Sign in to follow this  
Yury_300

FICTION - Molock et Shadow, LES SECRETS DU PASSÉ

10 posts in this topic

Molock et Shadow: SECRETS OF THE PAST




Chapitre 1 : Molock



Une nuit claire et tranquille, comme les autres… Sauf que ce ne fut pas le cas, pas pour les deux soldats du GDI qui couraient pour leur vie. Ils couraient, mais ils couraient à une allure folle, comme si un démon les avait effrayés. Malgré leur essoufflement, ils arrivaient à tenir la cadence pour ne pas se faire rattraper. Rattraper, oui, mais par qui… ou quoi ? C´est un mystère, que même eux ne peuvent élucider. Pour le moment, ils devaient courir pour leur vie. Il n´y avait pas de temps à perdre, c´était la vie ou la mort, ou pire encore…

Tout cela commença alors que les deux soldats étaient encore dans le groupe de débarquement de l´escouade Alpha du 33e escadron des Griffes d´Acier, chargé de chasser les fanatiques du nouveau culte Nod-Soviétique. En effet, depuis la Seconde Guerre du Tibérium, un nouveau groupuscule du Nod a fait apparition et mena la vie dure au GDI, dirigé par un mystérieux fanatique qui a ressorti une ombre jusqu´alors éteinte, celle du communiste soviétique. Personne ne savait qui il était, ni même comment il avait réussi à se créer une nouvelle branche au sein du Nod. La seule information possible que le GDI ait pu obtenir fut son nom de code, étrange comme le reste : MartinMB. Un nom de code certes étrange, qui ne veut rien dire dans les rangs du Nod ni même auprès de l´armée soviétique. Les renseignements du GDI avaient beau chercher l´origine de ce nom de code, et de son porteur, rien n´a été trouvé jusqu´à maintenant.


Le danger était donc là, un nouveau groupuscule Nod, qui tentait de ramener un vieux spectre du passé que tout le monde oublia et dont personne ne veut se rappeler. Cependant, les Griffes d´Acier ne voulait pas laisser les “ Soviet-Nod ” avoir la main mise sur la Confrérie, pas avec une brève victoire qui leur coûta beaucoup de ressources, tant matérielles qu´humaines. En effet, La 2e guerre du Tibérium avait son lot de mort dans chaque camp, bien que le Nod ait le plus de perte depuis la disparition de Kane, encore une fois. Alors que tout le monde croyait que la guerre se serait terminée avec la tête de Kane arraché à son corps et mis en trophée de chasse sur le Kodiak, Il ne n´en fut pas ainsi, non,  vu que son corps disparut une fois de plus. Pourtant, Mc Neil, le héros de la guerre, s´était assuré de l´assassiner pour sauver Umagaan et le Tacitus. Mais même après pris le corps de Kane pour confirmer sa mort, au moment où il fut déposé dans le Kodiak, il se volatilisa sans laisser de trace. Un mystère après tant d´autres, et toujours aucunes réponses… Cela enrageait le commandement central du GDI, qui ne voulait plus se faire prendre une fois de plus par la Confrérie du Nod.


Revenons aux deux soldats, Cristóbal Suazo et Alberto Finschi Rivas, 2 braves recrues venant de la base aérienne GDI de Santiago, au Chili, la plus importante en Amérique du Sud. Elle était la base qui comptait les meilleurs orcas de transports en Amérique, au vu de la maitrise des chiliens sur la conception des hélicoptères, ce qui marqua l´attention du GDI pour la supériorité aérienne de leur armée, vitale pour gagner une guerre. Les deux recrues ainsi que leur escouade devait, en tant que 33e escadron, trouver des réponses sur le groupuscule Soviet-Nod. Le manque d´information était suspect, au vu des services de renseignements du GDI très développés qui fut capital pour la victoire de cette guerre mais qui n´arrivait jamais à trouver ne serait-ce qu´une information concernant les Soviet-Nod et leur dirigeant MartinMB. Il y avait 2 choix possibles : Le premier serait que des traitres au sein du GDI cacherait des informations afin de ne pas dévoiler les futurs plans du Nod, bien que cette idée ne soit pas réaliste au vu que le Nod avait perdu la guerre et que les vérifications des troupes et du personnel au sein du GDI étaient très strictes, voir même draconienne. Ce fut une critique apporté au GDI, bien que les Nations Unis pouvaient comprendre le raisonnement derrière cette vérification. Après tout, le Nod était spécialisé dans le sabotage et l´espionnage, ce qui pouvait susciter de l´inquiétude au sein du GDI. Dès lors, le GDI entreprit des actions rapidement pour ne plus se faire prendre par surprise par le Nod, et ainsi, assurer qu´aucun traître ne puisse infiltrer les rangs. Ce qui laissa un autre choix pour le manque d´information : Un mystérieux “ personnage ” qui devait s´assurer qu´aucune information ne puisse être filtrée au sein du GDI, quel que soit la méthode employée.


Ce personnage, ou même cette chose, dont personne ne sait de qui ou quoi elle s´agit, avait pour but d´éradiquer toute fuite d´informations vitales, incluant de faire disparaitre les soldats et les éclaireurs du GDI. Voilà à quoi était attribué le 33e escadron des Griffes d´Acier, chargé de trouver cette entité et trouver un moyen de l´éliminer, ou si possible, de le capturer vivant. On ne savait pas si c´était faisable, mais le GDI voulait des résultats concluants, et un autre échec. Cristóbal et Alberto en étaient conscients, comme tout le reste de leur escouade, le groupe Alpha, qui était envoyé en première ligne vers la dernière localisation de la disparition des unités d´éclaireurs, en Amérique du Nord. Ces éclaireurs avaient su trouver une chose avant de disparaitre, mais ils n´avaient pas réussi à pouvoir envoyer l´information au bon moment. Ce genre d´initiative fut recensé un peu partout sur la planète, ce qui releva de l´inquiétude pour le commandement central du GDI. Leur interrogation était sur le déplacement rapide de ces actions un peu partout dans le monde : Comment pouvait-on éradiquer autant d´unités d´éclaireurs aussi rapidement et être à l´autre bout de la planète quelques heures plus tard sans se faire repérer par les satellites ultrasophistiqués du GDI, qui était spécialisé dans ce domaine. Ils devaient chercher la source de ces mouvements qui glaçait le dos des supérieurs du GDI, car jamais on a pu observer un tel progrès technologique aussi avancé chez le Nod, et personne chez la Confrérie ne savait de quoi il s´agissait, ce qui voulait dire que ce groupuscule était autonome au sein de la Confrérie. Quoi qu´il puisse s´agit, cela devait s´arrêter impérativement pour le GDI.


Ainsi, Cristóbal et Alberto étaient prêts les 2, attendant patiemment d´arriver à leur destination. Pour se passer le temps, il discutait entre eux sur ce qui allait se passer plus tard :
Cristóbal : “ Mierda, j´ai quand même les boules, mec ! Si jamais on tombe sur un de ces foutus mutants… ”
Alberto : “ Arrête un peu de faire ta lopette ! T´as pas ramassé tes bolas (couilles) avant de partir ? On est des soldats, pas des poules mouillées ! ”
Cristóbal : “ Mouais, bah toutes ces conneries sur cette cosa (chose) me rassure pas du tout ! On parle de je ne sais quoi qui te chope, te tue et hop, te fait disparaitre sans laisser de traces ! ”
Al. : Puta de mierda ! (Putain de merde) Ressaisis-toi un peu, mon p´tit compañero ! (bonhomme) On est des soldats ! Combien de fois faut que je te le répète ? Dès qu´on trouve ce qui fait toutes ces conneries de merde, on va te lui péter sa gueule, tu vas voir comment ce sera amusant ! ”


Cristóbal ne préférait pas répondre sur ce que son compagnon d´armes venait de dire. Il est de nature calme et patient, bien que tout ce qui avait attrait de bizarre et effrayant lui foute un peu la chair de poule. Il a un côté superstitieux et crois sincèrement que le Tibérium est une malédiction de Dieu pour punir l´humanité de leur égarement contre la religion. Alberto n´était pas de ce genre-là, il était plutôt l´inverse de Cristóbal. De nature bagarreuse et intimidante, ce brave bougre voulait à tout prix briser le plus de crânes possibles auprès du Nod. Il ne croyait pas aux trucs superficiels, et ne pensait pas que le Tibérium soit le fruit du destin, comme l´affirmait Kane ou Cristóbal. Il pensait seulement que la météorite avait malencontreusement percuté la Terre, alors qu´elle aurait pu passer à côté et ne jamais venir sur Terre aussi. Il était allergique à tout ce qui touchait la religion, c´est pourquoi il rejoignait le GDI tout comme son ami Cristóbal. Les 2 étaient d´accord sur un point commun : Le Tibérium devait être éradiqué à tout prix de la Terre. Plus le Tibérium progressait sur Terre, plus la planète devenait de moins en moins habitable. Ce que le Nod affirme comme leur clé de leur rédemption, le GDI le voit plutôt comme un virus en train de détruire petit à petit l´écosystème mondial.


Alors qu´ils allaient reprendre la discussion, ils entendirent une parole émaner des haut-parleurs situés dans la soute de transport.
H-P : “ Attention ! Nous arrivons à la destination dans moins de 5 minutes ! Escouade Alpha, préparez-vous pour l´atterrissage ! ”

Ils se levèrent de leur banc pour agripper les barres de métal au-dessus d´eux afin de ne pas ressentir trop de mouvements brusques. Ils étaient déjà armés, fusil d´assaut accroché à leur dos, casque les protégeant des radiations toxiques du Tibérium à la tête, leur armure qui offrent une protection supplémentaire contre les balles ennemis. L´orca s´apprêtait à atterrir proche de la métropole de Montréal, dans un boisé proche de la ville, situé aux alentours du Lac Louisa. Les moteurs du transport Orca vrombissaient dans l´air, afin d´effectuer la manœuvre d´atterrissage. Doucement, les rotors se déplaçaient à la verticale et le transport aérien commençaient à atterrir vers une surface plate, sans encombre qui gênerait le déploiement des troupes. Les autres escouades Béta, Charlie et Delta devraient arriver sous peu, il était donc de la responsabilité de l´escouade Alpha de faire une reconnaissance des lieux avant de confirmer la sécurisation du lieu.


L´escouade Alpha était constituée d´une dizaine de soldats, 2 VBT et une unité Wolverine. Le porteur Orca avait réussi son atterrissage, et ouvrit son sas pour laisser sortir les unités à l´intérieur. Lorsque Cristóbal et Alberto sortirent de l´Orca, ils découvrirent le Canada pour la première fois, tout comme le reste de l´escouade. Ils étaient fascinés de voir que la place n´était pas si affectés par le Tibérium, bien qu´il soit également possible que le Nod est pu le récolter pour financer l´une de ses bases cachées en Amérique du Nord. Après avoir sorti toutes les unités, le transport Orca se mit à redécoller pour rejoindre la base aérienne de Santiago, en passant par une base annexe aux États-Unis pour refaire le plein de kérosène. Tandis que l´escouade Alpha se mettait à observer les alentours, l´un d´entre eux, leur officier en charge, se mit à dicter les ordres.
Officier : “ Bon, messieurs ! On n´a pas de temps à perdre, nous devons faire une reconnaissance des environs avant que le reste des troupes arrivent ! On a au maximum une heure avant leur arrivée ! Cristóbal ! Alberto ! Vous 2, vous allez me faire une patrouille dans ce boisé pour signaler toute présence d´ennemi ! Je ne veux pas que les troupes du Nod soient alertés par notre arrivée, faites en sorte d´éliminer tous ceux qui peuvent être susceptible de signaler notre présence ! Essayez aussi de me chercher un  champ de Tibérium, nous aurons bientôt la troupe Charlie qui arrivera avec un VCM pour établir un avant-poste dans cette région ! GO ! ”
Cristóbal et Alberto à l´unisson : “ Sí señor! ” (Oui monsieur !)


Les deux hommes se dirigèrent vers le boisé, laissant le reste de l´escouade Alpha faire un topo sur ce qui allait se passer après leur retour. Ce que l´escouade ce savait pas, c´est que pendant tout ce temps, “ l´entité ” mystérieuse qui s´était débarrassé des anciennes unités éclaireurs locales les avait observés. De ses deux yeux sanglants qui s´illuminaient dans la pénombre de la forêt, elle attendait avec joie l´arrivée de nouvelles “ viandes fraîches ”. Elle n´avait plus qu´à attendre que les 2 soldats arrivèrent vers elle pour commencer à jouer avec eux…

Tandis qu´ils pénétraient dans le boisé, Cristóbal ne put s´empêcher d´exprimer son  inquiétude sur l´ordre que son supérieur lui avait ordonné.
Cristóbal : “ MIERDA ! Ils nous envoient tous les 2 seuls en esto (là-dedans) ? Mais il est loco (fou) ou quoi ?! ”
Al. : “ Tu peux me faire plaisir, et fermer TA GRANDE GUEULE ?! Sérieux, tu commences à me briser les bolas ! ”
Cristóbal : “ Tiens, c´est l´autre qui me dit si j´avais pas ramassé les miens avant le départ. En fait, Alberto, je me demande si tu te rends pas compte que notre jefe (chef) vient de nous envoyer à nuestra muerte (notre mort) !
Al. : “ Â¿Y después? (Et alors ?) Combien de fois je vais te le répéter dans ta petite tête de con, ON EST DES SOLDATS ! SOL-DA-DOS (Soldats) ! On sait qu´on peut se faire tuer à n´importe quel moment, même ici ! Alors, ferme-là et suis-moi ! ”
Cristóbal : “ Eh oh, espérame ! (attends-moi) ”
Alors qu´Alberto prit un pas plus rapide, Cristóbal se mit à le rattraper jusqu´à ce qu´il entendit un bruit autour de lui. Inquiet, il s´arrêta pour observer d´où venait le bruit alors qu´Alberto se mettait à lui crier dessus.
Al. : ALLEZ, Cristóbal !  Vente ! (Amène-toi !) ”


Cristóbal reprit le pas de course, sans ignorer ce bruit malsain, dont il était certain de ne pas l´avoir imaginé. Ce qu´il ne doutait pas, c´est que ce n´était pas l´entité mystérieuse qui l´avait fait, mais un petit lièvre qui se mettait à fuir. Même les animaux fuyaient ce qui allait suivre…

L´entité, perchée sur une branche d´arbre, les yeux grands ouverts vers ses futures cibles, se mettait à ricaner tout doucement. Elle tendait son bras vers l´arrière de sa tête, là où elle pouvait rejoindre le menuki de son sabre. Tout doucement, elle se mettait à le retirer de son fourreau. Délicatement, elle se mettait en position d´attaque, attendant que les 2 pauvres victimes arrivent vers le lieu de prédilection. Cristóbal commença à s´essoufflait, tandis qu´Alberto ralentissait la cadence pour permettre à son camarade de le rejoindre sans trop être fatigué. Bien qu´une certaine animosité anime ces deux-là, ils ne restaient pas moins de très bons camarades qui se soutiendrait dans n´importe quel moment. Jusqu´à maintenant…


Au moment où ils atteignirent l´arbre où était perchée l´entité, masqué par la noirceur de la forêt en pleine nuit, elle sauta directement en bas de l´arbre. Sans se blesser, elle prit par surprise les 2 soldats, ne s´attendant pas à un tel événement.

Cristóbal : “ WOAH ! ”
Al. : Puta ! Enfin, c´est quoi ce bordel ? T´es qui, toi, pour avoir fait une chute de 10 mètres ?! ”
Les deux soldats se mettaient en position défensive, leur arme braquée vers l´entité. Doucement, l´entité se mettait à relever la tête pour observer qui avait le malheur de passer sur un de ses territoires. On pouvait voir une angoisse sur le visage des soldats, lorsqu´ils remarquèrent les yeux ensanglantés de la personne.
Inconnu : “ Aaaahhh ! Alors, on nous envoie des latinos ! Ben tin ! Ça me tentait de faire un barbecue mexicain à soir ! ”

Aucun des 2 soldats ne comprenaient ce que l´inconnu venait de dire, puisqu´il parlait une autre langue que l´anglais ou l´espagnol. Ils se jetaient un vite coup d´œil, et passèrent à l´offensive.

Cristóbal : HEY, YOU ! We are from the 33rd squadron of the Steel Talons. You are under arrested and you will follow us ! We´ll take you for interrogation ! NOW, MOVE ! ” (EH, TOI ! Nous sommes du 33e escadron des Griffes d´Acier. Tu es en état d´arrestation and tu vas nous suivre ! On t´amène pour interrogatoire ! MAINTENANT, BOUGE !)
Al. : “ Bien hecho, amigo ! (Bien joué, vieux !) ”
Hormis le fait que Cristóbal était parfaitement bilingue, cela n´avait aucun effet sur l´inconnu. En fait, cela lui faisait rire à grand éclat.
Inconnu : AHAHAHAHAHA ! Oh god, really ? Well, look at me now ! I´m so afraid of you guys ! Ouuuuuuuuuuh ! The evil GDI will take me to their base for “interrogation†! Please, let me LAUGH ! BWUHAHAHAHAHA ! (Oh mon dieu, vraiment ? Eh bien, regardez-moi maintenant ! Je suis tellement effrayé par vous deux ! Ooooooouuuuh ! Le méchant GDI va m´amener dans sa base pour “ interrogatoire ” ! S´il vous plait, laisez-moi RIRE !)
Il riait de plus en plus fort, les deux soldats étant perplexe devant la situation. Mais Cristóbal ne se laissa pas faire, et lui cria une bonne fois pour toute :
“  I´VE SAID, MOVE NOW ! ” (J´AI DIT, BOUGE MAINTENANT !)
“ Well, if you insist… ” (Bien, si tu insistes…)

L´inconnu, sabre à la main, se mit à trancher leur fusil d´assaut en un coup. Juste après que la lame traversa les armes, leur canon se mit à tomber par terre, comme si la lame venait de couper du pain, aussi facilement que ça.
Al. : “ PUTA DE MIERDA ! Comment il a réussi ça ?! ”
Cristóbal : “ ¡Dios mío ! Mierda, Alberto, COURS ! ”
Inconnu : AHAHAHAHA !

Les deux soldats, ayant écarté toute notion de logique, se mirent à courir vers le lieu de rendez-vous. Ce qui s´apparaissait comme un vulgaire vagabond aux vêtements miteux ayant sur lui plusieurs armes blanches était devenu leur pire cauchemar. Ils couraient à toute allure, tandis que l´inconnu continua à rire à grand éclat.
Inconnu : “ TREMBLEZ, TREMBLEZ ! Vous venez de faire connaissance avec… MOLOCK ! MUHAHAHAHAHA ! ”
D´un geste rapide, Molock se mit à courir lui aussi en poursuivant ses victimes. Malgré tout l´équipement qu´il avait sur lui, il courait à une vitesse folle, à tel point qu´il pouvait facilement rattraper les soldats, ce qui n´échappa pas à leur attention.

Cristóbal : “ PUTA ! IL NOUS RATTRAPE ! ”
Al. : “ Cállate y corre! (Ta gueule et cours !) ”
Molock : Ahahahah ! Allez, les gars ! Pas besoin d´aller plus loin que ça ! M´a vous faire épargner un peu d´exercice ! ”
Il prit sur lui une de ses dagues, rattachée à une corde solide en fer. Il la lança vers Cristóbal de toutes ses forces, où il visa sa jambe. La dague se plaça vers l´arrière de sa cuisse, lui faisait perdre le contrôle et il trébucha par terre. Il se mit également à crier, tant la douleur fut insupportable.
Cristóbal : “ AAAAAAHHHH ! MIERDA ! MA JAMBE ! AAAAAH, ALBERTO, AIDE-MOI ! ”
Al. : “ Cristóbal ! ”
Molock : “ Héhéhéhé, nous avons un winner ici ! ”
Molock tira la corde avec une force surhumaine, car il tirait le corps de Cristóbal sans trop de difficultés. Il agrippa par la suite le cou de ce dernier, le releva et lui faisait glisser un couteau ensanglanté juste sous son cou sans le trancher. Il se mit en face d´Alberto, qui retira son pistolet de son holster à droite de lui et le braqua sur Molock.
Al. : “ Relâche-le,  inmediatamente ! (tout de suite !) ”
Molock : Héhéhéhé, qu´est-ce qu´on s´amuse… Mais bon, je te comprends pas trop, je suis pas fan du mexicain. M´a essayer de deviner ce que tu veux dire, ok ?
Molock, d´une main sur le couteau qui braquait le cou de Cristóbal, prit son autre main qui tenait son sabre aiguisé, pour la pointer sur la nuque de Cristóbal.
Molock : “ Alors… Tu veux tu que je lui plante mon sabre dans sa colonne vertébrale ? C´est tu ça que tu me demandes de faire ? Je veux être sûr ! ”
Al. : “ RELÂCHE-LE, OU JE TIRE, Maricón Culiao! (Enculé d´homo) ”
Cristóbal : “ Tenga piedad ! (pitié !) Me faites pas de mal, je vous en prie ! ”
Molock se mit alors à pointer le sabre vers l´œil gauche de Cristóbal, ce dernier qui gesticulait et marmonnait des prières envers Dieu à une vitesse folle.
Molock : Ou t´aimerais plutôt que je lui plante mon sabre dans son œil, pis que je lui retire son cerveau en faisant un gros trou dans son nez ? Ce serait fucking drôle ça ! ”
Al. : “ Tant pis, cabrón (enfoiré), tu l´auras voulu ! ”
Alberto tira un coup de son pistolet, que Molock, sans bouger, dévia la trajectoire de la balle avec son sabre. La balle fut déviée sur un arbre aux alentours des 3 hommes. Molock ria, un air maléfique se dessina sur son visage, alors qu´Alberto avait compris qu´il était en face d´un monstre sous une apparence humaine. Ce dernier trembla de peur, ne sachant que faire devant une telle situation.
Molock : “ Heeeey ! C´était pô gentil ça ! Ok d´abord ! Vu que tu veux pas me dire ce que tu veux que je fasse de ton amigos, m´a te montrer ce que je lui réserve. Attention, âme sensible s´abstenir ! Hahahaha ! ”
C´est alors que Molock retira la dague de la jambe de Cristóbal, laissant une hémorragie qui faisait couler le sang à flot. Il jeta ce dernier par terre, qui ne pouvait plus bouger un muscle de son corps.
Cristóbal : “ Mier…da… Je peux… plus bouger… Â¿Por qué? ”
Molock : Tu croyais que je t´avais jeté une dague vierge ou quoi ? Esti, j´ai mis du poison paralysant dessus ! Comme si j´avais envie de te laisser partir… Tsss, les gens aujourd´hui ! ”

À ce moment-là, Molock le fit s´asseoir, les jambes pliées à 45 degrés, pour ensuite lui planter son sabre au-dessus du genou de son autre jambe intacte. La lame rentra aisément, faisait gicler le sang et briser les os de la jambe, tout en tranchant une terminaison nerveuse. La sensation était tout simplement horrible, en allant à une fracture du fémur au muscle fémoral tranché en 2, suivi d´un tremblement nerveux suite à une déconnexion du système nerveux. Le sabre avait atteint le fond de la cuisse, jusqu´à rentrer entièrement et en faisait un second trou à l´arrière de la cuisse droite. Les 2 jambes de Cristóbal étaient ensanglantées, avec deux grosses hémorragies qui lui amenèrent une horrible douleur inimaginable. En plus de cela, Molock avait toujours cette tendance de rentrer ses armes blanches très lentement, afin que ses victimes puissent ressentir l´effet pervers d´une lame qui perce et tranche les muscles du corps, une sensation très douloureuse, mélangé au fait que Molock paralyse ses victimes pour qu´ils ne puissent pas se débattre. Cristóbal, affligé par cette douleur double, se mit à hurler de toutes ses forces, à tel point que cela ressurgissait à travers tout le boisé, ce qui fit fuir tous les animaux aux alentours.

Cristóbal : “ OOOOOOOOOUUUUUUUUUUAAAAAAAAAAAAAHHHHHHHHH !!! MIIIIIS PIERNAS !!! (MEEEES JAMBES !) ”
Alberto, impuissant, fut spectateur de cette horrible scène. Il ne bougea plus, bien qu´il trembla de partout. Les yeux grands ouverts, il ne redoutait pas qu´il allait faire face à une telle situation. Pendant ce temps, en dehors du boisé, le reste de l´escouade Alpha avait entendu le cri strident de Cristóbal. L´inquiétude commença à prendre le dessus de l´escouade, où on venait de réaliser que l´entité fut trouvée ! Seul l´officier en charge garda son calme, et prit les commandes.
Officier : “ SOLDADOS ! ¡Cálmese! (Calmez-vous !) Il doit s´agir de ce que l´on cherche ! On ne doit pas flancher ! Unité Wolverine, vous venez avez moi ! Les autres, établissez un périmètre de sécurité ! Je veux que 2 d´entre vous prépare les unités VBT ! Si jamais ça commence à devenir dangereux, vous lancerez un message radio aux autres escouades ! Vous devrez les prévenir du danger et les forcer à rebrousser chemin ! On ne peut plus se permettre des pertes, c´est un ordre du commandement central ! EJECUCIÓN ! ”

L´officier en charge était un brave type, un vétéran de la Seconde Guerre du Tibérium. Il avait vu les horreurs de la guerre qui avait ravagé son pays natal et il ne se faisait plus prendre par surprise. Il voulait en terminer une bonne fois pour toute avec cette foutu guerre qui avait ravagé le monde deux fois, pour le contrôle d´un minerai qu´il jugeait complétement inutile et dangereux. Pour lui, le Tibérium, c´est à la poubelle ! Même avec toutes les données scientifiques recueillis dessus, il n´était toujours pas convaincu par les améliorations amenées par le Tibérium au cours de la guerre. Il savait très bien qu´en fait, c´était à cause du Tibérium que la Terre se dégradait petit à petit, autant par les horribles guerres qui faisait trop de victimes que par la dévastation destructrice sur l´écologie de la planète du Tibérium.
Bref, avec l´unité Wolverine, il voulait en finir maintenant et se débarrasser sur ce que le GDI surnomma “ la menace invisible ”. Ils se dirigèrent vers le boisé, le Wolverine tirant en avant de lui pour faire de place tandis que l´officier, du nom de Gustavo, se mit à le suivre tout en inspectant ses angles morts. Molock les entendaient arriver, et pour les décourager, s´avança vers Alberto pour lui ouvrir le ventre, lui prendre ses intestins et les enrouler sur son cou pour l´étouffer jusqu´à ce qu´il perde connaissance, de manière rapide et brutale. D´un mouvement vif, Molock se mit à lancer une corde vers la branche la plus proche de lui et se hissa le plus vite possible pour éviter le Wolverine qui tira dans tous les sens. Molock ne fuyait pas le Wolverine, il voulait juste éviter d´être dans le champ de vision de ce dernier afin de le prendre par surprise. Lorsque ce dernier arriva à la scène du crime, suivi de l´officier Gustavo, ils s´arrêtèrent pour contempler le désastre qui était sous leurs yeux. D´un côté, il y avait le corps gisant de Cristóbal, paralysée par le poison de Molock, baignant dans son propre sang issu de ses jambes trouées. De l´autre, il y avait Alberto, mort étouffé par les étranglements de ses propres intestins. Gustavo, horrifié, ne pouvait pas en croire ses yeux. Pour lui, ce n´était pas un humain qui avait fait ce genre de chose, mais un monstre. La colère lui monta au visage, réalisant qu´il venait de perdre non pas deux soldats, mais deux camarades de combats, des recrues qui venaient de finir leur entraînement à la base de Santiago.

