rapide, très rapide, pour se déplacer sur le côté. D´un coup, il trancha le poignet de Gabriel, qui se trouvait à proximité. Ce dernier cria de douleur, après avoir perdu sa main gauche, et se pencha sous la douleur, tandis que Nasimento, troublé par ce qu´il venait de voir, tira une salve en direction de l´inconnu. Celui-ci ne fit que se pencher sur le côté, sans se soucier que les balles filèrent juste à côté de lui, dont l´une d´entre elles toucha sa cape. Il donna un coup de pied violent contre Gabriel sur sa tête, l´écrasant face à terre, le sang éclaboussant sur le sol et sur les bottes de l´inconnu. Il prit ensuite un élan, et bondit vers Nasimento, l´agrippant sur son con avec sa main libre, puisque l´autre main tenait son épée. Celle-ci se dirigea dangereusement vers l´abdomen de Nasimento, qui sentit la lame froide transpercer ses organes intérieurs. L´épée traversa lentement le dos, jusqu´à ressortir de l´autre côté du corps de Nasimento, dont ce dernier trembla pendant quelques secondes, les yeux affichant de plus en plus un regard vitreux, et le sang coulant abondamment de sa bouche. L´inconnu lâcha prise Nasimento, se tournant en direction de Bernardo, qui fut traumasité de voir ses 2 compagnons mourir d´une manière brutale. Bien sûr, Gabriel n´était pas totalement achevé, mais l´inconnu corrigea rapidement ce détail, en se retournant rapidement vers Gabriel, pour lui enfoncer son épée dans sa boite crânienne. Après être mort sur le coup, Bernardo comprit qu´il devait fuir ce lieu le plus vite possible, pour alerter la base. Il se rendit compte aussitôt qu´il n´avait pas remis son pantalon, l´inconnu ayant assailli ses compagnons d´armes à une vitesse foudroyante. Même la jeune fille, dénudée, resta sur les lieux, horrifiés de voir 2 hommes mourir par un seul homme, armée d´une simple épée. L´inconnu profita de ce moment d´interpellation pour agripper le cou de Bernardo, pour sortir de la cabane. Il se tourna vers la fille pour lui dire ceci :
“ Je suis désolé… J´aurais voulu éviter de montrer ceci… Tiens, je t´offre ceci. Ce n´est pas grand-chose, mais j´ai pu t´éviter une catastrophe. C´est le plus important, je pense, selon moi. ”
Il lui tendit un paquet, qu´il portait sur son dos. La fille le prit, non sans peur, puisqu´elle ne savait pas si cela pouvait être un piège. C´était normal, car après tout, un inconnu sortit de nulle part, qui abordait une armure proche des troupes du Nod, s´est mis à tuer ses propres confrères avec une telle froideur et un professionnalisme sidérant. Cependant, elle lui était reconnaissante de l´avoir sauvé d´un viol, ce qui était très rare ces temps-ci. En temps de guerre, les justiciers et les héros se faisaient rare, très rare même. Qui pourrait prendre le temps de s´occuper d´aider les civils dans les périodes de conflit, surtout lorsque les conflits prenaient une envergure mondiale, comme les guerres du Tibérium. Or, elle venait d´être témoin d´un acte d´héroïsme, dont elle était celle dont la vie était en danger. Après avoir déchiré l´emballage qui recouvrait le paquet, elle sourit, lorsqu´elle découvrit que c´était des vêtements neufs, et très chics pour une fille de son statut.