Gustavo : “ WOLVERINE ! TROUVEZ-MOI CE HIJO DE PUTA ! (FILS DE PUTE) ”

Le Wolverine, aussi horrifié par la scène (il ne faut pas oublier qu´il y a une personne qui le pilote), se mit à fouiller les alentours pour trouver le coupable d´une telle atrocité. Avec une torche électrique accrochée au viseur, il se met à viser les branches d´arbres afin de le coincer, mais au même moment, il vit qu´une ombre se dirigea à vive allure sur lui et lui tranchant ses deux bras qui portaient les canons du Wolverine avec son sabre. Les deux canons à terre, le Wolverine était devenu inutile et Molock allait le finir avec le coup de grâce, un coup puissant de son sabre sur l´arrière de la tête du Wolverine, où était situé le circuit central de ce dernier. L´unité était complétement immobile et désactivé, ce qui permit à Molock de briser le sas du Wolverine et de prendre son pilote par sa poitrine avec sa machette. Il l´extirpa du Wolverine, lui rentra la machette profondément dans son thorax pour ensuite le balancer par terre à côté des autres corps.


Gustavo, venant de voir cette folle scène, se mit sur la défensive et lui vida une cartouche entière de son fusil d´assaut. Molock pu se protéger en allant vers la droite du Wolverine pour ensuite se précipiter rapidement vers Gustavo, machette à la main. Il visa son crâne, et lui fendit la tête en deux. Le sang gicla une fois encore, les yeux exorbités et en lâchant prise son fusil. Molock donna ensuite un grand coup de pied sur Gustavo, avec la tête fendue. Il était triste de s´être débarrasser trop vite des deux autres victimes, mais il savait que le temps lui comptait. Après tout, c´était sous les ordres de MartinMB qu´il agissait : Ne laisser aucun témoin en vie. Personne ne devait découvrir les manigances des Soviet-Nod, qui préparaient des plans sordides pour le GDI, à la suite de la défaite du Nod à la Seconde Guerre du Tibérium.


Le reste des troupes, n´ayant toujours pas reçu de nouvelles de leur supérieur et de l´unité Wolverine, devait faire ce qu´il devait, avant qu´il fût trop tard. Malheureusement pour eux, Molock était un boucher sans pitié, et il était spécialiste dans les massacres en masses. Remuant son sabre pour enlever le sang qu´il y avait dessus, il se mit à penser pour ses prochaines victimes.
Molock : “ Pauvres fous… Au moins, j´abrégerais vos souffrances… No wait, ça me tente pas ! AHAHAHAHAHAHA ! VENEZ À MOI GDI ! AHAHAHAHAHAHA ! ”


Il courut en dehors du boisé, l´air diabolique, la langue qui dégoulinait de salive, un sourire malsain au visage et… ses yeux, ses fameux yeux ensanglantés ! Lorsque l´escouade Alpha fit face à Molock, il fut trop tard…

 


À SUIVRE !

Share this post


Link to post
Share on other sites

Chapitre 2 : Serukhor


La nuit se suivit, avec aucune autre nouvelle de l´escouade Alpha. L´escouade Béta, ayant plus de troupes ainsi que des unités Titan, se rendirent là où l´escouade Alpha était supposée établir un avant-poste. Puisqu´ils n´avaient aucune confirmation de la sécurité des lieux, le commandement central décida d´envoyer uniquement l´escouade Béta afin de ne plus perdre d´autres unités de plus. De plus, ils avaient un plan qui pouvait réussir, bien qu´il fallait faire sortir la “ chose ” de son antre… Ce qu´il ne savait pas, c´est que Molock n´était pas la “ seule ” menace à les guetter… Non seulement il posséda un secret, mais pire encore… Il n´était pas seul… Car dans les ombres le surveillait un autre, un inconnu… De plus en plus de mystères, même au sein des Soviet-Nod.


L´escouade Béta était en route, en cherchant désespérément de contacter l´escouade Alpha dont ils avaient perdu le signal radio depuis quelques heures. Roberto Alvarez, proche ami de Gustavo, qui était le chef de l´escouade Alpha, était inquiet pour ce dernier. Il savait que c´était très risqué d´avoir envoyé une escouade seulement au début de l´opération, mais ils connaissaient tous les risques, en particulier Gustavo. C´était un brave soldat, un vétéran de la guerre et un meneur. Cependant, malgré toutes ces qualités, cela pouvait aussi se jouer contre lui lorsqu´on fait face à un danger inconnu, que même le Nod n´avait aucune idée de quoi pouvait-il s´agir. Les rumeurs étaient de plus en plus nombreuses, au sein de la Confrérie, à propos des Soviet-Nod. Ils avaient réussi à échapper au contrôle de la Confrérie, et pire encore, de s´être procuré de matériaux soviétiques datant de la guerre froide, avant que la météorite du Tibérium ne percute la Terre.


Mais trêves de rumeurs ! Il fallait retrouver l´escouade Alpha à tout prix. On devait savoir ce qui leur était arrivé pour avoir disparu des radars, en sachant qu´il n´y avait aucune activité ennemi dans le secteur. Ils étaient dans un lieu éloigné des villes, par conséquent, ce n´était pas un lieu stratégique qui avait de la valeur autant pour le Nod que pour le GDI. Pourtant, quelque chose avait réussi à combattre l´escouade Alpha, même avec le Wolverine. Ce fut rapide, très rapide même. Sans laisser le temps à l´escouade Alpha, ils disparurent du champ de vision du commandement central sans donner de nouvelles, à peine arrivé à leur destination. C´était anormal.


Mais Roberto s´en fichait pas mal. Lui, il voulait que son ami Gustavo soit vivant, et que par chance, son escouade ou les survivants aient pu survivre. Le pauvre ne se douta pas du spectacle qu´il l´attendait… À peine eut-il le temps de penser à la “ stratégie ” que le GDI voulait employer que les haut-parleurs de son transport Orca annoncèrent qu´ils étaient arrivés à destination. Tout doucement, il se leva et agrippa la barre de métal qui était sur les côtés de l´Orca pour ne pas être chamboulé par l´atterrissage. Dès que le sas s´ouvrit, plusieurs unités en sortirent et bien qu´il n´y avait que des unités d´infanteries en grand nombres, il y avait un second transport Orca qui transportaient les unités Titans, qui allaient faire le nécessaire pour éradiquer la menace inconnu jusqu´à maintenant.


Cependant, lorsque tous en descendirent, ils assistés à un spectacle désolant… Là où se trouvaient les deux VBT de l´escouade Alpha, une scène horrible se montrait aux yeux de l´escouade Béta. Roberto était sidéré, tous comme le reste de ses hommes. Devant eux, juste là, était entreposé les cadavres de l´escouade Alpha, de manière dégoûtante. En effet, leurs membres furent arrachés de leur corps, pour ne laisser que le corps principal de chacun accroché sur des piques de métal planté dans la terre, sur laquelle chaque bout était caché par la tête décapité de chaque soldat, dont leurs yeux furent arrachés pour être jetés juste en avant de leur cadavre. Personne n´y avait échappé, à ce qu´avait remarqué Roberto, et il ne pouvait plus supporter la scène devant eux. Certains soldats détournèrent leur yeux, alors que d´autres, plus sensibles, commencèrent à avoir la nausée. Cependant, Roberto se mit à observer un détail : Il manque le corps de Gustavo, ainsi que l´unité Wolverine. Il s´était même rappelé du duo de choc, Cristobal et Alberto, dont Gustavo avait personnellement entrainé à la base de Santiago, et dont leurs corps ne figuraient pas parmi les victimes. Un faible espoir se remit en lui, persuadé qu´ils avaient peut-être fui à temps.


Roberto : “ Bon sang, si ça se trouve, ils sont encore en vie ! Soldados, préparez-vous ! Nous allons inspecter ce boisé. On peut voir qu´il y a eu un combat, les traces du Wolverine se dirigeaient là-bas. Allez ! ”

Ils se mirent rapidement au pas de course, tandis que les Titans, beaucoup trop gros pour rentrer dans le boisé, attendraient le retour des autres et feraient la garde des lieux. Après tout, il restait encore les deux VBT inutilisés dont l´ennemi n´avait rien touché, sans avoir pensé à le saboter. C´était une chance, ou alors c´était intentionnel de sa part, mais peu importe. Le plus important était de retrouver les survivants de l´escouade Alpha.


Molock, lui, était caché dans son “ antre ”. Il savourait la venue de nouvelle viande fraîche, bien qu´il avait vu qu´ils avaient amené un groupe de Titan. Molock ne craignait rien, mais il connaissait ses limites en tant qu´humain… Mais justement, il avait en lui une sorte de pouvoir, une chose qu´il avait découvert dont il cacha l´existence à MartinMB, son ami de toujours. Si jamais ce dernier découvrit ce que Molock lui avait caché depuis des années, leur amitié aurait pu basculer d´un moment à l´autre. Ce pouvoir n´était pas une bénédiction en soi, mais il savait qu´il en avait besoin dans les cas extrêmes, trop extrêmes pour Molock même ! Dans ce cas-ci, les Titan étaient plus durs à abattre seul, alors qu´avec un peu d´aide, cela n´aurait pas été un problème. Alors, toujours dans antre des bois, qui faisait office de cachette secondaire lorsqu´il était dans un de ses territoires annexes au Québec, il aiguisa son sabre nano-technologique. Issue d´une nouvelle génération d´arme blanche, ces armes nano-technologiques étaient diaboliquement efficaces, quitte à surpasser les armes conventionnelles. L´exemple des fusils d´assaut tranché en un coup en était un, et il en était fier. Le GDI n´avait aucune connaissance de ces technologiques nouvelles, développés dans le plus grand secret au sein de Nod, que même la Confrérie ne se douta pas que cela pouvait exister. À l´aide d´un nano-laser, qui était un tube métallique dernier cri, il se mit à aiguiser son sabre afin de le raffiner.


En fait, le principe était simple. Ces sabres nano-tech, diminutif de leur nom complet, contenaient en eux des milliards de nano-puces qui formaient le fer du sabre et qui se chargeaient d´endurcir le fer de façon exponentielle. Les créateurs de ces armes, des ingénieurs japonais issus de la division japonaise technologique du Nod, avaient réussi à créer des nano-puces qui faisaient en sorte que lorsque la lame transperçait le corps d´un ennemi, ces nano-puces absorbaient le fer contenu dans le sang des ennemis pour ainsi endurcir le sabre à chaque occasion. Le nano-laser servait entre autre à raffiner le sabre afin que le fer venant du sang ait parfaitement fusionné avec le sabre, et ainsi, le raffiner pour lui offrir une nouvelle couche de fer neuve. Ce sabre ne pouvait être rouillé, les nano-puces s´assuraient que l´oxygène ne circula qu´en dehors de la couche protectrice qui protégeait les nano-puces. En bref, le sabre nano-tech était enveloppé de 3 couches : Celle de la couche protectrice qui enveloppait les nano-puces, la couche des nano-puces qui recouvraient le sabre et la couche de fer du sabre, qui était la base de l´arme. Il était donc impossible de briser le sabre en 2, car non pas étant indestructible, mais que les nano-puces servaient de couche de réparation dès qu´un morceau se faisait détruire. Donc, l´arme se régénère d´elle-même, avec un raffinement du sang qui recouvrait le sabre. Entre les mains d´un excellent assassin, c´était une arme extrêmement redoutable d´où la possibilité d´avoir tranché les canons du Wolverine de tantôt. C´était un bijou technologique incroyable, caché aux yeux de tous afin d´égayer l´élément de surprise chez l´ennemi. Le comble étant que c´était Molock qui maniait cette arme… Ainsi que son “ double ”, le très méconnu SERUKHOR.


Ce nom était maudit. C´était une malédiction pour Molock. Mais plus important encore, il s´agissait de son fameux pouvoir en question… En fait, ce n´était pas une autre personne ayant la même apparence que Molock, il s´agissait de Molock LUI-MÊME ! Et ce pouvoir… Bien que Molock ne comprenne pas au début de quoi il pouvait s´agir, il savait que Serukhor était issu de sa création. Il faut comprendre d´abord que Serukhor n´était qu´un dédoublement de personnalité, auquel Molock laissait agir pour se refouler sur certaines choses dont il détestait par-dessus tout. Mais après avoir découvert la source de son pouvoir, il lui était incapable de reprendre le contrôle de Serukhor, et bientôt, ce dernier pouvait prendre possession de Molock, se créant même une conscience à lui et une volonté propre. Ce pouvoir était effrayant et utile à la fois, car lorsque Molock voulait faire une véritable démonstration de force, il laissait Serukhor s´en prendre à ses ennemis… Et c´était plus pire que ce que MartinMB ne pouvait imaginer, même en connaissant Molock.


À ce moment-là, Molock finissait de raffiner son nano-sabre, dont il l´appelait Katana, bien qu´il ne s´agisse pas d´un Katana, mais c´était un détail pour lui. Puis, perché sur la branche du chêne qui lui faisait office d´antre, il se mit à chercher vers le trou à sa droite un objet. C´était un casque énorme et immonde, immaculé de sang. Ce casque ressemblait à un vieux casque Viking, avec les fameuses cornes qui étaient authentiques, en plus d´être recouvert par un crâne sur le devant du casque. Il le mit sur sa tête, et ses yeux ensanglantés disparurent, pour ensuite faire place à une nouvelle paire d´yeux, cette fois beaucoup plus terrifiantes. Alors que les yeux de Molock étaient de forme humaine, ceux de son double Serukhor étaient de forme animale. Le casque pouvait même changer la vision de son porteur, en particulier ceux qui avaient un esprit dérangé comme Molock. Si Molock était pragmatique, Serukhor était tout simplement psychopathe. Il ne faisait aucune différence entre un allié et un ennemi, et il ignorait les valeurs humaines, qu´il trouva pathétique et inutile lors d´un combat. Pour lui, seul comptait le massacre et la violence, la haine et la guerre, ainsi que la mort et la souffrance. Voilà la raison à laquelle Molock ne voulait pas que ses amis, encore moins MartinMB, découvrit l´existence de Serukhor. Ce dernier, ayant repris connaissance grâce au masque que Molock mit sur la tête, se  mit à rengainer le sabre dans le fourreau et à sauter en bas du chêne. Molock avait cette aptitude de descendre de très haut et de ne pas se blesser en arrivant tout en bas, un don de Serukhor. En effet, Serukhor avait ses aptitudes à lui, dont celle de la régénération, dont Molock ignora la source de ces aptitudes. Il tenait tant à savoir les origines des pouvoirs de Serukhor, dont ce dernier ne partagea pas son savoir avec Molock. C´était un autre problème qu´avaient Molock et Serukhor : ils s´haïssaient tous les deux. Les deux chercher le contrôle du corps de Molock, alors que ce dernier tenait tant bien que mal à être indépendant de Serukhor. Mais voilà, il ne sera pas aussi facile de se débarrasser d´un dédoublement de personnalité qui a réussi à acquérir une conscience propre et qui peut même posséder Molock si jamais ce dernier commença à devenir faible physiquement ou mentalement.


Cette fois, Molock avait pour l´instant trouvé le casque comme canalisateur entre les deux esprits. Aussi, Serukhor accepta de faire une trêve avec Molock car il fallait conquérir l´esprit du corps pour être en parfait contrôle, ce qui voulait dire que si Molock mourrait, Serukhor mourrait. Malgré la volonté propre de ce dernier, il savait qu´il était lié à jamais à Molock sauf si ce dernier disparaissait mentalement, ce qui était loin d´être évident puisque Molock lui-même était un esprit agité, tout comme Serukhor. Ainsi, Serukhor, l´air menaçant, se mit à renifler dans l´air où se trouvait son “ prochain repas ”. Contrairement à Molock, Serukhor pratiquait le cannibalisme, ce qui le rendait toujours plus fort et l´affamait de plus en plus. Ayant trouvé l´emplacement des troupes de l´escouade Béta, il se mit à courir à une allure folle vers leur direction.
Serukhor : “ HAHAHAHAHA ! À MANGER ! À MAAAAAANNNNNGER ! RAAAWWRR ! ”
La bave dégoulinait de sa bouche, la langue était sortie de la même manière que Molock, mais ce n´était plus Molock… C´était Serukhor, le démon mangeur d´homme !


L´escouade Béta ne se doutait de rien, tout comme une ombre qui se contentait d´observer le futur spectacle. Roberto se sentit épié, mais ne pouvait déterminer d´où provenait cette sensation, ce qui lui foutait la chair de poule. Puis, il marchait sur un objet qui attira son attention. Il s´agissait du pistolet qu´avait utilisé Alberto qui tenta de sauver son frère d´arme. Il le ramassa, et vit alors une silhouette qui se dessina à ses côtés. C´était le corps d´Alberto, le pauvre bougre n´ayant pas survécu. En fait, toute la troupe Béta avait finalement retrouvé les traces des absents, qui étaient également morts. Roberto, attristé et furieux en même temps, se mit à avancer vers le corps de son regretté ami Gustavo. Soudainement, de nulle part, Serukhor se mit à lui sauter dessus en essayant de lui manger un de ses épaules. Roberto se mit à paniquer, n´ayant pas prévu qu´il se ferait attaqué de la sorte.


Roberto : “ PUTA DE MIERDA ! Bordel, c´est quoi ça ?! Aaaaahhhh !!! ”

Serukhor commença à lui manger l´épaule de manière sauvage ! La bouche grande ouverte, on pouvait voir que ses incisives étaient plus aiguisées qu´à la normale, qui faisait partie de la métamorphose de Molock en Serukhor. À grands coup de mâchoire, il mâchait la chair de l´épaule de Roberto, comme si ce n´était que de la simple viande découpé en morceau. Roberto cria avec horreur, ne s´attendant pas du tout à ce qu´un homme le mangea de la sorte. Il paniquait et cria au secours des hommes pour que Serukhor ne puisse pas le manger plus que ça.


Roberto : “ MIERDAAAAA ! TENDA PIENDAD ! AIDEZ-MOI, JE VOUS EN PRIE ! AAAAAAHHHH !!! ”

Mais les hommes étaient eux-mêmes horrifiés de la scène qui se déroulait devant eux. Ils ne savaient plus s´ils étaient en face d´un homme mutant d´un monstre ayant pris l´apparence d´une forme humaine. Le casque ensanglanté en forme de viking avec le crâne qui cacha une bonne partie du visage de Serukhor, la bouche qui ressemblait à la gueule d´un loup affamé, les yeux qui perçaient et qui ressemblaient à ceux des lézards et cet air démoniaque qui posait sur lui ne faisait que traumatiser les soldats aux alentours. Cependant, le second chef du groupe, le lieutenant Estéban, tira une rafale de son fusil mitrailleur sur Serukhor, qui touchèrent directement ce dernier. Serukhor s´écrasa par terre, en lâchant un cri strident qui faisait assourdir l´escouade Béta. Estéban s´en alla relever son capitaine qui saigna du côté de son épaule gauche. L´horreur qu´il venait d´être témoin ne faisait que commencer…

Estéban : “ Médecin ! Venez tout de suite ! Vous allez me soigner cette blessure ! Tenez-bon, capitaine ! On va vous sortir de là ! ”


Roberto ne disait rien du tout, il était totalement sous le choc, ainsi que de ses soldats. Alors que le médecin s´approcha de son capitaine pour tenter d´arrêter l´hémorragie, Serukhor se releva aussi tranquillement, en riant tout doucement. Pourtant, Estéban venait de lui tirer une rafale meurtrière, allant même perforer ses poumons et son cœur. Les soldats commencèrent à avoir la peur de leur vie, dont l´un d´entre eux avait si peur qu´il pissa dans son uniforme. On pouvait le comprendre… Un homme, ou ce qui en ressemblait, venait de se faire tirer dessus, pour finalement se relever comme si de rien ne s´était passé. Après avoir foutu la trouille à l´escouade, y compris Estéban, Serukhor se releva en dégainant le nano-sabre pour trancher la tête de son capitaine Roberto. D´un geste rapide, il la rattrapa avec le bout du sabre pour ensuite la diriger vers lui et le manger. Il ouvrit grand la bouche et se mettait à mordre sur la partie supérieure droite de la tête de Roberto. Il croqua si fort qu´on pouvait entendre les bruits du crâne se briser, et il mâcha le morceau qu´il venait d´arracher avec ses dents.


Cette fois, tous les soldats de l´escouade Béta prit la poudre d´escampette pour fuir rapidement cette monstruosité. Même Estéban s´enfuyait, oubliant toute notion de logique après avoir vu la tête de son supérieur se faire dévorer par une créature démoniaque. Serukhor relâcha la tête de Roberto et la laissa par terre, à côté du corps gisant de ce dernier. Il voulait tuer ces fuyards de GDIstes, auquel il n´avait aucune considération.

Serukhor : “ AHAHAHAHA ! VOUS POUVEZ PAS FUIR ! JE VOUS RETROUVERAIS ! MAAAAANNNNNGER ! AAAARRRRGGGGHHHHH ! ”


Serukhor se mit à courir à une vitesse surhumaine, en rattrapant Estéban et le médecin de l´escouade. En fait, il ne courait pas avec ses deux jambes, mais à quatre pattes ! Ses mains s´étaient poussés des griffes qui pouvaient aussi bien embrocher n´importe quelle chair humaine. Grâce à elles, il pouvait courir sur n´importe quel type de terrain sans se faire mal. Ainsi, il se mit à sauter comme une bête sauvage, la gueule grande ouverte, sur ses deux prochaines victimes. Les griffes pouvaient également en autre lacérer les poitrines des victimes pour mieux les saisir, et ainsi, leur arracher les membres plus facilement. Il commença avec Estéban, puisqu´il lui a tiré dessus en premier. Il lui arracha son bras droit, d´où il tenait son fusil, avec une force inouï et lui mangea la main. Il empoigna si fort le corps d´Estéban que sa colonne vertébrale se brisa en plusieurs morceaux. C´était fini pour lui, il avait été tué rapidement et à présent, c´était au tour du médecin. Il le tendit à sa gueule pour ensuite engloutir l´ensemble de sa tête, même avec le casque qui devait le protéger. Il recracha le casque, se mit à absorber l´ensemble de la chair de la tête puis la ressortit de sa bouche par après. Il avait également entreprit la même action avec le dos d´Estéban, ce qui faisait 3 morts jusqu´à présent. La bouche de Serukhor était ensanglantée et il était en état d´excitation. Il devenait de plus en plus proche à un monstre que d´un homme, et se mit à renifler l´odeur des autres soldats éparpillés dans le boisé.


Pendant ce temps, les unités Titan, qui ne recevaient toujours pas de nouvelle des unités d´infanteries,  décidèrent qu´ils avaient attendus trop longtemps pour le retour des autres. En fait, ils devaient attendre la confirmation radio pour la récupération des survivants de l´escouade Alpha, ou si possible, leur corps. À ce moment-là, Le chef des unités Titan se mit à donner ses ordres aux autres.


Chef des Titan : “ Les gars, on bouge ! J´aime pas ça… Ça fait trop longtemps qu´on n´a pas reçu de nouvelles des autres. On va bombarder juste l´avant du boisé, on essaye de pas faire trop de dégâts, on sait jamais. ”

Mais au moment où ils commencèrent à viser vers l´avant du boisé, le reste des troupes sortirent du boisé, paniqués et sans faire attention aux Titan. Ces derniers étaient perplexes, car d´habitude, les troupes du GDI ne se mettaient pas à fuir le danger peu importe les risques. Mais cette fois, ils comprenaient que ce n´était pas l´œuvre du Nod, ni même des mutants… Un des soldats s´approcha des Titan pour les avertir de ce qui se passait à l´intérieur du boisé.

Soldat : “ Mierda, les gars ! Détruisez la forêt ! DÉTRUISEZ-LÀ ! ON DOIT FUIR CETTE PLACE ! ”
Chef des Titan : “ Doucement, amigo ! C´est quoi qui se… ”
Soldat : “ CE MONSTRE A TUÉ LE CAPITAINE ! IL L´A MANGÉ TOUT CRU ! DÉTRUISEZ CETTE FORÊT ! ”
Chef des Titan : “ Comment ça, il l´a mangé ?! C´est quoi ce monstre, bordel ? ”
Soldat : “ Moi, je me barre ! Je reste pas tant que vous avez détruit cette chose… Mais… Mais on peut pas le tuer, MIERDA !  MIERDA ! ”


Le soldat se remit à courir derrière les Titan, qui restaient sidérés sur ce qu´ils venaient d´entendre. Un monstre avait mangé le capitaine Roberto ? Et on ne pouvait pas le tuer ?! C´en était trop ! Le chef des Titan, Urbano, voulait s´en débarrasser à grand coup d´obus ! Ses titans allaient mettre en pièces ce pseudo-monstre et montrer une nouvelle fois la supériorité des Titan du GDI. Ils attendirent que tous les soldats se retirèrent du boisé afin qu´ils se mettent à l´abri, pour ensuite faire charger leurs canons en direction du boisé. Dès que la voie fut sécurisée, ils tirèrent tous en même temps dans le boisé, ne laissant aucun arbre debout devant eux. Après que les premiers obus eurent raison du terrain, ils se mettaient en marche pour chasser ce fameux monstre immortel. Cependant, avant même qu´ils ne fassent le premier pas, là où il y avait des arbres se laissait dessiner une silhouette d´une créature à 4 pattes. Serukhor se prépara à charger vers le groupe de Titan, qui se mettait également en position pour lui offrir une salve d´obus, sauf que Serukhor était beaucoup plus rapide que les canons des Titan. En un éclair, il était déjà sur l´un d´entre et se mettait à arracher le cockpit avec ses dents aiguisés. Le pilote du Titan essaya de se défendre, mais les dents de Serukhor étaient trop rapides. D´un coup rapide, il prit le sas avec les dents pour le cracher par terre. Il prit la machette sur sa ceinture et il découpa le pilote en plusieurs morceaux tout en riant en même temps. Voilà ce que voulait dire le soldat de tantôt : C´était ce monstre qui les avait terrorisé, et il y avait de quoi ! Pourtant, Urbano ne pouvait s´empêcher de penser qu´il s´agissait bel et bien d´un homme. Malgré les griffes et la gueule à dents pointues, il faisait face à une énergumène humanoïde qui avait dû subir des expériences du Nod, ce qui ne l´étonna pas trop. Après avoir vu toutes les conneries sur le Tibérium, plus rien ne pouvait le surprendre. Il en avait assez vu pour se faire l´idée qu´il allait s´en débarrasser tout de suite ! Sans hésitation, il pointa le canon de son Titan vers Serukhor pour ensuite tirer un coup. L´obus alla percuter le Titan ravagé par Serukhor pour détruire la partie à la gauche du Titan, là où se trouvait le cockpit et Serukhor. Une explosion retentit tandis que Serukhor se fit propulser hors du Titan pour tomber plus loin du groupe des Titan. Mais, toujours était-il que ce dernier n´avait subi aucun dommage…

Urbano : “ Impossible ! Puta, je viens de lui tirer un putain de coup dans la gueule ! Comment c´est possible, mierda ! ”

Serukhor se releva, le sourire aux lèvres. On pouvait voir aisément ses dents rougis par le sang ainsi que la bave qui dégoulinait de sa gueule… Il était en excitation car plus on lui faisait des dommages physiques et plus son envie de meurtre augmentait. Sa source de pouvoir était un vrai mystère, mais depuis que le Tibérium arriva sur Terre, tout était étrange et mystérieux. Serukhor n´était qu´un autre cas en particulier. Il prit son sabre pour ensuite filer comme une flèche vers Urbano et lui porter le coup de grâce. Il alla directement percuter le sas du cockpit en un seul coup, en tuant au passage Urbano qui ne vit pas le coup venir aussi vite. Le nano-sabre était très efficace contre n´importe quelle matière physique existant sur Terre, grâce aux nano-machines. Chose encore plus étonnante, Serukhor avait en quelque sorte une aptitude à contrôler n´importe quelle machine si le sabre avait bien transpercé la machine en question. Ainsi, sans même toucher aux commandes du Titan d´Urbano, il le mit en marche vers les autres Titan afin qu´il puisse tirer des obus contre eux. Ces derniers ne s´attendaient pas à une telle manœuvre mais ripostant malgré tout afin de venger la mort de leur supérieur. Cependant, Serukhor, avec une précision sans faute, réussit à éviter les tirs ennemis tout en étant capable de les détruire un à un. C´était de la magie ! Ou pire, de la sorcellerie… Quelque chose dont Serukhor possédait comme capacité, ce qui intrigua au plus haut point Molock, qui ressentait ces sensations pour le moins étrange. Après s´être débarrassé des Titan, il descendit de celui d´Urbano pour se mettre en chasse contre les autres soldats fuyards. Il avait observé que les VBT manquèrent à l´appel, et il comprit que ces derniers furent pris par les soldats qui avaient décidé de quitter la place depuis un moment. Il n´avait qu´à suivre les traces des pneus tout simplement, peu importe la distance qui les séparaient.


Serukhor : “ Pauvres humains… Vous pensez que vous me fuirez comme ça ? Allons… Allons ! Laissez-moi vous montrer à quel point vous me sous-estimez ! ”


Il se mit sur 4 pattes, et courra aussi vite qu´il pouvait. Plus loin, alors que l´escouade Béta s´apprêtait à quitter la zone avec les deux VBT de l´escouade Alpha, les soldats étaient encore sous le choc. Ils ne pouvaient s´enlever l´idée de ce monstre qui les avait traumatisés à jamais. Certains d´entre eux n´avaient jamais encouru une telle situation de leur vie, et ça se comprenait. Ils se sont engagés chez le GDI pour combattre le Nod, et non pour faire la chasse aux monstres. Malheureusement pour eux, ils étaient condamnés depuis qu´ils avaient vu Serukhor, car telle fut la règle de Molock… Si on était témoin de Serukhor, il fallait périr, peu importe le contexte. C´était une règle de base et il fallait donc que Serukhor les rattrape pour remédier à la situation. Heureusement pour Serukhor, ce n´était pas un véritable problème, au vu de sa force surhumaine et de sa rapidité sans précédent. Il réussit à les rattraper en peu de temps, si bien qu´un des soldats se mit à l´apercevoir par les hublots du VBT. Avant même d´alerter ses compagnons d´armes, Serukhor sauta un grand bond sur le toit du VBT. Les soldats se mirent à paniquer, le monstre les avait rattrapés ! Et en un coup puissant, il arracha de ses deux mains le sas qui superposait le VBT au-dessus, pour y laisser un trou énorme. Il rentra ensuite à l´intérieur, et commença à se régaler…

Serukhor : “ AHAHAHAH ! MANGER, MAAAAANNNNGEEEER !!! ”
Soldats : “ NOOOOOOON ! ”

Ce fut un massacre… Serukhor se mit à lacérer les visages des soldats qui se trouvaient sur ses côtés avec ses deux mains. Les griffes pénétrèrent le visage pour enlever la chair dessus, ne laissant que quelques morceaux de peau et un visage ensanglanté. Il se mit ensuite à sauter vers l´avant du VBT, là où se trouvait le pilote. En un instant, il lui arracha la peau sur le ventre pour ensuite manger l´intérieur. Il retira les intestins avec ses dents et prit son estomac avec une main et son foie avec l´autre. Le sang dégoulinât de partout et en même temps, il venait d´immobiliser le VBT. Le second VBT en profita pour fuir au plus vite, sans s´arrêter pour essayer de sauver leur camarade, mais à quoi bon ? Ils savaient que c´était impossible, vu que la créature était supposément “ immortelle ”… Pendant ce temps, Serukhor venait de tuer le dernier soldat restant, en lui arrachant le cœur à coup de machette. Un trou énorme se trouvait sur la poitrine du pauvre bougre, le sang coulant à perte de vue, comme pour tous les autres d´ailleurs. Il ne les tortura pas comme Molock le ferait, il les massacrait horriblement en les mangeant vivant. La sensation qu´éprouvaient les victimes était plus qu´insupportable, mais Serukhor faisait attention à ne pas les faire évanouir, afin qu´ils puissent ressentir la douleur le plus longtemps possible. Os arrachés, membres décapités, yeux ressortis des orbites, gorges tranchés, bouches fendues… Serukhor prenait un plaisir fou de faire ressentir le plus de souffrance possible à chaque victime individuellement. Il alla même jusqu´à prendre son sabre pour castrer lentement ceux qui essayèrent de le résister, leur faisait tordre de douleur tant cela leur faisait horriblement souffrir. Il ne faisait que le planter très lentement vers le haut des testicules pour ensuite le descendre tout doucement tout en retirant et remettant le sabre, juste pour que la douleur soit présente. Bref, le carnage…

Heureusement, pour le second VBT, c´était leur chance de fuir. Fuir loin de la créature, pour se replier vers la base militaire la plus proche du secteur. Bien que ne connaissant pas la région, ils tentèrent le tout pour le tout, y compris même de se faire capturer par le Nod. N´importe quoi, pourvu qu´ils puissent s´enfuir de ce monstre démoniaque à tout prix ! Cependant pour eux, ils allaient avoir une mauvaise surprise, mais cela ne venait pas de Serukhor en soit… Une ombre les attendait plus loin, ayant vu ce qui s´était passé proche du boisé. Grâce à un système furtif, il a pu les attendre patiemment pour leur montrer ce qui les attendait.

??? : “ Bien… Je crois qu´il est temps de détruire leurs espoirs ! ”

 


À SUIVRE !

Share this post


Link to post
Share on other sites

Chapitre 3: Shadow


Après une nuit d'horreur, l'enfer était aux portes des hommes… Le GDI venait de connaitre le début de ses pires cauchemars, mais ce n'était pas terminé… S'ils venaient de faire connaissance avec leur bourreau, ils connaitront leur juge… Les deux allaient souvent de pair à travers les époques lorsqu'on devait châtier les coupables de leurs crimes. Aujourd'hui, le bourreau et le juge devront à nouveau châtier les crimes du GDI sur leur emprise du monde, car telle était la destinée du Nod. Ainsi, ils verront ce qu'ils les attendraient comme châtiment.


Le VBT parcouru un long chemin à travers les Laurentides, la région où s'était déposé les escouades Alpha et Béta. Bientôt, il vit un champ de tibérium à sa proximité, tandis que  Serukhor essaya de le rattraper, même après avoir réussi à le distancer. Les soldats à l'intérieur foutaient la pression au pilote, pour qu'il puisse atteindre le champ au plus vite.


Soldat 1 : “ Puta ! Tu vas accélérer, oui ? Cette chose nous rattrape ! ”

Soldat 2 : “ Ce VBT peut pas aller plus vite ça, mierda ! Comment il fout pour aller aussi vite ? ”

Pilote : “  Vos gueules, à l'arrière ! On va y arriver, mais j'aimerais vraiment que vous la fermiez un peu, bordel ! On y est presque, alors espérez que ce monstre puisse pas parcourir du tibérium, ou on est mal ! ”


Les paroles du pilote n´étaient pas très réconfortantes, car si jamais Serukhor pouvait les poursuivre sur le champ de Tiberium, alors rien ne les sauvera... Seulement voilà, arrivé aux abords du champ, Serukhor lâchait un hurlement, et commença à doubler la cadence pour essayer de rattraper le VBT, mais ce dernier fut trop rapide et réussit à traverser le tiberium à temps. Serukhor se mit à s'arrêter net devant le tiberium, enragé. Il relâcha des cris assourdissants et tapât par terre avec ses mains, n'ayant pas réussi à les tuer avant qu'ils puissent s'échapper. En effet, même Serukhor n'était pas immunisé contre le tiberium, car le corps de Molock ne pourrait supporter l'intoxication du minerai spatial, qui pouvait dévaster toute forme organique sur Terre. Même le pouvoir de régénération de Serukhor ne pouvait le sauver, les composantes du Tiberium étant inconnue et on ne connaissait pas tous les effets secondaires que pouvait créer le minerai sans avoir le risque d´expérimenter. La mutation aurait été trop importante, pouvant aller jusqu'à tuer Molock progressivement. Cela rassura les soldats restants de l'escouade Bêta, qui poussèrent un cri de joie.


Soldat 1 : “ Oui ! Ouuuuui ! Ça y´est, on a réussi ! On l´a semé ! ”

Soldat 2 : “ Ouais, c´est vrai… Mais à quel prix ? On a dû abandonner nos camarades pour qu´on puisse se sauver… ”

Soldat 3 : “ Oh mais arrête, tu veux ! On est des soldats, on peut pas sauver la vie de tout le monde ! En plus, je te ferais remarquer qu´ils auraient fait la même chose si on était à leur place. C´est moche, mais c´est comme ça. ”

Soldat 4 : “ Puta, tu t´entends parler ?! On a pu se sauver, c´est sûr ! Mais ça veut pas dire qu´on peut pas ressentir de la peine pour nos amigos… ”

Pilote : “ Hey, les gars ! Regardez ! ”


Alors qu´ils débâtèrent sur leur fuite face à Serukhor, ils se mirent à s´avancer vers l´avant du VBT, là où se trouvait la cabine de pilotage avec les fenêtres qui affichèrent l´extérieur. Quelques-uns des soldats ainsi que le pilote remarquèrent qu´une silhouette se dessina au loin, juste en dehors du champ de tibérium. La silhouette en question se tenait debout, en observant le VBT qui s´était arrêté pour le voir. Les bras tendus, le regard vif, il se mit à marmonner seul.


Inconnu : Ainsi, on fuit l´ennemi sans chercher à sauver ses compagnons… Je croyais que le GDI avait un sens de l´honneur, je ne pensais pas que je me tromperais sur ce détail… ”


Il se mit à s´avancer en avant, en direction du VBT qui était encore sur le champ de Tibérium. Il était calme, et son fusil d´assaut se trouvait à l´arrière de son dos. Mais ce qui était intéressant à propos de ce type, c´était ce qu´il portait comme uniforme. En effet, on pouvait distinguer une sorte de combinaison futuriste, un exosquelette noir recouvrant tout l´ensemble du corps, y compris les membres et leurs extrémités. Même la tête était recouverte par une sorte de casque, dont les embouchures furent dépliées pour laisser le visage se dévoiler à l´air. C´était le visage d´un personnage au passé sombre, qui avait un regard très sérieux et qui ne souriait pratiquement jamais. L´air sérieux et sage que dégageait la personne pouvait montrer en elle une confiance dans son estime de soi, ce qui signifiait qu´elle n´était pas du genre à se laisser faire facilement. Contrairement à Molock, il envisagée autre chose que la torture et la souffrance. Dans le VBT, les survivants de l´escouade Béta s´inquiétèrent. Qui était ce type et que faisait-il là tout seul, dans une région nullement habité par une population quelconque ? On ne signala aucune présence d´une base militaire Nod ou GDI, ni même d´un repaire de mutant. Mais surtout, que faisait-il dans la même région que Molock et son “ double ” démoniaque Serukhor ? Le pilote chercha ses jumelles pour mieux distinguer le bougre, qui continua à s´avancer lentement, comme s´il cherchait à les rejoindre calmement sur le champ de Tibérium. Ses jumelles en main, il pouvait ainsi mieux voir et décrire cet homme auprès de ses camarades de combat.


Pilote : “ Hum, attendez… Hey, mais… c´est un soldat Noddie ! Il a le logo du Nod sur son uniforme ! ”

Soldat : “ Quoi, t´es sûr ? ”

Pilote : “ Ouais, mierda, j´suis pas aveugle non plus ! Puta, il continue d´avancer tranquillement vers nous… ”

Soldat : “ On lui laisse pas de chance, faut qu´on le tue maintenant ! ”

Soldat 2 : “ Non, surtout pas ! On doit le capturer vivant ! Il sait quelque chose sur ce monstre, c´est obligé ! Je me fiche de ce qu´il fait, on va pas le laisser faire ! Alfonso, dirige toi vers lui, pis fais semblant que tu chercher à l´écraser. Dès qu´on sera sorti du champ de Tibérium, on se déploi à l´extérieur, on lui fout notre poing sur sa gueule pis on la ramène avec nous pour l´interroger. Le type à la radio, tu contacteras le QG pour établir un rapport sur notre situation et demande-leur du renfort après. Est-ce que tout le monde a compris ? ”

Soldat 3 : “ Et depuis quand tu donnes les ordres, amigo ? ”

Soldat 2 : “ T´as un autre plan ? Non ? Ben voilà, la discussion est close ! Alors, Alfonso, fais-moi peur à ce petit con de Noddie, s´il te plait ! ”

Alfonso (Pilote) : “ Ça marche, tenez-vous bien, les gars ! ”


Tandis que le soldat qui rétorqua l´autorité de son collègue rouspéta dans son coin seul, les autres se préparèrent à rentrer contact avec l´ennemi. Ils rechargèrent leurs armes pendant que la radio essaya de rentrer les coordonnées sur son ordinateur pour établir la communication avec le commandement central du GDI. Alfonso, le pilote du VBT, se mit à accélérer en direction du soldat solitaire avec sa tenue futuriste. Ce soldat était un commando, d´où la raison de sa solitude, et il possédait une arme beaucoup plus sophistiqué que les armes conventuelles utilisés par les deux armées : Sa nano-combinaison. Encore une fois, la nanotechnologie allait soutenir un autre personnage mystérieux contre le GDI. Celui-ci était équipé d´une intelligence artificielle, ou IA, réservé à l´élite du Nod seulement, Cabaal. Grâce à lui, l´homme en question avait pu trafiquer les communications du VBT pour écouter les discussions de l´escouade Béta sans problèmes, et surtout, sans risques. Bien sûr, Cabaal pouvait faire encore plus, surtout sur le terrain, et associé à un commando vétéran qui porte une nano-combinaison, il redoubla d´efficacité. Mais il y avait aussi une autre chose à propos de la combinaison…


Le VBT se dirigea dangereusement vers le commando, jusque-là sans nom, tandis qu´il donnait ses ordres à Cabaal.

Commando : “ Ils sont pathétiques, ils ne se rendu compte de rien du tout… Cabaal, activation du mode “ vitesse ”, maintenant ! ”

Cabaal : “ Affirmatif. MAXIMUM SPEED.”


Dès lors, la nano-combinaison se mit à émettre une couleur fluorescente, visible sur celle-ci et de couleur vert-lime. Les embouchures se mirent à recouvrir le visage du commando sur son casque, ne laissant qu´une visière rouge à travers les yeux et un masque à gaz qui recouvrait l´autre moitié du visage. Le commando recula de 2 pas à l´arrière, se mit à prendre un élan et fonça comme un flèche vers le VBT. Seulement voilà, il ne courra pas à la vitesse d´un sprinter régulier, comme tout autre humain normal. Il courra tellement vite qu´il passa les centaines de mètres qui sépara ce dernier au VBT en quelques secondes, même à travers le champ de Tibérium. La luminosité était devenue plus vive lorsque le commando était sur le Tibérium, et celui-ci se mit à crier sur Cabaal pour qu´il puisse lui faire changer son état de vitesse actuel par un autre mode de la nano-combinaison.

Commando : “ Cabaal, activation du mode “ puissance ” ! ”

Cabaal : “ Affirmatif. MAXIMUM STRENGHT.”


C´est alors que l´impensable s´accomplit. Ça commençait avec une vitesse anormalement rapide pour un humain en général, et là, le commando continua de surprendre les soldats GDI en agrippant de ses deux bras le VBT. Sans se faire écraser, il réussit à arrêter le VBT sur le champ de tibérium même. Tous à l´intérieur se sentirent déséquilibrés par le choc, et tombèrent en direction de la cabine de pilotage. Le pilote, encore plus surpris, se percuta en écrasant son visage sur le volant, auquel il ne se brisa pas le nez par chance. Lorsqu´il reprit conscience, il voyait bel et bien qu´un homme seul, vêtu d´une combinaison étrange qui avait la même texture que le sabre de Molock, venait d´arrêter leur véhicule de transport blindé avec ses deux bras. Il n´en revenait pas ses yeux, autant que ses camarades de combat.


Alfonso : “ PUTA DE MIERDA ! Comment il a fait ?! ”

Soldat : “ BORDEL ! D´abord, un monstre, et maintenant, un super-soldados ?! Puta, on a atterri en enfer ou quoi ? ”

Le commando, qui continua de capter les fréquences radio à bord du VBT, se mit alors à faire un sourire mesquin.

Commando : “ Héhéhé, non, ce n´est pas l´enfer… Pas encore… ”


Au même moment, Molock se trouva plus haut et plus loin de la scène actuel, marchant aux abords d´une falaise et était animé d´une colère violente. Il n´arrivait toujours à croire que Serkhor n´avait pas eu le temps de tuer tous les “ témoins ” du terrible secret que Molock s´efforça de garder aux yeux de tous, y compris de ses amis. Maintenant, il était désespéré et ne savait plus trop quoi faire. Il réfléchissait sur la manière dont il aurait à prévenir Martin à propos de ce lourd fardeau, qui pouvait nuire aux opérations des Soviet-Nod. Molock n´avait pas peur et n´était pas sociable, certes, mais il considérait Martin comme un proche ami, dont il faisait des activités militaires avec lui, et ils avaient même été à la même école secondaire. De plus, ils se sont rejoints à la même école militaire du Nod avant que la Seconde Guerre du Tibérium n´éclata quelques années plus tard. Et maintenant, il lui avait caché un terrible secret, dont il allait bientôt faire la connaissance via les transmissions cryptées du GDI et cela pouvait affecter leur relation de confiance, voire pire. Mais c´était seulement si le GDI parvenait à fuir avec cette information…


C´est alors que son regard fut attiré sur ce qui se passait au coin de son œil droit. Plus bas, il bit alors le VBT, arrêté par un type étrange vêtu d´une combinaison dont il n´avait jamais vu auparavant, même au sein du Nod. Son casque se trouvait sur sa main gauche, enlevé à la suite de son échec sur le massacre de toutes les troupes ennemies. Cette fois, il sentait le besoin de le remettre, mais c´est avant qu´il vit quelque chose qu´il n´aurait jamais cru voir de toute sa vie. Il n´avait pas fait attention à la remarquable vitesse du commando pour rattraper le VBT, étant perdu dans ses pensées, mais ce n´était plus le cas. Soudainement, le commando commença à lever de toutes ses forces le VBT, ce qui intrigua Molock au plus haut point.


Molock : “ What the fuck ??? J´ai tu fumé un crisse de bath, ou quoi… Ben non, crime, Martin me les as pris avant que je parte en mission… Fuuuuck, faque y´a ben un malade qui lève un char ?! ”


Il n´était pas effrayé, bien qu´impressionné par la chose, mais ce qui l´intéressa, c´était de voir que ce type lui sauva la mise en quelque sorte. Même s´il ne savait pas qui il était, il se sentait rassuré de voir que les survivants de son “ massacre à la Serukhor ” allaient peut-être mourir, finalement. Plus bas, l´escouade Béta furent à nouveau déséquilibrés, paralysés par ce qui venait de se passer à l´instant. Ils étaient en l´air, la gravité les ayant attiré encore plus vers la cabine de pilotage. Ils virent que le super-soldat, ce fameux commando solitaire à la combinaison mystérieuse fluorescente, avait bel et bien levé leur véhicule sans trop de problèmes. Sauf qu´un détail changea : la couleur de la lumière fluorescente. En effet, elle passait de vert-lime à vert-sapin, ce qui assombrit la combinaison. Mais ce que les soldats remarquèrent surtout, c´est qu´il n´y avait plus de Tibérium aux alentours de commando. C´était là la force de la nano-combinaison, qui agissait comme catalyseur en contact avec le tibérium. La particularité était que la source d´énergie de la combinaison venait du Tibérium, qui était en abondance sur la planète. Ajouté à ça que le tibérium était un minerai spatial ayant des capacités d´énergies plus puissantes que l´uranium et le plutonium, ce qui décupla de loin les capacités de la nano-combinaison, et on avait là le meilleur arsenal des troupes de choc du Nod. Seulement voilà, ces combinaisons n´étaient pas à la portée de tous et seul un groupe dans le monde les avait conçus, cachés aux yeux de tous. Se pouvait-il que l´un de ces commandos appartenant au groupe mystère s´était aventuré au Québec, avec une mission spécifique sur… Molock ? Ou alors, il s´agissait de quelqu´un d´autre, ayant un lien sur le contexte donné ? Molock, lui, suivait toujours la scène et se mit à contempler la fameuse prouesse technique, dont il avait remarqué l´effet de la combinaison sur le tibérium.


Molock : “ Tabarnak, son armure a absorbé le tibérium autour de lui, pis y´a levé le VBT comme si c´était une grosse boîte en carton ! En plus, si je check ben, son armure a la même texture que mon katana. Calisse, c´est qui ça ? Faudrait tu que je l´affronte, ou que j´attends de voir son prochain move ? ”


Soudain, sans avertir, le commando se mit à balancer le VBT pour le lancer plus loin sur le champ de Tibérium. Le véhicule fit quelques tonneaux à travers le champ avant de s´écraser définitivement à l´extrémité du champ de tibérium, là où le VBT avait entamé le début de son parcours sur le tibérium pour fuir Serukhor. Molock resta sidéré et perplexe. Il croyait être le seul à posséder ce genre d´aptitudes, avec les pouvoirs secrets de Serukhor, mais en ayant vu cet homme et sa combinaison au tibérium, il commença à suspecter que certains ont acquis des connaissances dangereuses au cours de la guerre pour le contrôle du Tibérium, comme son nano-sabre. Il vit alors que la trappe du VBT avait une ouverture à la suite de son écrasement sur le sol, où un soldat de l´escouade Béta, saignant de la tête, avait réussi à s´extirper du véhicule endommagé. Le commando marcha vers le soldat blessé, presque meurtri, qui essayait de fuir celui qui venait de les balancer à l´autre bout du champ de tibérium. Au moins, il n´était pas exposé au tibérium directement, vu que l´ouverture était dirigée vers l´extérieur du champ. Toutefois, il ne fit pas long chemin, le commando se tenant derrière lui, prêt à l´exécuter. Il se retourna, encore déboussolé par le choc, pour regarder le commando, qui venait de déplier son masque pour laisser voir son visage. Il voyait un homme au teint brun foncé, les yeux noirs et une barbe de 3 jours qui se laissait pousser.


Soldat blessé : “ Mais… qui… es-tu… ? Aaarrh… ”

Commando : “ Mon nom n´a pas d´importance, vu que tu vas mourir. Je te laisse voir mon visage seulement, et tu mourras, ici, aux côtés de tes camarades ici et là. ”

Le commando se mit à pointer vers la direction opposé du champ de tibérium, là où Molock avait tué le reste de l´escouade Béta et la totalité de l´escouade Alpha. Le soldat était surpris que son interlocuteur puisse parler espagnol.

Soldat blessé : “ Comm… comment… tu peux… me com…prendre… ? ”

Commando : “ Mon I.A à un dispositif de traduction linguistique perfectionné, ce qui fait que je peux te parler dans ta langue natale et que je peux comprendre ce que tu me dis. Malgré tout, c´est un détail, car tu dois mourir, comme le reste de tes camarades. ”

Il s´approcha du soldat blessé en se baissant vers lui, et sortit un pistolet de sa hanche droite pour la pointer sur la tempe du soldat.

Commando : “ Ne t´inquiète pas, je ne pratique pas la torture. Je voulais tous vous tuer en un seul coup, contrairement à ce cher Molock, qui préfère vous voir souffrir. Allez, c´est terminé pour toi, je vais abréger tes souffrances. ”

Soldat blessé : “ Mais… pour…quoi ? ”

Commando : “ Vois-tu… Toi et tes compagnons n´avaient pas essayé de sauver vos camarades dans le besoin. Il me semble qu´il est assez simple à comprendre que vous avez commis une grossière erreur sur les valeurs éthiques de la guerre. Qui plus est, je dois protéger l´identité du tueur en question. Il ne faut pas que l´on découvre qui il est réellement… Mais trêve de blabla, je dois aussi accomplir ma tâche. ”


Il tira un coup, laissant le pauvre soldat meurtri mort pour de bon. Ce fut rapide et sans souffrance, contrairement à ce que Molock employait. Ce dernier s´était baissé au moment où il entendit le coup de feu.  L´incertitude le gagna de plus en plus, sachant que ce type pouvait absorber le tibérium pour maximiser sa puissance et sa vitesse, et ainsi, devenir un surhomme sans perdre la raison. Bien sûr, cela demandait une quantité énorme de tibérium à proximité, ce qui n´était pas le cas à toutes les occasions. Le commando se leva, et retourna vers le champ de tibérium, tout en donnant un ordre particulier à son I.A.