Jeune fille : “ Merci… Merci beaucoup, étranger… Comment t´appelles-tu ? ”
Inconnu : “ Je n´ai pas de nom. ”
L´inconnu sortit de la cabane, laissant la jeune fille s´habiller de ces nouveaux vêtements, sobre et sans signe militaire quelconque, ce qui amenait à croire que l´inconnu n´était pas un partisan des 2 groupuscules, à savoir le Nod ou le GDI. Bernardo était toujours en train d´étouffer, son cou toujours agrippé à la main de l´inconnu. Il était traumatisé de la force surhumaine dont ce dernier faisait preuve, puisqu´il le tenait en l´air pendant un assez long moment sans rechigner ni fléchir sous le poids du soldat. Lentement, l´inconnu marcha quelque pas en dehors de la cabane, pour se retrouver sur le sentier dont la patrouille alpha, désormais réduite à une unité, avait emprunté pour effectuer leur patrouille, afin que tous puisse voir le châtiment réservé aux lâches comme Bernardo.
Inconnu :“ À présent, je vais lancer un message aux populations opprimées de cette Terre… Tu seras le premier à goûter à mon courroux de manière publique. Ta punition sera telle, afin que les gens puissent comprendre qu´ils ne sont plus seuls. Le GDI est trop occupé à défendre ses positions stratégiques dans le monde pour leur prêter attention, tandis que le Nod les acharnent avec de la propagande au sujet de Kane et du bienfait du Tibérium, alors qu´on sait que cette substance mortelle nous conduira à notre perte… Aucun des 2 camps ne prends position sur les civils, c´est pourquoi, moi, je le ferais. Je ne le fait pas pour un ordre ou un idéal, mais pour la vengeance du sang coulé par les vôtres et ceux du GDI. Prépare-toi, soldat de la Confrérie du Nod… ”
Bernardo : “ Mais… mer…de… Qui… es-tu ? ”
“ Je n´ai pas de nom… Je ne suis que la vengeance du peuple, qui s´écoule par le sang… Je suis… ”
L´inconnu tendit son épée vers l´arrière, pour ensuite l´enfoncer profondément en direction de l´abdomen de Bernardo, qui laissa filer un léger cri de douleur, léger puisqu´il ne pouvait respirer complétement avec la main qui l´agrippait lourdement sur son con. L´épée traversa lentement le corps de ce pauvre Bernardo, qui comme pour son collègue, trembla et fit coulait le sang de sa bouche de la même manière. Juste après avoir relâché le corps inerte, il continua le reste de sa phrase :
“ Le Vengeur Rouge ! ”
Il resta immobile, le sang du corps de Bernardo qui coulait à flot par terre, son épée dégoulinant du sang frais à sa droite. Les gens commencèrent à sortir de leurs habitations, curieux d´avoir vu un tel spectacle par ce “ Vengeur Rouge ”. La jeune fille de tantôt, fraichement habillé de ses habits neufs, sortit pour voir ce qui se passa, comme tous ceux qui l´ont devancés. Le Vengeur Rouge essuya son épée de manière tranquille, sans porter attention à l´attroupement qui se regroupa autour de lui. Les gens se posèrent pleins de questions, dont la jeune fille, sur ce personnage intriguant. Qui était-il ? D´où venait-il ? Comment savait-il pour la patrouille alpha ? Pourquoi avoir sauvé cette jeune fille ? Tant de questions qui importaient peu pour le Vengeur Rouge. Seul comptait la vengeance du peuple, et rien d´autre. Alors qu´il s´apprêtait à quitter les lieux, la jeune fille s´agrippa à son bras, afin de lui dire ces quelques paroles.
“ Attends ! Ne pars pas ! Je t´ai remercié, mais je ne t´ai pas dit mon nom. Je m´appelle Monica et… ”
Le Vengeur Rouge l´interrompit avec un geste de la main, enlevait sa main de son bras, et partit sans se retourner. Monica comprit que cet homme ne cherchait pas à se faire des amis, ni à recevoir des louanges. Elle savait cependant que ce n´était pas la dernière fois qu´on entendra parler du Vengeur Rouge. C´était loin d´être le cas. En attendant, le Vengeur Rouge prit son chemin vers des horizons au large des favelas, laissant comme seule image sa longue cape rouge flottait au vent. Il disparut aussitôt après, marquant une nouvelle ère dans la seconde guerre du Tibérium.