Commando : “ Cabaal, activation du mode furtif. ”

Cabaal : “ Affirmatif. CLOAK ENGAGE. ”


À sa surprise, Molock vit le commando disparaitre sous ses yeux, au milieu du champ de tibérium. Il ne pouvait plus sentir sa présence, ce qui augmenta son inquiétude. D´habitude, Molock ne s´affola pas lorsqu´il était en danger, mais il trouvait que ce commando pouvait devenir gênant pour lui et pour Martin. Il n´avait pas pu voir son visage correctement, étant en haut d´une falaise, ce qui faisait qu´il ne le reconnaissait pas et il n´avait pas entendu non plus son nom mentionné par ce commando. Prudemment, il se releva, le casque de Serukhor près de lui, pour essayer de trouver un plan d´attaque. Il ne savait pas s´il était un allié ou un ressortissant Nod, qui favorisait le culte de Kane, dont il s´en fichait complétement. C´est là qu´il eut une idée qui pouvait l´aider sur son interrogation. Il accrocha le casque de Serukhor sur son dos, et se mit à descendre le long de la falaise à l´aide de deux pioches, qu´il transporta toujours au cas où il voulait descendre ce genre d´environnement ou s´il voulait seulement piocher la tête de ses victimes pour faire éclabousser le cerveau de ces dernières. Doucement, il arriva vers le sol après une descente de cinq minutes et rangea ses pioches sur les deux côtés de ses hanches. Il faut savoir que Molock n´utilisa pas les armes à feu, et préféra utiliser des armes blanches ainsi que son nano-sabre pour ses missions solitaires, sous les ordres de MartinMB. Ainsi, il s´approcha du soldat décédé et se mit à sortir un petit couteau, celui qu´il se servait pour arracher les yeux des orbites de ses victimes. Il le planta là où la balle était rentrée, et se mit à creuser en arrachant des morceaux de peau et de chair. Petit à petit, il parvenu à déloger la balle du cerveau en miette du soldat et l´observa délicatement. Malgré l´éclaboussure de sang qui tâcha la balle, il pouvait voir que la douille provenait d´un pistolet CZ 100, une arme de poing tchèque particulièrement efficace. Cela voulait dire que le commando en question a voyagé en République Tchèque, pour ensuite être venu ici au Canada. Il ne connaissait personne dans sa liste de connaissance qui provenait de la République Tchèque, et personne qui avait une quelconque “ business ” là-bas. Il était fortement intrigué, mais ayant perdu la trace du commando “ tchèque ”, il se mit en route pour retourner vers le centre de commandement secret de MartinMB, le tout nouveau “ Apokirov ”.


Molock : “ Tant pis, calisse… M´a le retrouver un jour, pis m´a le pogner ! Ste fois-ci, y m´aura pas deux fois, sui-là ! ”


Plus loin, le commando était encore dans les parages. Il s´était retourné pour voir son vieil ami Molock chercher la balle dans la tête du soldat qu´il venait de tuer. Il se sentait amusé de le voir ainsi faire.


Commando : “ Tsss, Molock… Tu changeras pas, c´est certain. Mais t´inquiètes pas, on se reverra ben assez tôt. Ce n´est pas terminé, mon ami… Mais tant que je serais là, je te laisserai pas tomber. ”


Il se remit en marche, ayant attendu que Molock descende pour chercher des indices quelconques sur lui. Il savait qu´il était là à l´observer depuis le haut de la falaise, détecté par le système radar de la nano-combinaison, et qu´il chercherait à savoir qui était ce fameux super-soldat. Il n´était pas là dû à un hasard, car il connaissait les véritables plans du GDI concernant Molock ainsi que de l´établissement d´un contrôle du Québec.


Commando : “ Oui, mon ami… Tant que Shadow est là, t´as pas à te faire du souci. ”


Mais qui est Shadow ? Et comment connaissait-il Molock ? Et plus important encore, que savait-il des intentions du GDI sur la véritable nature de la mission des escouades du 33e régiment ? Toujours autant de mystères, avec si peu de réponses…

 

 

À SUIVRE !

Share this post


Link to post
Share on other sites

Chapitre 4: Embuscade !


Quels sont les intentions réelles du GDI ? Que font-ils vraiment au Québec, à déployer 5 escouades pour les livrer vers une mort certaine ? Que savent-ils au sujet de Molock et de son danger potentiel ? Mais plus important encore, pourquoi Shadow avait apparu pour se débarrasser des témoins gênants que Molock devait éliminer pour garder son terrible secret ? Les réponses manquaient, et il fallait pourtant les résoudre ! Au fil du temps, c'est ce qui se passera finalement...


Station spatiale Philadelphia, en orbite de la Terre :


Le général Solomon était furieux. Il attendait depuis une heure les nouvelles du général Cortez sur l'établissement de l'avant-poste du 33e régiment des Griffes d'Aciers au Québec, afin de passer à la prochaine étape de “ l'opération ”.  Cette fois, c´en était trop ! Il voulait impérativement avoir son rapport sur le champ. Il ne pouvait pas attendre plus longtemps, au vu de son déploiement, il devait faire très vite. Si l´ennemi suspectait ce qui se passerait dans les moments qui suivent, l´opération serait un échec. Il fallait à tout prix avoir l´élément de surprise en leur faveur, ou le problème ne serait jamais réglé… Alors que Solomon avait les yeux rivés sur Terre, en étant debout les mains derrière le dos, un officier de communication lui fit parvenir un appel du Général Cortez.


Officier : “ Monsieur, nous avons le général Cortez sur la première chaîne. ”

Solomon : “ Très bien, passez-le moi. ”


Il se rendit vers la console de communication en arrière de lui, là où siégeait l´officier de communication derrière son ordinateur qui lui servait à organiser les communications entrantes et sortantes. Il se plaça derrière le sien, à la gauche de l´officier et un peu plus en hauteur, sur son siège de commandant pour sa posture. Il voyait devant lui l´écran qui affichait le bureau de l´ordinateur, avec plusieurs fenêtres qui affichaient des informations sur la situation sur Terre. Après s´être confortablement placé sur son siège, il vit l´écran de son ordinateur se changer, en affichant une fenêtre où l´on pouvait voir le visage du général Cortez, chef des armées sud-américaines du GDI. D´origine chilienne, le général avait sous son commandement personnel le 33e régiment des Griffes d´Acier, qui devaient s´assurer de contrôler les risques potentiels d´une nouvelle insurrection du Nod, suite à la victoire du GDI lors de la Seconde Guerre du Tibérium. On pouvait lire sur son visage un air d´inquiétude, auquel il voulait des renseignements supplémentaires sur cette opération.


Solomon : “ Général Cortez ! J´ose espérer que l´opération se déroule comme prévu, n´est-ce pas ? ”

Cortez : “ Général Solomon… J´ai bien peur de vous annoncer que je viens de perdre mes escouades Alpha et Béta durant la mise en marche de l´opération… ”

Solomon : “ Inadmissible ! Je ne vous demande pas la lune, pourtant ! Est-ce aussi difficile d´établir un avant-poste dans une région démilitarisée ?  Qui plus est, vos troupes figurent parmi les meilleurs de votre régiment… Je suis déçu, Général Cortez. ”

Cortez : “ Sauf votre respect, Général… Vous me demandez d´envoyer 5 de mes escouades dans une région éloignée de tout conflit, sans savoir ce qui s´y trouve ni même la raison à laquelle je dois établir un avant-poste ? En plus de cela, je perds la trace de mes troupes sans explication, et vous me rejetez la faute alors que je suis vos ordres sans discuter ? Je dois dire que je reste perplexe… ”


Le regard de Cortez était devenu sérieux, tout comme pour Solomon. Bien que les deux hommes travaillent ensemble au sein du commandement du GDI, il y avait souvent une tension entre les deux. Solomon était le supérieur hiérarchique, ce qui faisait qu´il avait le pouvoir sur les décisions des généraux de sous-classes, comme Cortez. Cortez, lui, voulait avoir l´autonomie de prendre les décisions pour ses armées. Cependant, avec le système actuel du GDI, il fallait à tout prix qu´il suive les ordres de ses supérieurs hiérarchiques qui se trouvaient dans la station spatiale Philadelphia, dont Solomon était le général en chef. C´était un peu comme le principe d´un État divisé en plusieurs provinces, où chacune d´entre elles désirent avoir l´autonomie sur les politiques et les lois qu´ils voulaient établir, mais qu´au final, c´était au fédéral d´en décider en premier. Bien qu´ils coopéraient à vaincre le Nod à leur manière, on pouvait voir que les deux hommes ne s´entendaient pas entre eux. Solomon reprit la parole.


Solomon : “ Il suffit, général ! Je ne vous demande pas votre avis, je vous ai ordonné d´établir un avant-poste dans cette région, et c´est ce que vous allez faire ! ”

Cortez : “ MON avis ? Nom de dieu, Solomon ! Ouvrez les yeux ! Il y a un… je ne sais quoi, qui s´amuse à décimer mes troupes une par une ! Il s´agit là de la première perte dans nos rangs depuis la fin de la Guerre ! Je ne vais pas satisfaire votre “ ordre ”, tant que vous ne m´aurez pas expliqué en quoi consiste la mobilisation de 3 bataillons entiers, VCM inclus, dans cette putain de zone de guerre ! ”

Solomon : “ ASSEZ ! De quel droit osez-vous m´appeler par mon nom de famille ? Je vous rappelle que vous avez une opération à effectuer, pertes ou non ! C´est la guerre, tant que le Nod n´est pas éradiqué complétement de la surface de la Terre ! De plus, vous n´aurez pas les informations que vous désirez tant que cet avant-poste ne sera pas établi ! Maintenant, je vous conseille vivement de m´obéir, ou vous passerez en cours martiale pour insubordination ! Rompez !

Cortez : “ Sigh… À vos ordres… “ Général Solomon ”


Ce dernier fixa Cortez avec des yeux énormes, prêt à exploser, tandis que Cortez se mit à fermer la conférence-vidéo de son côté. Il n´avait pas le choix d´obéir aux ordres de son supérieur, étant donné qu´il avait effectivement le pouvoir de le faire passer en cours martiale. Malgré tout, il était en colère et se mettait à rouspéter, n´ayant pas pu avancer dans son enquête sur cette opération secrète. Cela lui faisait mal de savoir que ses hommes avaient péri au risque de leur vie pour tenter d´établir un foutu avant-poste dans une région n´ayant aucun avantage stratégique. Il y avait du Tibérium, certes, mais ce n´est pas qui manquait sur Terre, loin de là… Alors, pourquoi s´obstiner à envoyer des troupes dans un trou perdu, comme il le disait, avec aucune reconnaissance de la part de leurs éclaireurs ?  Il y avait un danger, que personne ne connaissait, qui tapissait là-bas. Après avoir envoyé deux escouades d´élites sans recevoir aucune nouvelle de leur part, il commença sérieusement à douter sur la tournure dont allait prendre cette opération. Toutefois, il devait exécuter les ordres, peu importe les conséquences. Il devait donner l´ordre aux escouades Charlie, Delta et Epsilon de continuer l´avancée vers les Laurentides du Québec.


Cortez : “ Donnez l´ordre à nos troupes de continuer la mission, lieutenant. ”

Lieutenant : “ À vos ordres, Général Cortez. ”


Du côté de Solomon, il pouvait comprendre la colère et l´inquiétude suscité par son confrère. Il y avait effectivement un autre élément qui devait s´ajouter à cette opération. Cependant, compte tenu de la nature de la mission, il ne devait en aucun cas faire part à qui que ce soit, même à Cortez. Si on apprenait que le GDI se remettait sur les rails de la guerre, cela aurait eu un effet néfaste sur leur image auprès des civils, qui tenaient tant à ce que la guerre puisse enfin finir. La propagande du Nod essaya à chaque occasion de retourner l´opinion publique contre le GDI, utilisant les civils comme support de guerre et de contrôler les régions populeuses de la Terre. Mais cette fois, la guerre était terminée… Et les efforts que le GDI devait concentrer était destiné aux civils, et non à combattre la totalité du Nod. Voilà pourquoi il était impératif que Cortez puisse établir un avant-poste à cette région, sans donner l´attention, pour que Solomon puisse passer à la “ seconde étape ”.


Pendant ce temps, les escouades restantes furent averties par leur commandant en chef, le général Cortez, de poursuivre l´opération comme prévu. Il ne fallait plus se préoccuper des pertes qu´ils venaient d´encourir avec la “ menace ”, il fallait à présent consolider la position du GDI dans cette région du monde. Étrangement, aucune activité militaire n´avait été signalée dans la région, alors qu´il y avait bel et bien une menace qui avait été rapporté par des images satellites, qui montraient des cadavres éparpillés un peu partout sur cette région. Cette fois, le 33e régiment venait de mettre le paquet, n´ayant rien laissé au hasard pour l´opération en cours. Au moins une dizaine d´Orcas transportaient les trois escouades au front, avec en eux trois bataillons entiers prêts à venger la mort de leur camarades morts par la menace inconnue, tandis que l´un d´entre eux transportait en son sein un Véhicule de Construction Mobile (VCM) afin qu´il puisse se déployer et construire une base avancée. Ils allaient frapper fort, mais c´était sans connaitre le véritable danger qu´il y avait là-bas… Une fois arrivée dans les lieux, les Orcas se mirent à déployer la totalité de leurs troupes, pour ensuite repartir de là où ils venaient. C´était un spectacle fascinant, où pratiquement la totalité des unités du GDI étaient présentes : L´infanterie légère, des soldats discoboles, les toubibs, des techniciens, l´infanterie volante et même un chasseur fantôme ! Côté véhicules, il y avait des VBT pour le transport d´infanterie, des aéroglisseurs LRM, des Wolverines, des Titans, des désintégrateurs et un radar mobile. En gros, on venait d´envoyer la cavalerie entière pour une chasse à l´homme... Mais pas n´importe quel homme, puisque l´homme en question n´était tout autre que Molock !


En effet, ce dernier venait de voir la surprenante surprise que le GDI venait de lui envoyer pour le cueillir. Il en était ravi, car cela signifiait plus d´âmes à torturer et plus de massacres “ à la Molock ” ! Cependant, il était réaliste : les véhicules allaient le déranger plus qu´autre chose, pouvant même jusqu´à le blesser, s´il ne faisait pas attention. Il avait beau être Molock, le légendaire tueur Soviet-Nod, il ne devait pas se faire prendre malgré tout. Ainsi, il s´était caché dans une petite clairière, après avoir vu les Orcas s´approcher de sa position et commencer à atterrir sur une zone vide. Tapis sous des buissons, il tenait le casque Serukhor dans ses mains, le sourire aux lèvres. Bien qu´il ait un défi de taille à se débarrasser de tout ce monde, il en était excité. Son corps trembla de partout, car il allait enfin s´amuser cordialement. Ses yeux étaient grands ouverts, l´air encore plus maléfique qu´auparavant avec les deux premières escouades. Il avait cependant une pensée en tête, celle du commando mystérieux. Il ne l´avait toujours pas revu et retrouvé, ce qui l´inquiétait un peu. Malgré toute son excitation, Molock était capable de garder les idées claires, au moment où un danger potentiel autre que lui et Martin était apparu. Le commando “ tchèque ” en était un, même s´il l´avait aidé à se débarrasser des derniers gêneurs du GDI qui auraient pu témoigner de son existence. Mais pour le moment, il s´en contre-fichait, puisque le moment était venu pour lui de laisser parler ses émotions…


Molock : “ Oui… Ouuuiiii ! Hahahahaha, des victimes de plus ! Des âmes à torturer en plus ! DE LA VIANDE DE PLUS ! BWUHAHAHAHAHAH !!! ”

Il mit le casque Serukhor sur sa tête, et commença doucement sa descente aux enfers… Puis, Serukhor se mit à reprendre conscience, les yeux rivés vers les bataillons GDI. Ses yeux voyaient tout, du simple troufion jusqu´au désintégrateur qui préparaient leurs rayons soniques au cas où la menace apparaitrait. Il en savourait… En mode d´extase, il dirigea sa main vers la poignée du nano-sabre et la sortait doucement, comme à son habitude. Au moment même où le sabre était sorti complétement du fourreau, il bondit d´un bond rapide et puissant, en se dirigeant vers le désintégrateur le plus proche de sa ligne de mire. La lame du sabre trancha d´un coup sec les chenilles du désintégrateur, ce qui l´immobilisa sur le champ. Le reste des troupes se tournèrent là où ils entendirent le bruit de l´impact, s´étant mis sur leur garde depuis qu´ils étaient arrivés sur les lieux. Le général Cortez les avait averti plus tôt de la nature du danger qui les attendaient, en les ayant conseillé de surveiller leurs arrières au moment où ils l´appréhenderaient. Ce moment était venu, ils étaient fin prêts à faire face à Molock. Cependant, ce n´était pas Molock, mais Serukhor, et il n´était pas du tout à sous-estimer. Les yeux crispés, la bouche dégoulinante de bave et les dents acérés, il retira la lame des chenilles pour la brandir devant lui. Les soldats les plus proches étaient sous le choc, à la vue du casque terrifiant en forme de crâne humain, et des yeux qui se perçaient à travers les embouchures. Alors que le désintégrateur commença à tourner sa parabole vers Serukhor, ce dernier se mit à bondir vers les soldats GDI qui se trouvaient proche de lui. La lenteur de la parabole lui procura un avantage sérieux sur sa vitesse, ce qui lui permit de découper les soldats qui se trouvaient sur son chemin. Gorges tranchées, mains découpés, jambes  décapitées, poitrines écartées, tout s´était dispersé au sol. Il mania le sabre comme un véritable Samurai, dont il s´inspira grandement pour exécuter ses ennemis. Le sang revola sur son visage et son corps, pétrifié par le plaisir d´avoir découpé des hommes aussi facilement. On voyait son air ébahi, le sourire aux lèvres qui affichait ses dents aiguisées et ses yeux ensanglantés qui visualisaient le carnage qui lui avait été tendu. Bientôt, le champ de bataille allait se transformer en champ de ruines…


Serukhor : “ Mwuhahaha ! VENEZ À MOI, PAUVRES HUMAINS ! ”


Il rebondit vers une troupe de soldats discoboles entourés de médecins, se préparant à le recevoir et à le tuer, si possible. Pour le désintégrateur touché, c´était l´occasion parfaite. Il avait Serukhor sur sa ligne de mire, et était prêt à charger les rayons soniques dans sa direction. Lentement, les rayons commencèrent à se concentrer sur la parabole, et on pouvait la voir scintillé d´une luminosité aveuglante et d´une couleur turquoise mélangée à une teinte de bleu, qui alla se propulser vers Serukhor. Ce dernier avait saisi les intentions du désintégrateur, et se mit à bondir de l´autre côté au dernier moment, alors que les rayons soniques touchèrent les pauvres soldats qui étaient malencontreusement placés à la mauvaise place. Leur corps explosa, faisait encore plus de victimes au camp GDI. La chef des opérations, la colonel Constansa, avait compris ce que tramait Serukhor. Elle se mettait à crier ses ordres à travers la radio afin qu´elle puisse avertir les désintégrateur à temps.


Constansa : “ À toutes les unités désintégrateurs, CESSEZ LE FEU ! Il a réussi à se faufiler dans nos rangs, NE TIREZ PAS ! Avec sa rapidité, il peut bouger d´une place à l´autre sans problèmes. Il nous a pris par surprise, ce cabrón ! DISPERSEZ-VOUS, je répète, DISPERSEZ-VOUS ! ”


La colonel Constansa était un autre vétéran de la Seconde Guerre du Tibérium. Elle avait la lourde responsabilité d´assurer le commandement de 3 escouades, contrairement à Gustavo et Urbano. Elle s´en était montrée digne depuis qu´elle avait participé à l´éradication du Tibérium en Amérique du Sud, ainsi qu´à la chute du Nod au Chili, ce qui lui avait fait valoir d´être la superviseure des escouades les plus puissantes du 33e régiment des Griffes d´Acier. Elle était difficilement impressionnable, à la vue des monstruosités qui avaient ravagé son pays natal avec le Tibérium. Depuis, les choses étranges ne lui faisait que renforcer sa détermination pour les éradiquer de la surface de la planète, coûte que coûte. Aujourd´hui, c´était un monstre humanoïde du Nod qui s´ajoutera dans sa liste de trophées de guerre. Malheureusement, elle était loin de se douter de la puissance de Serukhor et de ses capacités destructrices…


Ailleurs, le général Cortez avait enfin une image sur la menace qui avait si longtemps hanté les troupes du GDI. Il resta perplexe pendant un moment, en étant plus ou moins sûr de l´image qu´on venait de lui transmettre. Le technicien qui était responsable des communications entre le QG sud-américain du GDI et le champ de bataille était pourtant clair, il s´agissait bel et bien de ce qui mettait en péril les troupes du GDI. Figée par les horreurs qu´il lui était parvenu, il resta l´air ébahi, en se demandant quel genre d´expériences monstrueuses avait encore pratiqué la Confrérie du Nod. Serukhor se mit alors à diriger son regard vers la caméra, en se sentant observé, et sauta d´un bond spectaculaire vers le technicien sans défense. Sa main avait recouverte la caméra pour ensuite couper la communication du QG au champ de bataille. Cortez n´en croyait pas ses yeux. Il était témoin de la menace qui faisait pétrir de peur les troupes endurcis du GDI, qui n´était qu´un simple homme, bien que ce fût loin de ressembler à un être humain. Il n´y avait donc pas de temps à perdre, il fallait avertir Solomon de la situation actuelle.


Cortez : “ Lieutenant, nous avons bien enregistré cet appel-vidéo ? ”

Lieutenant : “ Oui, général. Nous sommes prêts à établir la communication avec le Philadelplhia. ”

Cortez : “ Parfait, faites-le immédiatement ! ”

Lieutenant : “ Oui, général. ”


Sur le Philadelphia, le général Solomon était toujours en train d´attendre des nouvelles du Cortez, afin qu´il puisse entamer la seconde partie de l´opération. Il voulait à tout prix savoir si l´équipe avait réussi à rentrer en contact avec la menace, et si possible, l´avait éliminée. Il n´espérait pas tant que ça, puisqu´au final, la seconde partie de l´opération visait justement à pallier l´élimination de la menace par les escouades Charlie-Delta-Epsilon. Étant toujours assis sur son siège en train de taper du doigt sur le bord de la table, son officier des communications lui fit parvenir un appel venant de Cortez.


Officier : “ Monsieur, le général Cortez veut établir une communication entrante. ”

Solomon : “ Allez-y, ne perdez pas de temps, acceptez-là ! ”

Officier : “ Bien, monsieur. ”


Le visage de Cortez était de retour sur l´écran de Solomon, mais ce dernier pouvait voir en lui qu´il était affligé par ce qu´il venait de voir.


Solomon : “ Cortez… Mais enfin, que se passe-t-il ? Vous me jetez un de ces regards… ”

Cortez : “ Général… Nous… Nous venons d´identifier le responsable derrière les attentats contre nos troupes. ”

Solomon : “ Enfin, ce n´est pas trop tôt ! Je vous avais dit que vous vous en sortiriez haut la main, général Cortez. ”

Cortez : “ Mon général… Je ne crois pas que vous mesurez la gravité de la situation ici-bas… ”

Solomon : “ Plait-il ? ”

Cortez : “ Voyez par vous-même… Vous comprendrez mieux, je pense. ”


La tête de Cortez fut remplacée par la vidéo de Serukhor. Solomon regarda attentivement chaque minute qui y passait, et n´y croyait tout simplement pas. Il venait de voir cinq soldats se faire déchiqueter par un homme avec un sabre en l´espace d´une minute. Sa rapidité et sa puissance l´effraya au plus haut point, mais ce qui lui fit frémir, c´était le fait qu´il ne voyait qu´un homme, qu´un seul homme, avait été derrière tout cela. Il voulait le confirmer avec Cortez, pour en être bien sûr à tout prix.


Solomon : “ Cortez… ”

Cortez : “ Oui, Général ? ”

Solomon : “ Confirmez-moi ce que vous venez de m´envoyer. ”

Cortez : “ Je vous assure, général, qu´il ne s´agit pas d´un montage. Il s´agit bel et bien l´œuvre d´un seul homme. En fait, je dirais plus d´un monstre, vu la déformation qu´il affiche. On pourrait croire à une nouvelle expérience du Nod, mais comme il n´y a aucune trace de Tibérium sur ce type… ”


Solomon se rabattit sur son siège, en réfléchissant. Son officier le regarda faire, tout comme Cortez. Il était songeur, mais il n´était guère surpris. Après tout, il fut le premier à établir une communication avec Kane, alors qu´il fut porté disparu depuis une trentaine d´année. C´est là qu´il devait passer à l´action, et il fallait faire vite. Le plan allait se dérouler comme prévu, ce n´était qu´une question de timing.


Solomon : “ Je n´aime pas ça… Il y a sûrement un lien avec la nouvelle disparition de Kane. Bon, Cortez ! ”

Cortez : “ Je suis prêt, général Solomon ! ”

Solomon : “ Il est temps de passer à la seconde étape de l´opération ! Faites sonner la retraite à toutes nos unités ! Ils doivent se replier au plus vite ! ”

Cortez : “ Mon général ? ”

Solomon : “ Je ne vous l´avez pas dit au début… Mais votre mission actuelle n´était qu´une diversion. Je me doutais bien qu´on n´y arriverait pas à s´en débarrasser aussi facilement. C´est là que la véritable opération commence ! ”

Cortez : “ Une diversion ? Et pour le VCM ? Vous m´avez fait envoyer un VCM sur ce champ de bataille, et vous me dites que ce n´est qu´une simple diversion ? ”

Solomon : “ Ne discutez pas ! Le VCM est factice, je n´allais pas risquer d‘envoyer un vrai VCM sur un champ de bataille alors qu´on ne connaissait pas l´ennemi. N´y vous y attardez pas, faites sonner la retraite. Ils doivent se mettre à l´abri. Je ne faisais que préparer le terrain pour… notre “ unité spécial ”. ”

Cortez : “ Ahhh, je vois… Vous auriez pu m´en avertir plus tôt. D´ailleurs, je ne sais pas comment faire pour convaincre mes escouades de se retirer, ils ne sont pas du genre à abandonner une bataille si facilement. ”

Solomon : “ Vous leur direz qu´il s´agit d´un ordre prioritaire du Philadelphia ! Allez-y, maintenant ! Il ne faut pas perdre un seul instant, c´est le moment parfait ! ”

Cortez : “ Oui, mon général ! ”


Cortez se mit au garde-à-vous, et il quitta l´écran du général Solomon. De retour au QG “ Croix du Sud ”, le général Cortez se prépara à établir une nouvelle communication avec la colonel Constansa. Celle-ci s´était mise à couvert, ayant déjà perdu la moitié des forces sur le terrain. La quasi-totalité des unités d´infanteries s´étaient faites décimées, et il ne restait que quelques infanteries volantes. Les véhicules essayèrent tant bien que mal à résister aux attaques de Serukhor, essuyant également des pertes mais beaucoup moins importantes que l´infanterie. Serukhor était en train de se régaler, après s´être amusé à trancher la tête de chaque soldat. Le seul survivant fut le chasseur fantôme, étant un mutant et un commando d´élite du GDI. Il faisait face à Serukhor, les deux se regardant droit dans les yeux. Autour du chasseur fantôme, il y avait des corps sans tête gisant sur le sol. Serukhor se mit à brandir son sabre devant lui, se préparant à une attaque éclair, tandis que le chasseur fantôme se mit à sortir un couteau Corvo, arme blanche traditionnelle de l´armée chilienne. Les deux étaient face-à-face, prêt à dégainer. La tension était énorme, à tel point qu´aucune autre unité ne bougea, laissant place à un duel à l´arme blanche traditionnel. Après un certain moment à marcher en rond, leur arme en avant, le chasseau fantôme ne mit à l´attaque. Son impatience était à son comble, mais dès le moment où il toucha le sabre de Serukhor, la lame du couteau se brisa en deux, tout en échappant la poignée à terre. Pour Serukhor, ce genre de combat ne l´intéressa pas, les jugeant ridicules et obsolètes. Il se mit alors à lever son sabre le plus haut possible, pour ensuite violemment transpercer le corps du chasseau en deux. Il sépara les deux parties de son corps en deux, laissant voir les organes se disperser, jusqu´à la partie entre les jambes, où la lame s´était retiré du corps, tout ensanglantée. Le coup était si violent, que tous pu voir chacune des deux parties du corps du pauvre mutant tomber chacun de leur bord. Même son fusil à balles magnétiques s´était fait transpercer en deux, ce qui montra la véritable puissance de Serukhor et du nano-sabre.


Alors que Constansa était témoin de la mort d´un de ses plus fidèles compagnons de guerre, elle reçut l´appel du QG malgré sa peine. Elle se remit à couvert, tout en étant frustré de n´avoir pu sauver la vie de son camarade ainsi que de ses soldats mort au combat. Elle pouvait entendre les ordres de son supérieur à travers la radio dont elle était équipée pour transmettre directement des communications au QG.


Constansa : “ Mon général ! Nous essuyons trop de pertes ! Nous ne tiendrons pas longtemps face à ce monstre ! ”

Cortez : “ Trop de pertes ?! Nom de dieu ! Quels sont vos unités disponibles actuellement ? ”

Constansa : “ Je suis la seule unité d´infanterie restante ! Le reste des unités ne sont que les véhicules de combat, et ce monstre se montre doué pour les endommager très facilement ! ”

Cortez : “ Pardon ?! Vous êtes la seule unité d´infanterie en vie ? Qu´en est-il des infanteries volantes ?! ”

Constansa : “ Il les a tués, même en étant dans les airs. Il avait saisi les fusils de nos soldats décédés et les a retournés contre nos hommes. Malgré tous les coups qu´on lui assaille, il reste toujours en vie ! Ce type… Cette chose est immortelle ! ”


Sa voix angoissée montrait bien qu´elle paniquait, et qu´elle voulait fuir ce cauchemar. Cortez était au courant des actions que Constansa avait entrepris dans le passé, durant la guerre, et il savait qu´elle n´était pas du genre à fléchir aussi facilement. Mais cette fois, même Solomon avait décidé de prendre les mesures nécessaires pour faire face à Serukhor. C´était leur dernier recours, et même là, on n´était pas certain du résultat attendu auprès du commandement GDI. C´était ça, ou alors l´autre plan qui était envisager…


Cortez : “ Tenez bon, colonel ! Évacuez les lieux, je répète, évacuez les lieux ! Vous devez sonner la retraite ! C´est un ordre direct du Philadelphia ! ”

Constansa : “ Mon général… On ne peut pas fuir devant ce monstre ! Il nous tuera tous ! IL NOUS TUERA TOUS ! ”

Cortez : “ Reprenez-vous ! Ce n´est pas le moment de céder à la panique ! Sonner l´alarme, repliez-vous le plus loin possible ! Nous vous envoyons les renforts ! ”

Constansa : “ Sauf votre respect, général… J´ai bien peur que ça soit inutile face à ce monstre ! ”

Cortez : “ Pas avec “ lui ”… ”


C´est alors que Constansa venait de réaliser ce dont son supérieur venait de lui dévoiler. Elle reprit un petit espoir, bien qu´il fût mince, mais elle était rassurée. Elle se leva, et se mit à crier l´ordre de se replier vers les forêts, pour faire place à leur nouvel “ invité ”.


Constansa : “ REPLI ! À TOUTES LES UNITÉS ! REPLIEZ-VOUS ! LES RENFORTS VONT ARRIVER ! D´ICI LÀ, NOUS NOUS REPLIONS DANS LES FORÊTS ! ”

Unité Titan : “ Nous replier ? Chef, ce monstre ne nous laissera jamais faire ! ”

Constansa : “ Discutez pas, c´est les ordres ! Repliez-vous, MAINTENANT ! ”

U-T : “ Et qu´est-ce qui va s´occuper de lui ? Il vient de décimer deux de nos unités Wolverine avec son sabre ! ”

Constansa : “ Avec un adversaire de taille, justement… ”


L´unité Titan avait compris, et se mit à donner les instructions de repli vers ses camarades. Constansa se mit également à le faire de son côté, via les transmissions radio afin que chaque unité puisse évacuer le plus rapidement possible. Dès tout le monde fut averti, ils se retirèrent tous du champ de bataille pour s´en éloigner le plus loin possible. Serukhor avait remarqué que tous s´étaient repliés à la suite des ordres du chef des opérations sur le terrain, ce qu´il lui attira son attention. Il se mit à la chercher, voulant connaitre la raison de leur fuite, alors qu´ils savaient bien qu´ils n´avaient plus aucun espoir face à lui. Il se dirigea vers sa direction, là où les Titan s´étaient repliés. Au même moment, le général Solomon était debout devant son ordinateur, attendant la confirmation du repli des escouades Charlie-Delta-Epsilon. Cortez réapparut une nouvelle fois, lui confirmant qu´ils étaient repliés juste à temps.


Cortez : “ Général, toutes nos unités sont à l´abri. Vous pouvez entamez la suite de l´opération ! ”

Solomon : “ Parfait… l´opération “ Wild Hunt ” peut enfin commencer ! ”

Cortez : “ Oui, général. ”


Alors que Serukhor se mit à rattraper la colonel Constansa qui s´était caché à l´arrière d´une clairière, cette dernière fut prise de panique. Le monstre l´avait suivi, et elle ne s´attendait pas à ce qu´il puisse la retrouver aussi facilement. Malgré ses tirs, cela n´arrêta pas Serukhor qui l´empoigna sur son cou et la leva pour commencer son interrogatoire.


Serukhor : “ Dis-moi, humaine… Quelle est la raison de votre fuite ? N´est-ce pas indéniable que vous allez tous périr, malgré tout ? ”

Constansa, étouffé : “ Hmmpf… On a pas encore sorti l´artillerie lourde pour toi… Sale vermine ! ”

Serukhor : “ Ah vraiment ? Je ne pense pas que cela changera grand-chose pour votre situation… ”

Constansa : “ Attends… de voir ! ”

Serukhor : “ Je n´aime pas attendre… Il va falloir que je m´occupe un peu l´esprit pour pouvoir satisfaire… ”


Mais ce dernier fut interrompu par un bruit assourdissant, venant de l´extérieur de la clairière. Il relâcha Constansa, qui se mit à tousser et à reprendre son souffle, tandis que Serukhor alla voir ce qui venait de le déranger à sa future séance de torture.


Serukhor : “ Qui ose ? Qui ose me défier ? ”


C´est alors, qu´en sortant de la clairière, qu´il vit ce qui venait de faire le bruit. Un énorme véhicule à quatre pattes se diriger vers lui, les armes qui tiraient un peu partout dans sa direction, pour le prévenir de son arrivée et de le faire sortir de sa cachette. Le Mammouth Mark. II fut déployé pour les cas d´urgences seulement, et Serukhor en était un. Le général Solomon ne prit aucune chance, il devait frapper fort, et vite ! Ne laisser aucune chance à l´ennemi de reprendre l´avantage, et de s´en débarrasser à tout jamais. Serukhor, lui, était ravi. Il allait enfin avoir un défi de taille contre sa puissance, et le tank MK2 (diminutif du Mammouth Mark. II) en était un. S´il parvenait à le détruire, le GDI serait montré aux yeux de tous comme les véritables perdant face au reste du monde, et ils seraient pétrifiés de peur devant la puissance de Serukhor l´invincible. Ce dernier ria, exclamant sa joie de pouvoir vaincre un digne adversaire que le GDI lui fit parvenir.


Serukhor : “ Enfin ! Hahahahaha, je suis touché, vils misérables ! Je vais vous montrer ce dont je suis capable, et ce n´est pas votre “ machine géante ” qui m´arrêtera, soyez-en sûr ! VENEZ, VENEZ ! AHAHAHAHAH ! ”


Mais Serukhor parla trop vite. Au moment où il finissait sa phrase, le MK2 tira une salve de ses canons magnétiques qui percuta la tête de Serukhor. Il revola plus loin, le casque s´étant dispersé un peu plus loin de sa position. Molock fut à terre pendant un moment, mais se réveilla rapidement lorsqu´il ressentit les vibrations des canons magnétique tirer un peu partout autour de lui et du machine gun qui tira dans sa direction. Heureusement pour lui, il était encore loin pour parvenir à le toucher, mais il n´en restait pas moins vulnérable. Cette fois, il était vraiment dans une position désavantageuse, et il ne pouvait se risquer de se frotter à MK2 seul. Il lui fallait son casque en premier lieu, mais il était conscient que même Serukhor aurait beaucoup de mal à se débarrasser du MK2, qui fit parvenir la victoire du GDI contre le Nod. Cela a suscité auprès de son ami MartinMB de se réunir avec les ressortissants communistes en Russie, afin qu´ils puissent fabriquer ensemble, Soviétique et Nod, un engin qui puisse rivaliser contre le MK2. L´Apokirov était le résultat de leur collaboration, et il était prêt à l´affronter dans un combat seul à seul. Cependant, MartinMB ne voulait pas attirer l´attention sur son nouveau centre de commandement mobile, et charga Molock d´effacer toute trace de l´Apokirov, matériel ou humain. Cela ne concernait que le GDI et les mutants, puisque les soviétiques avaient rejoint la bannière du Nod, formant ainsi le nouveau groupuscule des Soviet-Nod. Molock prit, pour l´une des rares fois de sa vie, panique.


Molock : “ FUCK ! Esti de tabarnak ! J´suis dans marde, y faut que je décrisse d´icitte au plus sacrant ! ”


Molock prit ses jambes à son cou, ne risquant pas de s´attaquer au MK2 seul. Il lui fallait de l´aide au plus vite, sans quoi, il se fera décimer facilement. N´ayant pas le casque de Serukhor sur sa tête, il était devenu vulnérable, et son nano-sabre ne pourrait arrêter ce monstre d´acier avec sa force actuelle. Cette fois, le GDI venait de montrer ses crocs, et Molock devint un peu plus raisonnable. Sur son chemin, il vit la colonel Constansa, qui s´était mise à l´abri pour assister au spectacle qui lui était servi.


Constansa : “ Alors, pendejo, on fait moins le malin, hein ? Hahahaha ! ”

Molock : “ Inquiète-toi pas, ma jolie ! Quand tu seras pu avec ton gros dinosaure, je me ferais un plaisir de m´occuper de ton cas à toi personnellement ! Pis je te garantis, ce sera pas beau à voir… Pour toi ! ”

Constansa : “ Ben voyons ! Où qu´il est rendu, le fameux monstre qui se mettait à décimer mes troupes ? De toute façon, mon “ gros dinosaure ” se fera un plaisir de se débarrasser de toi ! ”

Molock : “ C´est ce qu´on verra, sale bitch ! ”


Molock repartit au plus vite, sentant que le MK2 s´approchait dangereusement de sa position. Ce denier se mit à tirer dans la clairière, pour faire place à son imposante posture. C´était véritablement un monstre, dont les pattes faisaient la hauteur d´une unité Titan, qui était haut de 7,50 mètres. À chaque fois que le MK2 leva un de ses pattes pour la ramener par terre, le sol trembla. On sentait bien qu´on ne faisait pas affaire à un véhicule militaire conventionnel, mais bien à un prototype qui pourrait changer le cours de l´histoire de l´humanité auprès du GDI. À l´intérieur de celui-ci, les pilotes et les artilleurs se chargeaient de diriger leur attaque sur Molock, ne lui laissant aucun répit. Ils étaient surpris d´être déployé au combat pour un seul type, mais venant directement du Philadelphia, ils se contentèrent tout simplement de suivre les ordres.


Pilote MK2 : “ Quand même, je peux pas croire qu´on fait littéralement une chasse à l´homme avec le MK2. ”

Artilleur MK2 : “ Ouais, c´est bizarre… Parait que c´est un monstre qui découpe les soldats en morceaux. Apparemment, ils se sûrement gourés là-haut. ”

Capitaine MK2 : “ Silence, vous deux ! Nous avons eu nos ordres, on se contente simplement de les appliquer, peu importe la menace ! De plus, je vous fais remarquer que le commandement central a reçu une preuve visuelle de sa dangerosité, il n´est donc pas à sous-estimer ! Maintenant, abattez-le moi sur le champ ! ”

Artilleur MK2 : “ Bien, chef. (Chuchotant plus bas) : Putain, qu´est-ce qu´il est grognant…

Pilote MK2, chuchotant également : “ Ouais, quand même, haha. ”

Capitaine MK2 : “ Ça suffit, vous deux ! Concentrez-vous ! ”


Ils étaient loin, très loin de se douter du danger qu´ils les attendent. Alors que Constansa sorti de son abri pour reprendre contact avec le reste de ses unités, elle se mit à observer les dessous du MK2. Elle remarqua alors que sur l´une des jambes du MK2, une trappe était ouverte comparativement aux autres. Les pattes du MK2 avaient sur elles les échelles qui permettaient à l´équipage de monter dans le véhicule, et tout en haut, il y avait les trappes qui faisaient office d´ouverture pour pouvoir rentrer à l´intérieur du gigantesque MK2. Normalement, dès que l´équipage était rentré complétement, les trappes se fermèrent automatiquement, ne se rouvrant que lorsque l´équipage désire descendre du véhicule. Aussi, elle avait également remarqué que la trappe était manquante, ne laissant qu´un trou menant à l´intérieur du MK2. Elle n´était pas rassurée du tout, et se mit à contacter le capitaine du MK2 de la situation.


Constansa : Ici la colonel Constansa, commandant en chef des escouades Charlie-Delta-Espilon du 33e régiment des Griffes d´Acier, répondez, à vous. ”

Capitaine MK2 : “ Ici le capitaine Henry Granger, aux commandes du Tank Mammouth Mark. 2, je vous reçois très bien, colonel Constansa. Quelle est la situation ? ”

Constansa : “ Vous avez une ouverture à l´une de vos entrées. Une de vos trappes a été ouverte de force, il semble qu´un intrus ait pu s´infiltrer à l´intérieur de votre véhicule. ”

Capitaine MK2 : “ C´est impossible, voyons ! Nous aurions été avertis par notre I.A de la présence d´un intrus. Vous êtes bien sûr de cela, colonel ? ”

Constansa : “ Je vous assure, capitaine, que je vois un énorme trou à la patte arrière gauche du MK2. Il n´y a pas de doute possible… Je ne comprends pas qu´E.V.A ne vous ait pas averti de cette situation, capitaine. ”

Capitaine MK2 : “ Hum… Ce n´est pas normal. E.V.A, donnez l´ordre à nos techniciens d´investiguer sur l´entrée numéro 4. Je veux un rapport sur tout ce qui suspect à bord du MK2, exécution ! ”


E.V.A, l´intelligence artificielle du GDI, était un élément-clé de la victoire du GDI contre le Nod. C´était de loin la seule I.A qui pouvait rivaliser, voire même surpasser Cabaal, I.A de la Confrérie du Nod. Grâce à ses compétences et à son assistance technique, le GDI avait gagné la guerre contre le Nod. Toutefois, E.V.A ne répondit pas à l´appel du capitaine Granger, ce qui inquiéta l´équipage du MK2.


Granger : “ E.V.A ? Avez-vous reçu mes ordres ? Est-ce que vous m´avez compris ? E.V.A ? ”


Pas de réponses. L´équipage commença à prendre peur, étant subjugué par l´inactivité de E.V.A, qui n´avait jamais eu de problèmes techniques au cours de la guerre. L´artilleur se retourna vers son capitaine, l´air inquiet.


Artilleur MK2 : “ Capitaine, qu´est-ce qui se passe ? Depuis quand E.V.A pouvait tomber en panne ? ”

Pilote MK2 : “ Si ça se trouve, elle nous fait une farce… C´est elle qui a laissé la trappe ouverte, et elle fait semblant de ne pas répondre à nos ordres, juste pour nous foutre la trouille ! ”

Artilleur MK2 : “ T´es con, ou quoi ? C´est une I.A ! Elle ne connait pas ce genre de choses, et elle n´est pas programmée pour nous faire ce genre de conneries, merde ! ”

Pilote MK2 : “ Tu préfères savoir qu´un intrus s´est infiltré dans le MK2, a piraté E.V.A et a réussi à semer la pagaille dans nos rangs ? ”

Granger : “ Bon, silence vous deux ! Je vais tenter d´entrer en communication directement avec les techniciens. Équipe technique, est-ce que vous me recevez ? Équipe Technique ? ”


Granger se mit à répéter son appel sur son intercom personnel, qui se trouvait sur son siège de capitaine. Les transmissions étaient retransmises vers la radio d´un des techniciens, qui était accroché sur sa ceinture. Ce dernier, ainsi que le reste de l´équipe technique, était mort, une balle à la tête, le sang qui avait éclaboussé sur les murs du couloir étroit du MK2. Le couloir était sombre, la lumière était désactivée et on pouvait voir le corps de cinq techniciens joncher sur le sol. Dans la cabine centrale du MK2, le capitaine Granger commença à perdre patience.


Granger : “ Bon sang ! On dirait qu´on nous a coupé toutes nos communications ! Artilleur, allez vérifier l´état de l´équipe technique et dites à la moitié d´entre eux d´aller réparer l´entrée numéro 4. L´autre moitié s´occupera de rétablir E.V.A tandis que vous me ferez la plaisir de chercher notre intrus et de nous en débarrasser. ”

Artilleur MK2 : “ Euh, vous ne voulez pas que je continue de tirer sur notre homme, capitaine ? ”

Granger : “ Ce ne sera pas nécessaire, votre camarade ci-présent pourra aisément l´écraser sans problème. Il ne représente plus une menace, certes, mais les ordres sont clairs : Il faut le tuer. Maintenant, rompez ! ”

???: “ Non, je ne crois pas. ”


Soudainement, deux tirs se fit entendre, tuant le pilote et l´artilleur du MK2 en même temps. Leurs têtes se mit à percuter la console de contrôle du MK2, tandis que Shadow releva sa furtivité face au capitaine Granger. Ce dernier sursauta, ayant eu la plus grosse frousse de sa vie. Il se s´attendait pas du tout à ce que quelqu´un puisse apparaitre par enchantement dans la cabine centrale du MK2, et encore moins qu´il tue ses deux membres d´équipages. Shadow se retourna face à Granger, les deux pistolets CZ 100 dans chaque main, les bras tendus. Il s´adressa à celui-ci,


Shadow : “ Bonjour, capitaine… Je suis déçu de vous apprendre que le MK2 n´est pas aussi invincible que vous le pensiez. ”

Granger, tremblant : “ Mais… Comment ?! Comment vous avez réussi à outrepasser E.V.A et à vous infiltrer à bord du MK2 ?! ”

Shadow : “ Votre “ E.V.A ”, n´est pas aussi fiable que vous le croyez. Vous pensiez sincèrement que Cabaal se ferait surpasser par votre technologie désuète ? Allons bon, mon cher capitaine. Vous ne connaissez pas le créateur de cette intelligence artificielle, un génie de la science ! Il m´était ridiculement facile de la court-circuiter et de ne pas avoir sonné l´alarme. À présent… c´est terminé ! ”

Granger : “ C´est impossible… C´EST IMPOSSIBLE ! ”


Alors que Granger se mit à déguerpir de son siège de capitaine, Shadow releva une de ses mains et visa le dos du capitaine. Il tira un coup sec, faisait tomber le corps sans vie de Granger, touché en plein sur la colonne vertébrale. Shadow venait d´accomplir l´irréalisable : Il venait de vaincre le Mammouth MK2 à lui seul, avec l‘aide de Cabaal. Il sortit du C4 qui était entreposé à l´arrière de son dos, et se mit à déposer les charges sur la console. Il en avait mis un peu partout dans le MK2, y compris sur les réacteurs, ce qui allait créer une énorme explosion de l´intérieur. Après avoir déposé la totalité des charges C4 dans le MK2, il se dirigea vers la sortie d´où il avait pénétré de force, lors de l´atterrissage du MK2 via le Kodiak, vaisseau du commandant McNeil, héros de la guerre du GDI, et se mit à sauter tout en bas des 7,50 mètres de hauteur. Lors du saut, il donna un ordre à Cabaal.


Shadow : “ Cabaal, activation du mode armure ! ”

Cabaal : “ Affirmatif. MAXIMUM ARMOR ! ”


La combinaison de Shadow s´était mise en une couleur vert-kaki, et ce dernier atterrit à terre sans le moindre dommage. Ayant percuté le sol, un mini-cratère s´était formé autour de lui, démonstration de la résistance de la nano-combinaison face à l´impact. Il se remit furtif, de peur de ne pas se faire prendre par la Colonel Constansa, qui se dirigea vers le MK2 après avoir vu qu´il ne bougea plus. Elle sortit de la clairière, s´étant mise à l´abri pour ne pas se faire écraser par le MK2, pour vérifier le statut de l´équipage.


Constansa : “ Ici, la colonel Constansa ! Répondez, capitaine Granger ! Que se passe-t-il ? Pourquoi avez-vous arrêté le MK2 ? Répondez, capitaine ! ”


Shadow s´éloigna au plus vite du MK2, laissant la colonel s´approcher le plus près possible du véhicule à l´arrêt. Après s´être placé dans un champ de tibérium proche de la zone, il resta furtif et sortit une télécommande de sa poche. Il compta jusqu´à 3, et il appuya sur la gachette. À ce moment-là, une énorme explosion retentissait au sein du MK2, faisait soulever Constansa loin de la zone, à cause de l´énorme souffle provoqué par l´explosion. Molock, qui continuait de courir sans avoir prêter attention à l´arrêt du MK2 par Shadow, s´arrêta net lorsqu´il entendit l´énorme explosion à l´arrière de lui. Il se retourna, pour voir le MK2 tomber en pièces, le feu ayant pris dessus. Il remarqua que le feu était de couleur verte, et que du Tibérium avait apparu un peu autour de l´explosion. Cela pouvait expliquer la puissance de l´explosion, qui ressentit après avoir couru au moins 500 mètres entre le MK2 et sa position. Il ne voyait qu´une explication possible : le commando tchèque ! Cette fois, Molock fut paralyzé. Non seulement ce commando pouvait disparaitre sans laisser de trace et s´alimenter au tibérium via sa combinaison pour tuer ses ennemis, mais il avait réussi à détruire le MK2 seul. Il avait là un nouvel ennemi encore plus dangereux que le GDI et son tank Mammouth MK2. Il devait rester sur ses gardes, et retrouver au plus vite le casque de Serukhor. C´est alors que Shadow réapparut devant lui, après avoir enlevé sa furtivité. Molock prit peur, surpris par la venue de Shadow. Alors qu´il se préparait à dégainer son nano-sabre, Shadow se mit à lui relever son identité.


Shadow : “ Alors, Molock ? On ne me reconnait pas ? ”

Molock : “ J´ai déjà entendu ta voix, toé… Comment ça que tu connais mon nom, pis comment ça se fait que tu parles avec un accent québécois ? Esti, t´es qui toé calisse ?! ”

Shadow : “ Ah, ben mon tabarnak… ”


Il enleva son masque, laissant paraitre son visage à Molock. Ce dernier resta figé, les yeux grand ouverts, alors secoué par le choc de retrouver une de ses plus vieilles connaissances.


Molock : “  SHADOW ?! ”

Shadow : “ Enfin, mon simonac ! Y´était temps que tu me reconnaisses, esti ! Ça fait un crisse de bon boute, dude ! ”

Molock : Mon esti de calisse… Viens donc dans mes bras, toé-là ! ”


Ils s´approchèrent pour se jeter dans les bras, après tant de temps. Ils étaient deux fidèles amis, qui s´entendaient à merveille, et les retrouvailles étaient très émotives. Ça faisait longtemps que Molock avait perdu contact avec Shadow, depuis qu´il avait quitté l´équipe de MartinMB, et il était content de le retrouver une nouvelle fois, cette fois, en se faisait sauver la vie.


Molock : “ Tabarouette… Ça fait quoi… 5 ans ! 5 ans, le gros ! Esti, késsé que t´es devenu, à part de ça ? ”

Shadow : “ Oh boy… Ben trop long à raconter, je te dirais tout ça quand on aura un peu de temps libre. Allons retrouver Martin en premier. ”

Molock : “ C´est good. Mais faut que je retrouve mon casque d´abord… J´en ai besoin pour… ”

Shadow : “ Pas le peine de me le cacher, je sais très bien ce que tu fais avec. ”

Molock : “ Ahhh… J´aurais voulu garder ça secret, tu vois… ”

Shadow : “ Calisse, Molock ! Je suis un de tes chums ! Je vais pas dévoiler ça à Martin, j´suis pas cave. Oublie pas aussi que je lui dois rien du tout, depuis mon exil… ”

Molock : “ C´est vrai… D´ailleurs, pourquoi t´es revenu ? Je pensais que tu voulais plus le revoir. ”

Shadow : “ Chaque chose en son temps, dude. D´abord, voici ton casque. ”


Il tendit le casque de Serukhor à Molock, qui était accroché à son dos. Ce dernier était content, et remercia son vieil ami de l´avoir retrouvé pour lui.


Molock : “ Calisse, merci dude ! Je te dois la vie, esti ! Et dire que je t´avais menacé de te tuer quand on s´était rencontré la première fois, ahahah ! ”

Shadow : “ Ahhh, c´était le bon vieux temps, ça ! À l´époque, on était vraiment une gang de mongole, pis on était jeune aussi, héhé ! ”

Molock : Shit, c´est vrai ça… c´est ben vrai… FUCK ! ”

Shadow : “ Quoi, qu´est-ce qui se passe ? ”

Molock : “ La bitch de tantôt ! Faut que j´aille la tuer ! Elle m´a vu, je dois pas la laisser vivante ! ”

Shadow : “ Euh, Molock… Je sais pas si t´as remarqué, mais je viens de détruire leur Mammouth MK2. Pis en plus de ça, ils ont déjà pris des enregistrements de toi en Serukhor pendant que tu les avais attaqués. Faque, l´élément de surprise… Ouais… ”

Molock : “ Crime, t´as raison ! Fuck, Martin sera pas content ! ”

Shadow : “ C´est Martin le cave. Il t´envoie seul, sans couverture, affronter des troupes entières du GDI, sans penser un instant que le GDI répliquerait avec la force brute, comme toujours. ”

Molock : “ En fait, c´est moi qui avait demandé ça… ”

Shadow : “ Ahhh… Okay, désolé d´abord. Mais c´était une idée cave pareille, dude. ”

Molock : “ Je sais… c´est pour ça qu´il va être fru après moé, esti ! Je lui avais promis que je me débarrasserais des témoins gênants sans laisser la moindre trace. ”

Shadow : “ Et tu aurais dû prévoir les conséquences face à ça. Le GDI a gagné la guerre officiellement, ils vont pas se laisser faire après que tu t´es amusé à zigouiller leur troupe juste pour le “ lulz ”. ”

Molock : “ Vive le lulz ! ”

Shadow : “ C´est tout toi, ça, ahaha. Allez, laisse là en vie, je veux qu´elle soit témoin de notre nouvelle puissance ! Toi pis moi, on fera un sacré duo mortel ! ”

Molock : “ Comme tu voudras, mais si jamais Martin me demande si j´ai laissé des témoins… ”

Shadow : “ C´est moi qui va répondre ! Pour une fois, il va falloir que lui tienne tête, à cet esti de moron ! ”

Molock : “ Ouais, t´as pas si changé que ça, finalement… ”

Shadow : “ Ah, c´mon, dude ! Laisse-moi régler mes affaires avec lui. ”

Molock : “ C´est bon, c´est bon… Je ferais du pop-corn quand vous ferez votre combat de bitch. ”

Shadow : “ Hahaha, allez, on y va ! Direction… L´APOKROV ! ”

Molock : “ DOH ! T´es au courant ? ”

Shadow : “ Ah, crime, Molock, j´en sais des choses, moi-là… ”


Et c´est ainsi que les deux compagnons prirent le chemin ensemble, en direction de l´Apokirov. Tel que prévu, Constansa était toujours en vie, inconsciente sur le sol. Un léger filet de sang coula de sa tête, mais rien de bien grave pour sa situation. Ils la laissèrent en vie, avec le MK2 qui brûlait et qui propageait un peu de tibérium autour de lui. Le C4 au tibérium était une bombe beaucoup plus dangereuse que les conventionnels, qui faisait accroitre la progression du tibérium sur le sol beaucoup plus vite qu´à la normale, effet secondaire de l´explosion du C4. Ce n´était que le début pour le GDI… le début de leur CAUCHEMAR, car plus loin du MK2 se tenait deux hommes ayant des capacités uniques et cachés aux yeux de tous… À l´avenir, ils deviendraient le duo le plus dangereux et le plus sanglant que connaitra l´histoire de l´humanité. Ce duo, c´était… MOLOCK ET SHADOW !



À SUIVRE !

Share this post


Link to post
Share on other sites

Chapitre 5: Retrouvailles

Après cette aventure mouvementée, les deux frères d'armes décidèrent de rejoindre l'Apokirov, vaisseau spatial de commandement mobile du Général MartinMB. Après une absence de 5 longues années, ils auraient beaucoup à dire entre eux... Mais quelle était la véritable raison du retour de Shadow, puisqu'il fut exilé ? Et surtout, pour quelle raison le fut-il ?

Sur le chemin de retour, Shadow se mit à raconter comment il avait réussi à se faufiler à l´intérieur du tank Mammouth MK2 sans sonner l´alarme. Molock avait du mal à croire que Shadow ait pu détruire ce monstre robotique seul, sans l´aide de personne. Enfin, il n´était pas seul… Il avait effectivement l´intelligence artificielle Cabaal, qui lui a permis à paralyser E.V.A du GDI sans soucis. Molock fut étonné que Shadow ait en sa possession Cabaal, alors qu´il n´était réservé qu´à l´élite de l´élite du Nod… Il ne pouvait s´empêcher de savoir d´où l´avait procuré, avec la nano-combinaison.

Molock : “ Calisse, le gros… Cabaal, ton suit… Où est c´est que t´as pogné toute ça ? C´est pas le genre de stuff que les big guys du Nod portent ? ”
Shadow : “ Big guys ? Intéressant… Ben, comment te dire, on est aussi des big guys… ”
Molock : “ On est des Soviet-Nod, je te rappelle. On fait partie d´une catégorie à part du Nod… On est en fait une armée à part ! Martin nous dirige tous à son commandement personnel, sous les ordres du Boss ! ”
Shadow : “ Je sais, Molock. C´est pour cette raison que je viens vous revoir. ”
Molock : “ Pour que tu reviennes, faut que ça soit fucking important. ”
Shadow : “ Ça l´est, malheureusement… ”

Après avoir terminé sa phrase, les deux compagnons arrivèrent à destination. C´était une zone vide, entouré d´un cratère faisait un mètre de hauteur. La zone couverte était large, très large même. En fait, le cratère était suspicieux, car il n´y avait aucune trace de combat aux alentours de la zone, ni même de déformation environnementale. De plus, le sol était différent sur le cratère, comme s´il avait été ratissé pour accueillir quelque chose d´énorme, de gigantesque même. C´est alors que Molock s´arrêta, faisait signe à Shadow de faire de même. Ils attendirent patiemment, comme s´ils attendaient que quelque chose apparaisse devant eux. Soudainement, sortant de nulle part, un gigantesque vaisseau spatial ayant la forme d´un vieux dirigeable soviétique se mit à apparaitre par enchantement. Il était énorme, couvrant la quasi-totalité de la zone du cratère, qui faisait environ 250 mètres de long, 50 mètres de haut et 30 mètres en largeur. De la forme d´un dirigeable Kirov, ancien vaisseau de guerre communiste utilisé dans lors de la Guerre Froide, sa base fut modernisé pour permettre l´exploration et les combats spatiaux. Avec l´expérience des russes sur l´aérospatial, le groupuscule de MartinMB a pu réussir à créer un vaisseau pouvant rivaliser avec celui du GDI, le célèbre Kodiak. De couleur noir, avec les marques des Soviet-Nod, ce vaisseau était également peint avec le fameux “ visage ” que les concepteurs soviétiques avaient entrepris de déposer sur les Kirov de base. Les yeux menaçant et la bouche montrant des dents aiguisés, ce symbole de terreur ajoutait un certain charme au vaisseau, avec les lignes rouges qui constituaient les contours du vaisseau. L´extrémité du vaisseau vers l´avant avait sur lui une lance, jouant le rôle de proue et de bélier à la fois. C´était une lance très solide, issue d´une exportation japonaise et qui avait les mêmes composantes du nano-sabre de Molock, en remplaçant l´absorption du sang par les molécules d´acier des vaisseaux ennemis. De l´autre extrémité, vers l´arrière du vaisseau, se trouvait les réacteurs principaux du vaisseau qui permettaient le décollage dans l´espace. Il y avait les réacteurs secondaires sur les côtés et le dessous du vaisseau, facilitant les manœuvres lors des déplacements et des combats dans les airs et dans l´espace. Quant à l´armement, il était un vrai vaisseau de guerre : 2 énormes canons situés à la base du vaisseau issu des célèbres tanks Apocalypse de l´armée soviétique, utilisés lors de la Guerre Froide. Il y avait également tourelles anti-aériennes incrustés à l´intérieur des compartiments du vaisseau, se déployant lorsque des appareils ennemis étaient détectés, des tourelles lasers rasant les troupes au sol, infanterie ou véhicule de combat et même des armes au Tibérium expérimental. Le concepteur de ces armes était un génie sur la matière, et a voulu offrir un présent au Général MartinMB pour l´inauguration de son nouveau vaisseau de commandement. Cependant, rien de tout cela n´égalait les missiles nucléaires dont disposait le surnommé “ Nuke Master ” (Maitre nucléaire), qui avait une légère obsession sur les armes à destruction massives et nucléaires. Légère est un faible moi, puisque tout l´Apokirov, nom du vaisseau mêlant ceux des dirigeables Kirov et des tanks Apocalypse, fonctionnait entièrement à l´énergie nucléaire. Malgré les risques, c´était moins dangereux que d´utiliser le Tibérium, encore instable pour permettre l´utilisation sur des vaisseaux à grande échelle. De plus, c´était la seule source d´énergie qui avait la possibilité de faire décoller et fonctionner un tel vaisseau, vu la quantité astronomique d´énergie consommé par les armements et la mobilité. En bref, le Général MartinMB était le général responsable de la division nucléaire de la Confrérie de Nod, ayant toujours recours aux armes nucléaires lorsqu´il manquait de ressources pour des missiles au Tibérium. C´était une lourde tâche, puisqu´il était le responsable de l´armement lourd du Nod, tant sur les armes de destructions massives que sur les unités terrestre et aérienne du Nod. Pour cela, il a fait appel alors aux soviétiques, dont une division subsista en Russie lorsque la guerre du Tibérium éclata. Le blindage, lui, était massif et pouvait résister à des attaques de courtes et de moyennes portés. Pour celles à longues portés, il devait recourir aux boucliers dont disposait le vaisseau, ainsi qu´à une arme de défense développé par les soviétiques, le “ Rideau de Fer ”. Pour résumer, ce vaisseau était quasi-invincible, et il était mené par un psychopathe de première, un général n´ayant aucune considération pour ses ennemis, et punissant les faibles et les lâches de ses troupes. Pour les traitres, il se faisait une joie de les torturer de lui-même ou de laisser Molock s´en charger.

Alors, arrivant sur les lieux, ils se rendirent vers la base du vaisseau, où était entreposée l´entrée du vaisseau. Les deux canons étaient situés juste au-dessus, espacé par une solide base qui les faisait tenir la position sans risque de se détacher du vaisseau. L´alliage de titane était un excellent matériau pour ce rôle, recouvrant la base des canons, ce qui expliqua la solidité de la base à maintenir ces canons lourds pouvant tirer des obus 120mm. En plus de cela, les obus étaient nucléaires, pour ajouter un extra de dommage chez l´ennemi. Cela confirma la volonté du Nuke Master à détruire ses ennemis de manière brutale et douloureuse. Shadow était impressionné par cet armement, bien qu´il le trouve un tantinet excessif. Une passerelle se mit alors à s´ouvrir face aux deux hommes, affichant une énorme salle sombre. Ils entrèrent à l´intérieur, avec la passerelle qui se renferma en arrière. Des lumières s´allumèrent, éclairant ce qui devait être la salle d´armement et de débarquement du vaisseau. Shadow n´était pas rassuré, car il ressentait une présence malsaine autour de lui… Comme si quelqu´un l´observait des pénombres pour lui tendre un piège. Pourtant, son interface informatique ne prélevait aucune présence dans la zone, mais Shadow se méfia malgré tout. Son instinct de survie lui avait sauvé la vie plus de fois que l´interface de Cabaal, et il décida de rester ses gardes. Soudainement, une lame se glissa sous sa gorge, ce qui le paralysa net. Molock se retourna vivement, surprit de cette attaque sournoise.

Molock : “ What the fuck ?! Mais qu´est-ce tu fais, calisse ? ”
Shadow : “ Hum… Ça fait longtemps, le maudit crisse… ”
Inconnu : “ Qu´est-ce qui fait icitte ? C´est pu un nôtre, y´est un ennemi asteur ! ”
Molock : “ Mais non, y´a juste été exilé ! C´est pô la même chose ! ”
Inconnu : “ Pis ça ? Y´est pas le bienvenue pareil ! ”
Shadow : “ Je me doutais ben que tu m´accueillerais avec tant d´hospitalité, Phil-X !
Phil-X : “ Qu´est-ce que tu calisses icitte, toé ? Me semblait t´avoir dit de pu jamais remettre les pieds chez nous, esti ! ”
Shadow : “ Enlève-tout de suite-ton sabre, Phil-X. ”
Phil-x : “ Tu bouges, tu crèves ! ”
Molock : “ Tabarouette, Phil, fais pas ça ! ”
Shadow : “ Dernière chance… ”
Phil-X : “ T´es pas bien placé pour me dire quoi que ce soit… ”
Shadow : “ Tu l´auras voulu, le twit ! Cabaal, active le mode force. ”
Cabaal : “ Affirmatif. MAXIMUM STRENGHT ”

Shadow se mit à donner un coup de coude vers l´arrière, d´une vitesse affolante et d´une puissance incroyable. Phil-X eut tout juste le temps d´esquiver le coup à temps, en faisait un bond vers l´arrière, tel un ninja. Malgré tout, il prit peur un instant car le coup était vif, et il ne l´avait presque pas vu venir. Il remarqua également que la combinaison de Shadow émettait une lueur verte-sapin, signe qu´il avait enclenché le mode force de sa nano-combinaison. Ce dernier se retourna, les yeux délassés par la scène, comme s´il savait impertinemment que cela allait arriver à un moment ou un autre.

Shadow : “ J´suis tellement pas surpris que tu veuille tenter de me tuer, Phil… Par contre, tu auras beaucoup de mal à essayer. ”
Phil-X, pointant son sabre vers l´avant : “ Qu´est c´est que tu crisses icitte, toé ? Me souviens pô qu´on avait suspendu ton exil… ”
Shadow : “ Tu le sauras tantôt. Je te rappelle qu´aujourd´hui, c´est une journée importante pour nous tous, le gros. ”
Phil-X : “ Appelle-moi pô de même ! Tu vas repartir illico presto d´où est-ce que t´es venu, pis tu reviens pu jamais, compris esti ? ”
Shadow : “ Siiiiigh… Molock, pourrais-tu résumer la situation s´il te plait ? ”
Molock : “ Calisse, Phil ! Écoute, y m´a éviter un esti de gros trouble ! Sans lui, je serais peut-être pu en vie en ce moment, laisse-lui une chance, tabarnak ! ”
Phil-X : “ Comment ça ?! Toé, dans le trouble ? TOÉ, DANS LE TROUBLE ?! ”
Shadow : “ En effet… Si je n´étais pas intervenu, Molock serait mort à l´heure qu´il est. Estimons-nous chanceux que je sois passé par là au bon moment. ”
Phil-X : “ Toé, ta yeule ! Je t´ai pô parlé, faque tu ferme ta crisse de yeule, c´est tu clair ? ”
Shadow : “ Continue comme ça, et je m´efforcerais de ne plus me retenir contre toi… ”
Phil-X : “ Ah ouin ? Je veux voir ça, esti ! ”
Molock : “ Guys… ”

La tension était à son comble. Molock ressentait une haine refaire surface, ses deux autres compagnons se fixant droit dans les yeux. Il y avait une rage dans l´air, mais c´était surtout leurs regards menaçant qui inspirait la crainte, même pour Molock. Il n´y avait rien à faire pour ces deux-là, ils étaient une cause perdue. Une éventuelle réconciliation relèverait du miracle, et encore plus pour une amitié quelconque… Chacun avait ses raisons d´haïr l´autre, mais c´était du côté de Phil-X que ça brassait le plus. Il n´éprouvait aucun respect envers Shadow, et était incapable de le considérer comme un membre à part entière de la bande de Martin. C´était normal, puisque Shadow fut non seulement le dernier de la bande, mais également le seul qui n´était pas d´origine québécoise. Pour Shadow, Phil-X était tout simplement un enfoiré de première, auquel il n´inspirait pas de respect également. Il ne comprenait pas le fait qu´il se fasse rejeter par lui et les autres, alors que Molock fut le seul de la bande à rester ami avec lui. Pour Molock, c´était simple : Si vous partagiez ses goûts ou ses valeurs de la vie, il pouvait être en fait très sympathique et comique en plus. Phil-X et Shadow avait pu s´entendre très facilement avec lui, cela ne lui posait alors aucun problème. Il fut même le seul à avoir refusé l´exil de Shadow, mais comme il fut le seul à avoir pris cette décision, son vote ne fut pas pris en compte. Tout à coup, les 3 hommes entendirent une communication venant des haut-parleurs de la salle d´armement, ce qui attira leur attention.

H-P : “ Messieurs, vous êtes priés de rejoindre la salle de pilotage tout de suite, avant que je vous envoie promener dans un champ nucléaire sans protection ! ”
Phil-X, s´adressant aux haut-parleurs : “ Martin, Shadow est revenu ! Y faut le sortir d´icitte, tout de suite ! Ou si tu veux, je peux le tuer… ”
Shadow : “ Hoho… Essaye ! Mais essaye juste, pour voir ! ”
H-P : “ Ça suffit, vous deux ! Vous ramenez vos fesses icitte avant que je me décide pour vrai à vous envoyer en mission suicide encore ! ”
Phil-X : “ Mais, Martin… ”
H-P : “ PHIL ! ”
Phil-X : “ Bon, ok, c´est beau… ”

Phil-X n´insista pas plus. Il rengaina son sabre et s´éclipsa d´un coup d´œil, tel un ninja en mouvement. En fait, il était justement le ninja du groupe, agissant toujours seul et dans l´ombre. Il prenait toujours ses ennemis par surprise, et essaya le plus souvent possible de masquer sa présence. Il était évident qu´avec les technologies d´aujourd´hui, cacher sa présence relèverait du défi ultime, mais c´était justement la spécialité de Phil-X. Ainsi, il prenait cet avantage sur ses ennemis, ce qui lui a valu une certaine notoriété auprès de la Confrérie. Tout comme le reste de la bande de Martin, chaque membre avait en soi une spécialité unique. Phil-X avait acquis l´infiltration, Molock avait acquis le massacre avec la torture, Shadow avait acquis pour sa part l´adaptation de chaque style employé par ses camarades pour une situation donnée, et pour le chef, MartinMB, il était le dirigeant ainsi que le leader du groupe. Il manquait deux autres membres de ce groupe, ayant été perdu de vue et ayant changé leur vocation de l´aspect militaire. Néanmoins, ils étaient toujours le bienvenue de revenir dans le groupe, contrairement à Shadow. Celui-ci fut exilé du groupe, bien après le départ des deux autres membres du groupe. Il fut d´ailleurs la raison à laquelle le groupe se dispersa, et auquel Phil-X ainsi que les deux autres partagèrent un point de vue en commun, celui que Shadow était de trop. Seuls Martin et Molock pensèrent différemment, mais Martin changea d´avis rapidement, ce qui ne laissait que Molock pour défendre Shadow. Depuis, Shadow avait changé pour devenir plus mature, mais aussi plus réticent envers l´ancien groupe. Il n´était pas d´ailleurs revenu pour réintégrer la bande de Martin, mais pour des raisons différentes. Il devait rencontrer Martin au plus vite, malgré sa haine et sa rage qu´il porta en lui. Les nouvelles étaient urgentes, depuis que Molock s´est “ amusé ” avec le GDI. Mais il y avait autre chose pour Shadow… Autre chose qui le préoccupait depuis un très long moment, un vieux souvenir enseveli qu´il voulait oublier à tout prix. Il était venu spécialement ce jour-là, après 5 années d´exils. Même la réticence de MartinMB et de Phil-X n´aurait absolument pas arrêté Shadow de venir les voir à l´Apokirov. Ils allèrent vers l´escalier pour atteindre le niveau supérieur et se dirigèrent vers l´extrémité de la grande salle d´opération, là où est située la salle de pilotage, où se trouvait le général MartinMB. Celui-ci avait le dos face à ses amis, regardant droit devant lui les mains dans le dos. Sans se retourner, il s´adressa à Shadow avec une voix calme, ne se préoccupant du retour de Shadow.

MartinMB : “ Je croyais t´avoir dit que tu étais exilé, mon cher Shadow… ”
Shadow : “ Martinov… Moi aussi, je suis content de te revoir… Si on peut dire… ”
MartinMB : “ Martinov, hein… On ne change pas, même après 5 ans d´absences ? Tu es allé errer en Russie, auprès de Vodka ? ”
Shadow : “ Lui, au moins, fait pas son enfoiré pour des niaiseries. Je dirais même qu´il était un meilleur dirigeant que toi, mais ça, on le savait déjà… ”
Phil-X : “ Esti de calisse ! Y recommence, le trou de cul ! C´était pas assez l´exil, p´tit crisse ? ”
Shadow : “ Au contraire, mon cher, au contraire ! Je tenais à vous remercier de m´avoir exilé au final, c´est une excellente expérience à acquérir pour tout commando qui se respecte. ”

MartinMb se retourna, pour voir Phil-X surgir de nouveau en arrière de Shadow, son katana pointé sur le dos de Shadow. Il souria, avec sa casquette d´officier communiste sur la tête, un cadeau offert par un vieil ami à lui, le Grand Vodkamarade. Cette casquette d´officier marqua l´alliance des soviétiques avec la Confrérie du Nod, symbole d´une prospérité entre les deux armées ayant un ennemi commun, le GDI. Il s´avança donc vers ses amis, pour se tenir face à face à Shadow et lui tendait la main pour le saluer.

MartinMB : “ Toujours aussi grossier, mais au moins, il a mûri un peu. Ça me plaisir de te revoir, mon cher camarade. Pour ce qui est de Vodka, tu as raison sur ce point. Sa compétence en la matière ne peut être rivalisé avec quiconque, sauf avec les très hauts-gradés de notre Confrérie. Serrons-nous la main, veux-tu. Phil, tu peux disposer s´il te plait, merci. ”

Shadow se mit à serrer la main de MartinMB, non sans réserve, tandis que Phil-X rengaina de nouveau son sabre pour ensuite se dissimuler dans les pénombres de la salle. Molock, lui, était content de voir que Martin n´avait piqué une crise de colère en revoyant Shadow. La dernière altercation entre les deux était sur la limite du carnage, mais Shadow eut la brillante idée de ne pas engager le combat à cette époque. Depuis, 5 ans ont passés, et les revoilà se serrant la main, pour une occasion spéciale.

Shadow : “ Je ne suis pas venu pour tes enfantillages, Martinov ! Je suis venu aujourd´hui pour une raison particulière ! Ce n´est pas le fruit du hasard qui m´a amené ici, tu le sais bien. ”
MartinMB : “ Des enfantillages ? Je ne vois pas en quoi te serrer la main est un enfantillage… As-tu vraiment mûri, au final ? ”
Shadow : “ Là n´est pas la question. J´ai mon… deuil à faire. ”
MartinMb : “Hum, bien sûr… Je vois, c´est aujourd´hui. Tu t´en es rappelé, à ce que je vois… ”
Molock : “ Aaaahhhh fuck, c´est aujourd´hui, l´anniversaire de… ”
Shadow : “ Jamais je ne pourrais oublier ce jour… Jamais au fond de mon cœur je ne pourrais l´oublier… ”
MartinMB : “ Très bien, allons vers les quartiers de l´équipage. ”

Ils sortirent de la salle de pilotage pour atteindre les quartiers de l´équipage, situé au niveau supérieur de cet étage. Les quartiers de l´équipage étaient entreposés sur un long couloir où chaque côté renfermait les portes pour les chambres de l´équipage. Arrivant au bout du couloir, une stèle était déposée au milieu en l´honneur d´une personne chère au groupe de MartinMB, dont Shadow. Il s´avança d´un pas en avant et se mit à genou devant la stèle, les mains sur le genou et les yeux fermés. Il y eut une minute de silence pour commémorer la mort de leur frère et de leur camarade mort au combat, l´ancien maitre de Shadow, Mikakiller. Ce dernier recueilli Shadow alors qu´il n´était qu´un enfant soldat, et lui offrit une meilleur vie que celle qu´il avait connu. C´était par Mikakiller que Shadow intégra la bande de Martin officiellement, bien qu´ils se connaissaient à l´époque. Une larme coula le long de la joue de Shadow, ne pouvant oublier le sacrifice que son maitre a dû faire pour permettre à ses amis de s´enfuir. Il se rappela aisément cette journée, comme si c´était hier…

5 ans auparavant, quelque part proche de la frontière franco-suisse, aux Alpes

Le combat était perdu d´avance ! Les corps tombèrent un par un du camp de MartinMB. Ses troupes se faisaient décimer par celles de Zéphyr, un rival dans les rangs du Nod. Celui-ci avait ordonné ses troupes de tuer le plus d´hommes possibles, ne laissant aucune chance pour qu´ils puissent se replier. Étant le général responsable de la division cybernétique du Nod, il n´employa que des cyborgs pour mener à ses fins, composant 80 % de ses armées. N´étant disposé à ressentir des émotions, cela ne faisait que faciliter la tâche pour réduire leurs propres alliés. Pour Zéphyr, il n´avait qu´un but dans la tête : tuer son rival de toujours, celui qui n´a pas cessé de le narguer et même de tenter un coup d´état de son propre groupe, l´ancienne CWS, qui n´était tout autre que Mikakiller. Celui-ci essayait de détruire le plus de cyborgs possible, avec l´aide de son apprenti, le jeune Shadow. Étant de la classe Kerubim de la Confrérie, ils étaient dans l´élite des commandos du Nod. Le Kerubim Mikakiller et le chapelain Shadow combattirent ensemble côte à côte, ne laissant aucun répit aux cyborgs. MartinMB se contentit de mener ses troupes au combat, leur criant de ne pas perdre la position et de s´accrocher jusqu´au bout pour que Phil-X puisse trancher leur système neuronale afin qu´ils puissent être désactivés et que Molock puisse en détruire le plus qu´il peut. Malgré tout, même les atouts de Molock n´étaient pas des plus efficaces contre les cyborgs, mais il arrivait quand même à se débrouiller tout de même. Le nano-sabre faisait bien son travail en tranchant la tête des cyborgs, bien que cela ne les arrêta pas net. C´était pour cette raison que Phil-X faisait tout son possible pour désactiver le système neuronal des cyborgs, situés vers le centre de leur colonne vertébrale. Il était difficile d´accès malgré son emplacement, et il était alimenté par deux batteries, une principale et une de secours. Zéphyr avait pensé à ce genre de détail, qui était en quelque sorte le talon d´Achille des cyborgs. Toutefois, les troupes ennemis étaient beaucoup trop nombreux, faisait en sorte que Mikakiller voulu en terminer une bonne fois pour toute. Il sortit de sa position, auquel son apprenti fit de même. Cependant, il l´arrêta afin qu´il ne puisse pas le suivre, et lui pointa la position qu´il devait tenir.

Mikakiller : “ Mon frère… Tu dois rester ici. Je dois finir une bonne fois pour toute avec Zéphyr. Il s´agit de mon combat, et non du tien. Tiens la position et fais en sorte que nos troupes puissent battre en retraite. ”
Shadow : “ Jamais je ne te quitterais, maitre Mika ! Partout où tu iras, je te suivrais ! Je ne te laisserai pas vaincre Zéphyr seul, tu te feras tuer sans moi ! ”
Mika : “ Non, tu dois rester ! Cela ne te concerne pas, il s´agit d´une affaire que je dois faire seul. Tu es trop jeune pour mourir, tu as encore une vie devant toi. Je dois arrêter Zéphyr, seul ! ”
Shadow : “ Tu n´as aucune chance ! Tu vas te faire tuer ! C´est un psychopathe, pire que Molock ! ”
Mika : “ Personne n´est pire que Molock dans ce domaine, sois en sûr. Martin, je te confie mon élève. Fais en sorte… qu´il puisse avoir un enseignement décent et qu´il puisse un jour diriger nos troupes. Sonne la retraite, nous ne ferons que des morts pour rien. Je m´occupe de Zéphyr personnellement. ”
MartinMB : “ Je… Entendu, frère Mika. BATTEZ EN RETRAITE ! ”
Shadow : “ NON ! MIKA, N´Y VA PAS ! ”
Mikakiller : “ Je suis fier de toi, Shadow… Tu étais un petit frère pour moi. Vie ta vie, et profites-en autant que tu pourras ! ALLEZ, MARTIN ! ”
Martin : “ Compris, camarade ! ”

Martin s´en alla retenir Shadow, qui ne voulait pas quitter son maitre hors de vue. Celui-ci se dirigea calmement au milieu du champ de bataille, entre les soldats de MartinMB et les cyborgs de Zéphyr. Il avança vers le poste de commande de Zéphyr, auquel ce dernier l´attendit avec son sabre suisse. Mikakiller sortit également le sien, un katana japonais l´ayant servi lors de ses services au Japon. Les officiers de Zéphyr, seuls éléments humains de l´armée de Zéphyr, se retira de la zone pour laisser place aux deux hommes. Zéphyr avait donné l´ordre de laisser Mikakiller s´approcher, afin qu´il puisse l´éliminer de lui-même. Ils allaient faire un duel, comme tous bons gentlemen qu´ils étaient. Mikakiller fit même la fameuse claque traditionnelle, avec un gant de cuir, sur la joue de Zéphyr, pour lui montrer son intention de le provoquer dans un duel à mort. Zéphyr ne broncha pas, acceptant même la claque pour montrer son état civilisé de général européen. Mikakiller s´adressa à lui pour commencer le duel.

Mika : “ Je te provoque en duel, Zéphyr. Celui qui mourra aura perdu. ”
Zéphyr : “ Mais bien sûr, Mika ! Il ne peut y avoir qu´un vainqueur, et ce sera moi, bien évidemment ! Prépare-toi à ta perte, sale traitre ! ”
Mika : “ Nous verrons bien, Zéphyr… En garde ! ”

Les deux hommes se mirent en garde, l´un ayant une pose d´escrime tandis que l´autre dressa son sabre en avant de lui, les deux mains sur le menuki. Ils se regardèrent et se déplacèrent tranquillement en rond. Aucun des deux ne porta le premier coup pendant une longue minute, auquel Martin et Shadow purent assister de loin. Tout à coup, Mika porta le premier coup sans attendre, percutant violemment le sabre de Zéphyr. Des étincelles jaillirent de l´altercation, tandis que les deux se forcèrent pour déséquilibrer l´adversaire. Bien que Mika soit entrainé à combattre avec un sabre, la maitrise de l´escrime de Zéphyr n´était pas à sous-estimer. Ils étaient à force égale, ne montrant aucune faiblesse à l´opposant. Mika continua de ruer des coups violents sur le sabre de Zéphyr, qui résistait toujours à chaque altercation. Les coups étaient si violents que des étincelles jaillirent à chaque fois que les sabres s´entrechoquèrent. Il n´y avait aucun des sabres qui disposaient d´un quelconque avantage sur l´autre, ce qui faisait que seule la force physique des deux hommes était en mesure de donner la victoire. Petit à petit, Mika se fatigua de ruer de coups à la chaine, tandis que Zéphyr résista, attendant patiemment que Mika puisse s´épuiser à la longue, et ainsi, lui porter le coup de grâce. Après un dernier coup de sabre, Mika s´arrêta, l´air épuisé pour reprendre son souffle, tandis que Zéphyr tendit sa chance pour amener un coup vers Mika en direction de son coup. Mika attendit au dernier moment pour se baisser, répliquant de justesse pour rediriger le sabre de Zéphyr dans la direction opposée. Il faisait semblant de s´être fatigué, voulant baisser la garde de Zéphyr qui attendrait cette chance de lui porter le coup final. Du coup, Zéphyr ne s´attendait pas à cela et se déséquilibra pendant un court moment, auquel Mika saisit la chance pour tenter de trancher le visage de Zéphyr. Son sabre atteignit l´œil droit de Zéphyr, ce qui lui défigura le visage et lui fit perdre son œil.

ZÉPHYR : “ AAAARRRGGHHH ! ESPÈCE DE SALAUD ! TU VA PAYER, ENFOIRÉ DE MERDE ! ”
Mika : “ Tu as perdu, Zéphyr ! ”
Zéphyr : “ NON, PAS CONTRE TOI ! ”

Zéphyr, sur la colère, se mit à appuyer un bouton sur sa ceinture, duquel des mini-tourelles sortirent de la place. De grosses décharges électriques se mit à électrocuter Mika, surprit par cette tentative lâche de Zéphyr, dont il croyait que le combat serait équitable. Il tomba de douleur, s´effondrant sur le sol tandis que Zéphyr s´avança lentement pour brandir son sabre vers le haut. Mika lâcha un dernier commentaire avant que Zéphyr s´apprêta à le finir.

Mika : “ Espèce de lâche ! ”
Zéphyr : “ AHAHAHAH ! CRÈVE, SALE CHIEN ! CRÈVE ! ”

Zéphyr n´attendit pas plus, il trancha la tête de Mikakiller qui roula au sol sur quelques mètres, sous les yeux horrifiés de ses amis. Martin ferma les yeux, ne pouvant plus regarder la scène encore tandis que Shadow, les yeux et la bouche grande ouverte, commença à crier de désespoir devant la mort de son maitre.

Shadow : “ NOOOOOOOOON !!! NOOOON, MIKA ! ”

Il remua dans tous les sens, tandis que Martin chercha toujours de le retenir. Phil-X et Molock, ayant assisté également à la scène, aidèrent Martin à le retenir pour qu´il ne puisse pas aller à la rencontre de Zéphyr. Ce dernier était émerveillé car il venait enfin de tuer son plus vieux rival de toujours. Martin et les autres prirent Shadow avec eux, afin qu´ils puissent s´enfuir dans un transport souterrain, loin de Zéphyr. C´était trop risqué d´affronter Zéphyr sur son propre territoire, et il était trop tard pour recueillir le corps de Mika. Alors que les troupes de Zéphyr cherchait à stopper les fuyards, il décida d´en annuler l´ordre.

Zéphyr : “ Laissez-les s´enfuir… Oui, laissez-les être témoins de leurs faiblesses ! Je veux qu´ils disent au monde entier que nous venons de tuer le légendaire Mikakiller. Non, que JE viens de le tuer, MOI ! De toute façon, ils m´importent peu. Laissons-les s´enfuir comme des lâches, AHAHAHAHA ! ”
Officier de Zéphyr : “ À vos ordres, monseigneur ! ”

Le transport souterrain a pu s´enfuir dans les temps, laissant sur son sillage une équipe dépassé par la situation… Ils venaient de faire face à l´une de leur plus grande défaite dans leur histoire, et surtout, de perdre un précieux ami. Le cœur lourd, chacun d´eux avait songé à ce que l´action de Mika a pu leur permettre dans cette bataille. Ils savaient très bien que Mika n´avait aucune chance contre Zéphyr, non pas à cause de ses compétences de combat en mêlée, mais bien à cause des coups bas que Zéphyr pouvait lui réserver si jamais il parvenait à le vaincre. Shadow, quant à lui, pleura en silence. Les larmes lui coulaient les joues, tandis que la rage à l´intérieur de lui n´espérait qu´une chose : tuer Zéphyr, et venger son maitre ! D´habitude, il ne laissa pas ronger par les émotions, mais c´était beaucoup trop pour cette fois-ci. Martin, lui, était triste de voir son ami en face de lui pleurer la mort de son ami. Il venait de perdre son second meilleur ami, auquel il a toujours été avec lui jusqu´au bout depuis le début. Il s´adressa doucement à Shadow, qui regardait toujours vers le bas, trop démoralisé par ce qui venait de se passer.

MartinMB : “ Nous vengerons Mika… Et nous tuerons Zéphyr ! ”

Il serrait son poing très fort, enveloppé par un gant de cuir, avec la conviction de se venger de la mort de son ami. Ils se rendirent vers la demeure de Mika en France, afin de lui faire ses adieux et de lui construire une stèle en sa mémoire. Quelques heures passèrent, toujours sur la tourmente de Zéphyr et sur la perte de leur camarade. Ils étaient en deuil, debout devant la résidence de Mikakiller. Personne ne s´exprima, tant ils avaient du mal à saisir que Mikakiller, le légendaire Kerubim de la Confrérie du Nod, a perdu la vie contre Zéphyr. Shadow était incapable de supporter la douleur, pareil pour MartinMB. Les deux étaient sous le choc, ayant perdu leurs pensées envers l´un de leur précieux camarade. Cela ne les affecta en rien de bon, désagrégeant leur personnalité pour devenir plus morose et plus cynique qu´auparavant. Depuis ce jour, Shadow et Martin étaient voués à changer le monde, à le rendre meilleur en se débarrassant de la vermine qui grugeait l´humanité dans des sales guerres qui ne faisaient que se perpétuer. Martin avait une idée en tête, alors que Shadow ne vit que ses jours s´assombrir, tant qu´il n´avait pas la tête de Zéphyr dans ses mains. Même dans ses sommeils, il était incapable de penser à autre chose qu´à la mort de son maitre. Il fut toujours agité lorsqu´il dormait, et se réveilla complétement aux milieux des nuits en plein cauchemar, ne revoyant que la scène de l´exécution de son maitre. Bref, il allait finalement devenir ce dont il avait acquis comme nom de code : une ombre. Tout bascula un jour, lorsqu´un événement imprévu le rendit fou de rage…

Le haut commandement du Nod avait décidé ce jour-là que les deux camps devaient entamer une trêve, afin de renforcer la situation de la Confrérie. Les divisions au sein du Nod ne faisaient que renforcer la faiblesse de la Confrérie face au GDI, ce qui leur donna un sérieux avantage dans la guerre. Kane lui-même avait demandé à ce que chaque sous-armée des sous-généraux se regroupent pour ne devenir qu´une seule armée, aux ordres de Slavik. La trève entre l´armée de Martin et celle de Zéphyr se passa à Rome, sous la surveillance du Général Tchutch, responsable de la zone européenne contrôlé par la Confrérie du Nod. Ils durent signer un arrangement afin de permettre la fin des hostilités entre les deux camps, malgré la mort de Mikakiller. Martin, contre son gré, accepta de signer la trêve pour permettre d‘assurer la victoire au Nod, tout comme Zéphyr, dont il ne pouvait ignorer les ordres de ses supérieurs hiérarchiques. Le traité de Rome a ainsi permis une pseudo-réconciliation entre les deux camps, bien qu´une tension subsiste entre les deux. Pour Shadow, c´était intolérable ! La trêve était une mauvaise idée selon lui, quitte en plus à devoir aider l´armée de Zéphyr en cas de besoin. Il ne savait pas comment prendre la nouvelle, en visualisant comme une occasion de tuer Zéphyr de l´intérieur ou non. Après tout, cette trêve pouvait lui permettre de s´approcher de Zéphyr et de l´assassiner, et ainsi, venger la mort de Mikakiller tout en prenant contrôle l´armée de Zéphyr. Il attendait le retour de Martin, tout comme le reste de la bande, pour connaitre la suite des opérations. Ils veillèrent près des tunnels souterrains de la Confrérie, d´où ils étaient venus pour rejoindre la signature du traité. Après que Martin eut fini les préparatifs lors du traité, il s´en alla rejoindre les autres dans le véhicule de transport souterrain qu´ils avaient utilisé pour venir à Rome. Arrivé dans les lieux, il informa ses compagnons de la situation et de ce qui devait se passer par la suite.

MartinMB : “ Bon, je suis de retour… Alors, disons que ce traité niaiseux m´a permis d´avoir pogné des échelons. ”
Phil-X : “ C´est-à-dire ? ”
MartinMB : “ Ben, que je peux enfin former ma propre armée personnelle asteur ! ”
Molock : “ C´était pô le cas ? ”
MartinMB : “ Nan, j´étais juste responsable de l´armement lourd pis des Nukes du Nod… Asteur, je peux enfin créer ma propre division du Nod, avec le consentement de Kane et du haut-commandement. Faque là, on va aller en Russie pis on va se créer une armée de bourrins avec nos amis soviétiques ! ”
Shadow : “ Et Zéphyr… ? ”

MartinMB savait impertinemment que Shadow allait lui poser cette question, dont tout le monde voulu éviter le sujet. Seul Shadow était en mesure de parler directement du sujet tabou, depuis la mort de leur camarade… Martin ne savait trop quoi répondre, et puisqu´il avait posé la question, ce n´était pas nécessaire de détourner le sujet.

MartinMB : “ Hem… Eh bien… On lui confier la responsabilité de… ”

Martin hésita avant de poursuivre sa phrase. Quoi qu´il dise, cela ne calmerait pas Shadow, mais il savait aussi que s´il ne disait rien, Shadow ne le laisserait pas tranquille. Ce dernier le fixa droit dans les yeux, attendant qu´il poursuive sa phrase.

Shadow : “ Oui, continue. ”
MartinMB : “ Siiigh… De fabriquer des armes au Tibérium. En gros, il sera celui qui s´occupera de la conception des armes au Tibérium de la Confrérie. ”
Shadow : “ Et c´est tout ? ”
MartinMB : “ En gros, oui… Calisse Shadow, c´est pô moi qui décice, faque on laisse tomber les détails, simonac ! ”
Shadow : “ Bien sûr… ”

Shadow se leva, et se dirigea vers MartinMB qui se tenait debout en avant d´eux. Il s´approcha de lui, et lui dit tout doucement ceci.

Shadow : “ Donc, je résume… Tu dis que cet enfoiré de Zéphyr reçoit l´honneur de concevoir les premières armes au Tibérium de la Confrérie pour NOTRE cause à tous, tandis que nous autres, on va aller voir les soviets leur demander de nous refourguer du vieux matos de guerre datant de l´ère communiste pour les mélanger à notre matériel avancé ? Je te suis bien, là ? ”
MartinMB : “ Oui, Shadow, c´est en plein ça. ”
Shadow : “ Pis toé, tu n´as absolument pas demandé quoi que ce soit pour la mort de Mika, et tu veux qu´on accepte gentiment de s´allier avec cette espèce d´ordure, sans notre approbation ? En gros, tu laisses Zéphyr recevoir les louanges de nos chefs, tandis que toé, tu décides de nous ramener encore plus bas ? ”
Phil-X : “ Hey, surveille ton langage, le jeune ! ”
Shadow : “ Toé, on t´as pas sonné ! ”
Phil-X : “ S´cuse-moé ? T´es qui toé, pour me donner des ordres, le p´tit crisse ? ”
MartinMB : “ Bon, ça suffit, vous deux ! ”
Shadow : “ Tabarnak, viens pas me dire que t´es d´accord avec, Phil ! Calisse, on nous a punit pour s´en prendre à Zéphyr, et on fait rien pour nous faire justice à la mort de Mika ! Comment c´est censé être équitable, esti ? ”
Phil-X : “ C´est pas à nous d´en décider, le jeune ! On a reçu nos ordres, et on va les suivre. Si t´es pas content, t´as qu´à décalisser de ton camp ! ”
MartinMB : “ Effectivement, Phil a raison sur un point. Les ordres émanent d´en haut, il faudra se contenter de les suivre pour le moment… ”
Shadow : “ J´espère sincèrement que tu vas pas te laisser faire de même, tabarouette ! Tu prévois tu au moins de l´assassiner ? ”
MartinMB : “ Pardon ?! ”
Shadow : “ Ben oui, crisse ! On l´assassine quand il a le dos tourné, et on jette le blâme le GDI pour avoir tenté de le tuer, à cause qu´il voulait développait des armes destructrices au Tibérium ! ”

MartinMB et Phil-X regardèrent Shadow avec un drôle de regard. Il ne comprenait pas du tout la situation. C´était exactement ce que voulait éviter le Confrérie du Nod en ce moment, et il proposa de jeter de l´huile sur du feu qui venait de s´éteindre, pour le rallumer tout de suite après et le rendre encore plus grand et plus dangereux. L´instabilité des différentes factions au sein du Nod faisait en sorte que la Confrérie se divisa plus qu´il le fallait, et il fallait remédier à la situation. Shadow, lui, ne pouvait enlever cette idée de la tête… Tuer Zéphyr, le faire assassiner dans ses moments de gloire, et montrer aux gens qu´il n´est rien d´autre qu´un simple homme fait de chair et de sang. D´habitude, il suivait toujours les ordres à la lettre, mais c´est fois-ci, il ne voulait pas les suivre. Seul Molock, resté dans son coin, regardé tout cela devant lui. Il ne voulait pas intervenir, car ce n´était pas à lui d´en décider. Il était le plus dangereux de la bande, il n´en restait pas moins que MartinMB resta le chef du groupe. Celui-ci commença à perdre patience avec Shadow. Bien qu´il comprenait sa colère contre Zéphyr, Shadow devait rester lucide pour permettre le retour à une stabilité au sein de la Confrérie. Or, tuer Zéphyr ne réglerait pas la question, elle ne ferait que l´aggraver. Il devait assurer que la trêve fasse son effet pour vaincre le GDI, ou la guerre serait perdue.

MartinMB : “ Shadow, ton idée est si stupide que ça provoquera notre perte… Tabarnak, tu te sers tu de ta tête des fois ? ”
Shadow : “ Oui, je m´en sers là-là ! Tu laisses passer une telle occasion de nous débarrasser de notre véritable ennemi ! À quoi bon attaquer le GDI si nous sommes vulnérables en ce moment ? ”
MartinMB : “ JUSTEMENT ! Cette vulnérabilité vient du fait qu´on se pétait la gueule, ce qui leur donnait un sérieux avantage. Là, tu vas nous laisser faire et rester sagement à ta place. On va pas rompre une trêve signée sous les ordres du commandant Tchutch juste à cause de tes caprices à la con ! ”
Shadow : “ MES CAPRICES ? TU OSES DIRE QUE LA MORT DE MIKA EST UN VULGAIRE CAPRICE ? ”
Phil-X : “ HEY, ÇA SUFFIT ! Arrête de crier, calisse ! Oui, tu fais ton capricieux ! Faque, fais ce que Martin t´as demandé, pis assis-toé ! ”
Shadow : “ TOÉ, ON T´AS RIEN DEMANDÉ ! ”
PHIL-X : “ ESTI DE MORON ! ”

Phil-X agrippa le col de Shadow, alors que celui-ci lui adressa un coup de poing sur le visage. Ils commencèrent tous les deux à se battre, sous les yeux choqués de leurs amis. La bataille faisait rage, avec plusieurs coups de poing et de coup de pieds un peu partout. Molock intervenu pour les arrêter, tandis que MartinMB recula pour ne pas se prendre un coup lui aussi. Molock les sépara facilement, retenant Shadow de son côté et repoussant Phil-X de l´autre bord. MartinMB était sur la crise de nerfs ! Il allait exploser sa rage, ne pouvant plus se retenir contre ses idioties.

MartinMB : “ CALISSE DE TABARNAK ! VOUS ALLEZ M´ARRÊTER CES NIAISERIES TOUT DE SUITE ! FOR FUCK SAKE, SHADOW ! C´EST MOI QUI COMMANDE ICITTE, PAS TOÉ ! FAQUE ON FERA CE QU´ON NOUS A DEMANDÉ DE FAIRE, C´EST TU ASSEZ CLAIR ?! ”
Shadow : “ MERDE, MARTIN ! C´est pas possible… Tu as pactisé avec l´ennemi ! ”
MartinMB : “ NOS ENNEMIS, SHADOW, C´EST L´OSTI DE GDI DE MARDE ! CE-N´EST-PAS-ZÉPHYR ! ”
Shadow : “ SI, Y´EST UN ENNEMI ! ”
MartinMB : “ Je te préviens, si tu continues de même, je t´assure que tu vas passer un sale mauvais quart d´heure ! ”

MartinMB avait la rage. Il bavait autant qu´il criait. Sa colère avait atteint le pic, et il était prêt à sanctionner le jeune Shadow de manière grave. Celui-ci ne prit pas l´avertissement au sérieux, et il alla le provoquer, en disant ce qu´il n´aurait sûrement jamais dû dire…

Shadow : “ T´as pas les couilles pour ça, de toute façon ! T´en avais pas pour sauver Mika, pis ça a pas changé maintenant ! ”

Cette fois, c´en était trop. MartinMB devint rouge de colère et resserra ses poings. Il ne pouvait plus tolérer son attitude, et décida de passer à l´acte.
MartinMB : “ Tu l´auras voulu… Tu as dépassé les bornes ! ”
Shadow : “ Ah ouin ? Qu´est-ce tu vas faire ? ”
MartnMB : “ Shadow… ”

Il s´approcha doucement vers lui, son regard fixant directement droit sur ses yeux. Cette fois, il devint sérieux.

MartinMB : “ C´est décidé. Shadow, sous l´ordre de le Confrérie du Nod, tu es banni de notre faction ! Tu seras exilé de nos territoires à partir de maintenant. Tu ne fais plus partie des nôtres désormais. Si pour toi, notre vrai ennemi, c´est Zéphyr, c´est que tu es devenu un… ”

Il hésitait avant de prononcer ces mots. Il n´était pas du genre à le dire à un ami proche, mais il n´avait plus le choix, concrètement.

MartinMB : “ Tu es… un traître ! ”

C´était dit. Il venait des mots tabous. Pour porter une telle accusation envers un ami proche, il fallait vraiment être sûr de ce qu´on avançait. Shadow n´était pas un traitre, mais c´était assez percutant pour qu´il saisisse ce qu´il venait d´entendre.

Shadow : “ Je suis… un traître ? ”

Shadow se calma, ne remuant plus du tout. Molock le relâcha, voyant qu´il s´était enfin calmé. Shadow, de toutes ses forces, envoya un énorme coup de poing dans la face de MartinMB. Ce dernier tituba, avant de tomber par terre. Phil-X arriva pour relever Martin tandis que Shadow se mit à leur crier dessus.

Shadow : “ TRÈS BIEN ! Je vais décrisser mon camp d´icitte ! Ça se voit que j´suis de trop ! Mon tabarnak de calisse ! ”
Il se rua vers l´extérieur, récupérant ses affaires au passage. Il était enragé et attristé à la fois, ayant été affligé par cette accusation infondée. Il ne savait plus quoi penser et chercha à trouver refuge auprès de vieux alliés qu´ils avaient rencontré sur leur sillage. Pour la bande de Martin, c´était le début d´une nouvelle ère…

De retour au présent

Shadow se releva, après s´être remémoré de vieux souvenirs d´antan. 5 années venaient de passer, et ce qui aboutissait au final fut la défaite du Nod. Pourtant, ce n´était pas une défaite totale, puisque cela a rendu la Confrérie beaucoup plus forte que jamais. Malgré une sale guerre, cela a permis à beaucoup de devenir plus puissant, et plus confiant que jamais. C´était le cas pour la bande de Martin, dont chacun d´entre eux avaient changé au cours de la guerre. Au final, cet exil fut bénéfique pour Shadow ainsi que pour le reste de la bande. Il fallait malheureusement la mort d´un frère d´arme pour que tout cela arrive. Cette fois, ils étaient prêts pour vaincre leur ennemi, le GDI.

Shadow : “ Je suis pas revenu pour vos beaux yeux, les boys. J´suis là parce qu´on aura beaucoup de business à faire dans pô long. ”
MartinMB : “ En effet… D´ailleurs, ça me trotte la tête, ce que tu portes. C´est quoi ton suit, au juste ? D´où est-ce tu l´as pognée ? ”
Shadow : “ Ahhh, ça… Vous devinerez jamais d´où est-ce que je l´ai pogné. ”

Il sourit, en se rappelant définitivement ce moment où il avait “ emprunté ” la nano-combinaison.

Pendant ce temps, en Suisse,

Zéphyr se mit à regarder la chaine de montagne qui se dressait en face de lui, à l´intérieur de son manoir. La grande vitre du salon permettait de visualiser l´ensemble de la chaine, avec Neuchâtel en-dessous. Il inspira lentement, se remémorant de vieux souvenirs du passé. Cela faisait 5 longues années qu´il avait tué Mikakiller, son ancien rival de toujours. Aujourd´hui, il ne restait plus que MartinMB et l´apprenti de Mika, Shadow. Ce dernier était sur la liste noire de Zéphyr, après avoir commis un crime impardonnable : Voler un exemplaire de la nano-combinaison. Il voulait le retrouver pour lui trancher la tête, comme il l´avait fait pour son ancien maitre. Il songea également à la cicatrice qui marqua son visage à jamais. Alors qu´il était perdu dans ses pensées, un de ses officiers arriva dans le salon de son manoir pour lui transmettre une nouvelle.

Officier : “ Monseigneur… Nous avons repéré une signature thermique en zone nord-américaine. Il s´agirait bien d´explosifs C4 au Tibérium, utilisés par nos troupes de choc. La cible était le tank Mammouth MK2 du GDI, mais nous ne savons pas encore ce qui a poussé le GDI à vouloir déployer leur engin de guerre… ”
Zéphyr : “ Hum… Je crois le savoir. Le GDI voulait sortir l´artillerie lourde, alors ça devait être Molock… Oui, ça ne peut être que ça… ”

Il se retourna en face de son officier. Ce dernier ne pouvait éloigner son regard de l´œil de Zéphyr, qui fut remplacé par un œil cybernétique de dernière génération. Il s´agissait d´un œil robotique, rattaché au cerveau avec un nerf optique artificiel. L´œil en question abordait un style particulier, où les lignes tracées se rejoignirent vers le centre pour former une sorte de spirale qui afficherait le logo du Nod. N´étant pas activé, au vu que son œil reflétait les lumières extérieures, il ne voyait seulement que d´un œil en dehors des combats. Les mains sur le dos, il s‘avança vers son officier pour lui donner ses ordres.

Zéphyr : “ Préparez ma navette… Il est enfin temps de réagir ! ”
Officier : “ Oui, monseigneur ! ”

L´attente allait bientôt se terminer… Cette fois, Zéphyr allait bientôt reprendre sa revanche et faire l´insolence que Shadow lui a adressée lors du cambriolage.

Zéphyr : “ J´arrive, petit insolent ! Cette fois, tu ne m´échapperas pas ! Tu le payeras cher, je te le garantis… ”

 


À SUIVRE !

Share this post


Link to post
Share on other sites

Chapitre 6: Mc Neil

Les guerres amènent toujours ses lots de héros, ces individus hors nomes qui font toujours la différence pour la victoire. Parmi ceux-ci, il y avait Mc Neil, héros de la Seconde Guerre du Tibérium, qui a pu favoriser la victoire au GDI. Néanmoins, même un héros pouvait se heurter à des obstacles qui dépassent leur entendement… Alors que Mc Neil croyait avoir vaincu le Nod pour de bon, il ne savait pas qu´en fait, il n´a fait que le rendre plus fort, comme l´avait souligné Kane… Et il l´apprendra à ses dépens.

Quelques heures avant l´incident du MK2…

Ça y´est ! Solomon avait enfin trouvé la menace ! C´était le seul danger qui avait été rapporté par les éclaireurs du GDI depuis la mort de Kane et de la dissolution du Nod. Cette menace ne ferait pas long feu contre le Mammouth MK2, ça il en était certain ! Il ne comprenait pas bien l´origine de ce danger, mais il n´y accordait pas d´importance. Le Nod était vaincu, c´était ce qui comptait. Pour lui, c´était seulement une dissidence d´un pseudo-groupuscule qui s´était libéré des ordres de Kane, pour former une nouvelle faction du Nod. Il allait s´en débarrasser pour de bon, sans laisser le temps de les laisser former quoi que ce soit. En détruisant cette quelconque menace, il apporterait un message clair à la Confrérie : Le GDI était toujours actif ! Peu importe leurs actes, le GDI ne les laisserait pas faire. C´était ce qu´il croyait au début…

Pour ce faire, Solomon allait faire appel à son meilleur élément, le commandant Mc Neil. Celui-ci était capitaine du vaisseau spatial principal du GDI, le Kodiak. Il devait assurer le transport du Mammouth MK2, étant donné que le véhicule de combat était beaucoup trop imposant pour être transporté par les transports Orcas. De plus, le Kodiak était le seul vaisseau du GDI à pouvoir se déplacer d´un bout du monde à l´autre en quelques heures sur Terre. À ce moment-là, il n´y avait qu´un Mammouth MK2 déployé en Amérique du Nord, situé à la frontière américano-canadienne. Cette base frontalière servait de repaire pour le GDI afin de suivre le déroulement des opérations effectués au sein des deux pays, régis par leur gouvernement en collaboration avec le GDI. Mc Neil fut lui-même amené à déployer son Kodiak vers cette base afin d´acheminer le transport du MK2 vers les Laurentides au Québec. Pendant que son équipage organisait la montée du MK2 à l´intérieur du Kodiak, Mc Neil reçut un message provenant du général Solomon.

Solomon : “ Mc Neil, ici le général Solomon. Est-ce que vous me recevez ? ”
Mc Neil : “ Cinq sur cinq, général ! Alors, comment ça va là-bas ? Ils tiennent bien le coup ? ”
Solomon : “ Pas pour très longtemps… J´ai bien peur qu´il leur manque du temps pour qu´ils puissent fuir, mais on a plus le choix. Est-ce que le MK2 est à bord du Kodiak ? ”
Mc Neil : “ Il est pratiquement rentré, c´était plus long que prévu, au vu de sa grosse taille, mais on y est arrivé ! Il manque plus que votre signal, et on est parti ! ”
Solomon : “ Très bien. Dès que vous serez prêt, vous allez immédiatement décoller pour vous diriger vers la zone de largage. Faites en sorte que vous ne soyez pas à découvert, il nous faut l´élément de surprise intact ! ”
Mc Neil : “ Pas de souci, général ! ”
Solomon : “ Bien. Solomon, terminé. ”

L´écran principal se remit à afficher les fenêtres principales de l´ordinateur de bord du Kodiak. Pour Mc Neil, cela lui donnait une chance de résoudre les énigmes suite à la mort de Kane. Depuis que son corps fut introuvable, il était anxieux d´avoir à nouveau faire face à Kane et à une autre de ses machinations, alors qu´il croyait en avoir fini avec le Nod pour de bon. Personnellement, il aurait voulu enquêter un peu plus sur le sujet et arrêter par lui-même cette soi-disant “ menace ” avec le Kodiak. Solomon, de son côté, voulait débarrasser au plus vite toute trace restante de la Confrérie, quel qui soit. Mc Neil suivi les ordres sans discuter, malgré son mécontentement. Chendra, son bras droit, l´extirpa de ses pensées, pour lui annoncer que le MK2 fut complétement introduit à l´intérieur du Kodiak.

Chendra : “ On peut partir, Mickael. Le MK2 est à bord. On est prêt pour le décollage. ”
Mc Neil : “ Enfin, pas trop tôt ! Allez, on dégage d´ici, Solomon veut pas qu´on traine ici trop longtemps, ou nos troupes vont se faire décimer ! ”
Chendra : “ Ok, boss ! Et c´est parti ! ”
Brink : “ Paré au décollage. ”

Pendant que Brink, pilote du Kodiak, s´apprêta à diriger le Kodiak en hauteur, Chendra se retourna pour demander à Mc Neil si tout allait bien de son bord.

Chendra : “ Est-ce que tout va bien, Mickael ? ”
Mc Neil : “ Ouais… C´est juste que… Siiigh… ”

Mc Neil soupira. Il n´était pas confiant au vu de cette opération. Pourquoi déployer le Mammouth MK2 pour “ un seul type ” ? C´était ce que les rapports ont établis : Un individu agissant seul ayant décimé 3 bataillons entiers sans assistance. À présent, il allait faire du 33e régiment des Griffes d´Acier le quatrième de sa liste. Comment cela pouvait être possible ? Personne n´a su le repérer, ni retrouver sa trace. La dernière fois qu´on a pu identifier sa position, c´était au Québec, après s´être débarrassé d´éclaireurs qui patrouillaient une zone démilitarisée à la recherche d´éventuelle trace de la Confrérie au Canada. Pour couronner le tout, il faut que le Kodiak se mobilise pour transporter le Mammouth MK2 vers cette zone pour éliminer UN SEUL individu. Pour Mc Neil, c´était totalement absurde !

Mc Neil : “ Tout ça n´a aucun sens ! Le MK2 déployé pour s´occuper d´un seul type ?! Et nos bataillons qui se font décimer les uns après les autres par ce même type ?! Mais enfin, comment c´est possible, tout ça ? ”
Chendra : “ Faut pas chercher la logique, mon vieux… On a eu le Tibérium avec ses mutants et on a découvert un vaisseau alien qui s´est écrasé ici y´a pas mal de temps… En bonus, on a eu Kane. Alors, tu sais, un type bizarre de plus, moi, je suis plus étonné du tout… ”
Mc Neil : “ Oui, mais là, c´est pas pareil ! On a affaire à UN TYPE ! UN HOMME ! Il arrive à foutre la raclée du siècle à nos meilleures troupes, et il se montre APRÈS avoir vaincu la Confrérie. Y´a rien de normal dans tout ça… J´ai un mauvais pressentiment… ”
Chendra : “ Bof, tu te fais du souci pour rien… Depuis que cette sale météorite a percuté la Terre, y´a plus rien de pareil ici… Alors, faisons ce que nous savons le mieux à faire ! ”
Mc Neil : “ C´est-à-dire ? ”
Chendra : “ Buter du Noddie ! ”

Mc Neil souri après l´affirmation de son compagnon. Il est vrai qu´il s´inquiétait beaucoup trop pour rien, après tous ces événements surnaturels… Néanmoins, il ne pouvait retirer l´inquiétude qui pesait dans son cœur. Kane était une menace considérable, auquel il l´avait tué pour mettre fin à la guerre. Puis, con corps disparait après l´avoir embarqué dans le Kodiak, et là, comme par hasard, un drôle d´individu apparait pour mettre le chaos au sein des troupes du GDI, sans qu´on puisse l´arrêter. Il espérait tant bien que mal que le MK2 pourra l´arrêter définitivement. Le Kodiak avait fait une bonne distance depuis la base frontalière et arriva aux abords de Montréal. Il fallait que Mc Neil et son équipage puissent garder l´effet de surprise pour que l´ennemi ne se doute pas de ce qu´il pourrait arriver. C´est là qu´ils allaient rentrer en action.

Mc Neil : “ OK, Brink. Il faut qu´on survole la zone en basse altitude à partir de cet instant. On va y aller doucement, il ne faut pas que notre “ colis ” puisse s´endommager à l´atterrissage. ”
Brink : “ Oui, chef ! ”

Brink se mit alors à diriger le Kodiak en basse altitude, en s´approchant progressivement du sol et à une vitesse modérée. Il restait une dizaine de minute de vol avant de pouvoir larguer en douceur le MK2, et il était crucial que ces 10 minutes puissent favoriser la retraite des unités dans la zone de combat. Mc Neil communiqua avec l´équipage du MK2 pour leur tenir informé de la situation.

Mc Neil : “ OK, unité MK2, ici le commandant Mc Neil. Préparez-vous, nous arrivons à la zone dans moins de dix minutes. Vous êtes prêts ? ”
Unité MK2 : “ Ici le capitaine Henry Granger du tank Mammouth MK2, nous sommes prêts, commandant Mc Neil. ”
Mc Neil : “ Très bien, capitaine Granger. Tenez-vous prêt pour l´atterrissage. ”

Le Kodiak arriva sans encombre vers la zone de largage sans se faire repérer. Brink entama un atterrissage en douceur, qui dura au moins une minute pour que le Kodiak puisse toucher le sol le plus délicatement possible. Une fois au sol, Brink se mit à enclencher l´ouverture de l´énorme trappe situé à l´arrière du vaisseau pour laisser la voie ouverte au MK2. Dès que la trappe se mit à toucher le sol, Mc Neil donna l´ordre au MK2 d´évacuer le Kodiak sans plus tarder, afin de rejoindre la zone de combat situé non loin de la zone de largage.

Mc Neil : “ OK, unité MK2, vous avez la permission de sortir du Kodiak. Allez me buter le cul de ce salopard ! ”
Capitaine Granger : “ Avec grand plaisir, commandant Mc Neil. Ici capitaine Granger, terminé. ”
Mc Neil : “ Ici Mc Neil, terminé. ”

L´énorme Mammouth MK2 sortit du Kodiak, se dirigeant vers la direction donnée par E.V.A, l´I.A du GDI qui assiste les commandants au combat. Personne ne soupçonna alors qu´une personne dans l´ombre s´était placée exactement au lieu où le Kodiak s´était déposé, et attendit le moment propice pour passer à l´action. Shadow s´était couché sur le sol, en mode furtif, attendant patiemment qu´une ouverture puisse se montrer. Il devait attendre en premier que le Kodiak reparte vers le ciel, pour qu´il puisse retirer sa furtivité et atteindre le MK2 sans le moindre soupçon. Avec Cabaal à ses côtés, ce n´était qu´une simple formalité, mais il devait être prudent malgré tout. La vie d´un vieil ami était en jeu et il devait s´assurer qu´il pour effectuer l´opération sans souci. Le sol trembla suite à l´imposante posture du MK2 qui avança lentement avec un poids qui faisait vaciller les roches et les arbustes jonchant le sol, ainsi que Shadow qui ressentait les vibrations du sol au sein de son corps. Malgré tout, cela ne l´impressionnai pas, à la suite d´un entrainement rigoureux avec son ancien mentor, Mikakiller. La peur lui était étrangère pour lui, ne ressentant que haine et tristesse depuis la disparition de son mentor. Ce mélange d´émotion lui forgea un caractère cynique, mais efficace face à n´importe quel situation. Cette fois, il allait prouver au GDI et à Zéphyr qu´il n´est pas qu´un simple commando comme les autres. Pendant ce temps, le capitaine Granger confirma au commandant Mc Neil la sortie complète du MK2, qui allait maintenant reprendre la suite des opérations.

Capitaine Granger : “ Commandant Mc Neil, nous sommes à l´extérieur du Kodiak. Vous pouvez nous laisser à présent, nous allons nous charger du reste. Essayez de repêcher nos troupes si possibles, pendant qu´on s´occupe de ce sale vaurien ! ”
Mc Neil : “ Bien reçu, unité MK2. Bonne chance, vous en aurez sûrement besoin. ”
Capitaine Granger : “ Ahhh, nul besoin de chance, nous allons montrer la véritable puissance du GDI à ce scélérat ! Le Nod verra une fois de plus qu´ils se sont frottés aux mauvaises personnes durant cette guerre ! ”
Mc Neil : “ Je ne vous le fais pas dire, capitaine ! Très bien, dans ce cas-là, on décolle. Ici, Mc Neil, terminé. Brink, faites-moi décoller ce vaisseau le plus loin d´ici possible. ”
Brink : “ Vous ne voulez pas que nous nous occupons de nos troupes en fuite ? ”
Mc Neil : “ Plus tard, il faut d´abord s´assurer que la menace soit complétement annihilée. On ne peut pas risquer de faire face à quelque chose qui peut se charger d´abattre nos troupes à lui-seul. On reviendra quand la voie sera libre. ”
Brink : “ Comme vous voulez, chef. ”
Chendra : “ Hum, Mickael, tu penses vraiment que le MK2 peut pas se débarrasser de ce type ? ”
Mc Neil : “ Je prends mes précautions… Pour qu´on fasse appel au MK2 face à UNE personne, c´est que ce type doit vraiment être dangereux… Je ne prends aucun risque inutile. On va juste prendre de l´altitude, au cas où ça dégénère en bas. ”
Chendra : “ D´accord, mon vieux. Allez, Brink, essaye de survoler la zone sans nous faire repérer. ”
Brink : “ OK. E.V.A, fais nous monter en altitude jusqu´à 1000 mètres en hauteur. ”
E.V.A : “ Entendu. Paré au décollage dans 15 secondes. ”

Pendant ce temps, Shadow en profita pour ramper vers le MK2, qui se déplaça lentement au vu de son énorme poids. Arrivant près de la patte arrière gauche du MK2, il se leva et enclencha le mode vitesse de sa combinaison pour tenter de rejoindre le haut de la patte le plus rapidement possible. Aussitôt dit, aussitôt fait : Il escalada l´échelle de la patte en un temps record. Le Kodiak venait à peine de décoller vers les 300 mètres d´altitudes que Shadow enclencha le mode puissance de sa nano-combi pour retirer la trappe qui lui bloquait l´accès à l´intérieur du MK2. De toutes ses forces, il tira la trappe pour ensuite la jeter sur le sol. La trappe percuta la terre ferme avec un petit bruit assourdissant, camouflée par les enjambements du MK2. Shadow devait faire vite, il n´avait pas de temps à perdre.

Shadow : “ Cabaal, pirate les commandes de leur I.A. Il faut absolument couvrir notre entrée. ”
Cabaal : “ Affirmatif, piratage de l´intelligence artificielle “ E.V.A ” en cours. ”

Cabaal détourna les paramètres de sécurité d´E.V.A pour accéder à son interface de contrôle, pour la paralyser avec un virus conçu par le plus grand scientifique de la Confrérie du Nod, le créateur de Cabaal. Son génie a permis de créer un virus suffisamment puissant pour bloquer les commandes d´E.V.A afin d´infiltrer n´importe quel bâtiment militaire tenu par le GDI. L´effet était temporaire, assez long pour permettre une attaque éclaire qui nécessita une rapidité de l´opération en cours. Ainsi, lorsque le virus infecta E.V.A, elle fut complétement paralysée sans montrer de signes visuels, ce qui augmenta les proportions de réussite des missions d´infiltration. Le MK2 marchait comme prévu, il était tout simplement “ désinformatisé ” pendant un court instant. Il reposait sur les commandes humaines, ce qui voulait dire que tant que l´équipage ne fait pas appel à E.V.A pour une action quelconque, ils ne suspecteraient rien du tout. Shadow pu monter sans trop de difficulté à l´intérieur du sas d´entrée, pendant que Cabaal court-circuita E.V.A de la charge du MK2. Tout se déroulait comme prévu selon son plan. Il devait maintenant rejoindre la salle de commande du MK2 pour éliminer l´équipage, et ainsi, détruire le MK2 de l´intérieur. Il remarqua cependant que sa vision était obscurcie par le manque de lumière, et il décida d´enclencher la vision nocturne de sa combinaison.

Shadow : “ Cabaal, active-moi la vision nocturne, je vois rien dans ce couloir… ”
Cabaal : “ Affirmatif. NANOVISION, ACTIVATE ! ”
Shadow se mit à éblouir de ses yeux, par son casque où était projetée la visière. Sur un fond rouge, il put voir avec clarté ce qui se trouvait sur son chemin grâce à l´interface de commande de Cabaal, qui pouvait identifier les éléments dans son champ de vision. Ainsi, il put s´avancer vers l´embouchure du couloir, jusqu´à ce qu´il tombe sur une patrouille de techniciens et d´ingénieurs qui se dirigea dans sa direction. Il se cacha derrière une boite métallique, servant sûrement à entreposer les outils de l´équipe technique, pendant qu´il écoutait les dialogues de cette patrouille.

Technicien : “ Je vous assure, chef ! J´ai entendu la trappe s´ouvrir ! ”
Ingénieur : “ N´importe quoi ! E.V.A nous aurait avertis d´une telle anomalie ! Nous sommes à bord du Mammouth MK2, je vous rappelle ! Pas à bord d‘un rafiot de troisième classe… Mais que ? ”

Arrivant au sas d´entrée, ils virent que la trappe était effectivement ouverte. E.V.A ne les avait pas avertis, ce qui était anormal. La patrouille commença à relever de l´inquiétude sur cet incident, tandis que Shadow en profita pour se dissimuler derrière eux.

Ingénieur : “ MERDE ! Merde, vous avez raison ! Putain, c´est quoi ce bordel ? ”
Technicien 1 : “ Faut prévenir l´équipage au plus vite ! ”
Technicien 2 : “ Et pour E.V.A ? Elle a été piratée, y´a aucun doute là-dessus ! ”
Shadow : “ Désolé, messieurs, mais je me dois de ne laisser aucun témoin vivant… ”
Technicien 1 : “ Hein ? ”
Ingénieur : “ Mais qui vient de… ”

Shadow, sans perdre un instant, sortit ses pistolets pour abattre la patrouille technique. Les corps tombèrent l´un après l´autre, immaculés de sang. Il s´approcha de l´ingénieur, et détruisit sa radio pour empêcher toute communication avec l´équipage. Cette fois, il allait s´occuper du reste de l´équipage.

Pendant ce temps, le Kodiak eut le temps de prendre son envol jusqu´à 1000 mètres d´altitude pour ensuite faire un survol de la zone de largage, sans trop s´approcher de la zone de combat, situé non loin de sa position. Molock ne s´est douté de rien à ce moment-là, ce qui a pu jouer en la faveur du MK2 sur le moment.

Quelques minutes passèrent, et le Kodiak était dans les abords des 5000 mètres d´altitude, à une distance de 15 minutes de la zone de largage. Cela faisait trop longtemps que Mc Neil n´avait pas reçu de rapport du capitaine Granger concernant l´individu en question. Le silence radio le tuait complétement, il voulait savoir ce qui se passait en bas.

Mc Neil : “ Ici le commandant Mc Neil, du Kodiak. Capitaine Granger, est-ce que vous me recevez ? ”
Le commandant ne reçut aucune réponse de la part du capitaine.
Mc Neil : “ Capitaine Granger, ici le commandant du Kodiak Mickael Mc Neil. Est-ce que vous recevez bien ? ”
Toujours aucune réponse…
Mc Neil : “ Merde, est-ce que quelqu´un m´entends sur ce poste de radio, OUI ON NON ?! ”
Personne ne répondait. Mc Neil devenait de plus en plus anxieux. Il tapa du doigt sur le bord de son siège, pendant que Chendra essaya de le rassurer de la situation.
Chendra : “ Du calme, Mick ! On va jeter un coup d´œil, ils ont peut-être un problème technique en bas, qui sait. ”
Brink : “ Je crois plutôt que leurs communications ont été coupés par l´ennemi. E.V.A, fais-nous l´analyse de la situation du MK2. ”
E.V.A : “ Analyse en cours… Statut de l´unité Mammouth MK2 : détruit. ”
Mc Neil : “ QUOI ?! ”
Chendra : “ C´est… impossible ! ”
Brink : “ Il y a sûrement une erreur… Le MK2 ne peut pas être détruit, pas après 15 minutes de combat, et surtout pas contre un seul type ! ”
E.V.A : “ Il n´y a aucune erreur sur le statut de l´unité Mammouth MK2. Il a été détruit par des charges explosives de C4 au tibérium. L´explosion ne provient pas d´une source extérieure, le blindage du Mammouth MK2 pouvant résister à de tels chocs explosifs. Il semblerait donc que l´explosion provient de l´intérieur, ce qui a pu causer sa destruction totale. ”
Mc Neil : “ Je veux un visuel, MAINTENANT ! ”
E.V.A : “ Tout de suite, commandant. ”

Un écran des ordinateurs de bord se mit alors à afficher l´extérieur, où l´équipage du Kodiak pouvait voir les ruines du Mammouth MK2 brûler avec des morceaux de tibérium dans les alentours. Mc Neil et le reste de l´équipage n´en croyaient pas ses yeux, le MK2 était bel et bien détruit. Cela ne présageait rien de bon, car ça voulait dire que non seulement le type en question a reçu de l´aide extérieur, mais aussi, que les Mammouth MK2 possédaient un point faible que le Nod a pu exploiter contre le GDI. Mc Neil devait avertir le haut-commandement du GDI au plus vite de cette faiblesse, ainsi que du danger que la Confrérie représente au moment présent.

Mc Neil : “ Vite ! Je veux savoir s´il y a eu des survivants ! Peu importe, dites-moi qu´on a pas perdu toutes nos troupes au combat ! ”
E.V.A : “ L´évacuation de nos troupes fut un succès, près de 50% de nos effectifs ont pu rejoindre un abri pour éviter la zone de combat. ”
Mc Neil : “ Seulement 50% de nos effectifs… Merde, c´est moins que je le croyais… Ce type a vraiment fait un carnage… ”
Brink : “ Attendez… Je perçois un faible signal qui provient du MK2 ! ”
Chendra : “ Quoi ? Un survivant ? ”
Mc Neil : “ E.V.A, peux-tu confirmer ce signal ? ”
E.V.A : “ Affirmatif. Il s´agit du signal radio du commandant Constansa, qui était chargée de faire diversion avec les escouades Charlie-Delta-Epsilon pendant notre transport du MK2. Mes capteurs signalent qu´elle est encore en vie, malgré un faible pouls et des traces de blessures à la tête. Il semblerait qu´elle a été projeté par l´explosion du MK2, mais qu´elle a pu être assez éloignée pour ne pas s´être fait tuée par les radiations. ”
Mc Neil : “ Ok, Chendra ? ”
Chendra : “ Oui, Mickael ? ”
Mc Neil : “ Prépare toi, on va aller la chercher en bas. On va s´équiper de nos combis anti-tibérium pour pas se faire infecter, et on va chercher des traces de ce qui reste de ces charges de C4, ça m´intrigue pas mal… ”
Chendra : “ Compris ! ”
Brink : “ Que fait-on du reste de nos troupes, chef ? ”
Mc Neil : “ Hum… Appelons les transports Orcas les plus proches, ils sont quand même nombreux malgré les pertes… On ne pourra pas tous les transporter dans le Kodiak. Je veux d´abord qu´E.V.A nous confirme qu´il n´y a aucune trace de l´ennemi dans les environs. ”
E.V.A : “ Confirmation en cours. Je ne détecte aucune trace d´unité Nod dans les environs. ”
Mc Neil : “ Excellent. Envoyez leur un message radio, qu´ils puissent se tenir prêt à l´évacuation générale de la zone. Dites-leur que les transports Orcas viendront les chercher d´ici quelques minutes, et que la zone est sécurisée pour le moment. Nous ferons notre rapport au général Solomon après leur évacutation. ”
Brink : “ Bien, chef ! ”
Mc Neil : “ Allez, Chendra, c´est parti ! ”
Chendra : “ D´accord ! ”

Ils s´organisèrent tous pour préparer l´évacuation générale, en espérant que le Nod ne tenterait pas de leur tendre à nouveau une embuscade, comme avec le MK2. Au même moment, un peu plus loin, un autre groupe dans un autre vaisseau s´apprêter eux aussi à mener une action contre leur ennemi. Ce groupe était celui du général MartinMB, des Soviet-Nod. Ceux-ci se préparaient à acheminer un coup décisif au GDI…

À bord de l´Apokirov,

Après des retrouvailles mouvementées, voilà que la bande de Martin est de nouveau réunie. Le retour de Shadow était arrivé à point, avec l´attaque du GDI sur Molock. En fait, pour le général MartinMB, c´était une drôle de coïncidence. Comment Shadow avait-il su pour le MK2 ? D´où s´était-il procuré cette nano-combinaison ? Mais surtout, comment connaissait-il l´existence de l´Apokirov ? Ce vaisseau était un projet top secret, dont l´existence n´était connue que du cercle social de MartinMB. Les ingénieurs de sa conception et de sa construction avaient été consignés sous la responsabilité des soviétiques, suite au traité entre la Confrérie du Nod et la nouvelle-URSS, dirigé par un dénommé Vodka. Nom de code issu de la célèbre boisson alcoolisée européenne, cet homme avait reformé les anciens communistes de l´ex-URSS et avait repris le pouvoir en Russie, subissant une crise sans précédent depuis le départ du dernier président de la Fédération Russe. Depuis, il avait conclu un pacte avec le Nod, particulièrement avec son camarade MartinMB, auquel ils ont traité une alliance entre les deux camps contre le GDI. Vodka avait donc choisi personnellement ces ingénieurs, suivis d´une surveillance du VodKGB qui filtrait toute activité de ces ingénieurs et de tout ce qui pouvait ressortir à l´extérieur de la construction. C´était un projet qui était bien gardé des yeux extérieurs, que même la Confrérie du Nod n´avait eu courant de l´existence pour éviter toute fuite qui pouvait atteindre le GDI d´une manière ou d´une autre. MartinMB était donc inquiet de voir Shadow au courant de l´Apokirov, ce qui signifia qu´il y avait eu des fuites de l´existence du vaisseau. Cela pouvait même attirer l´attention du GDI, auquel il voulait réserver une attaque surprise pour leur faire comprendre que le Nod n´était pas vaincu, loin de là.

MartinMB : “ Dis-moi, Shadow… ”
Shadow : “ Oui, Martinov ? ”
MarinMB : “ Ça m´étonne que tu saches pour l´Apokirov… Le VodKGB m´avait assuré que personne n´avait connaissance de son existence… Je me suis moi-même chargé de la traite des entrés et des sorties de toutes les informations possibles. Faque le fait que tu sois ici, sans être surpris… ”
Shadow : “ Ahlàlà, Martin ! Je suis pas si “ exclu ” que ça, voyons… Pour te rassurer, je suis le seul à être au courant de son existence, inquiète toi pas sur ça. ”
Martin : “ Même au sein du Nod, on ne sait pas encore que je possède ce genre de vaisseau… Je suis quand même inquiet de savoir que tu sais déjà à propos de l´Apokirov. En tous cas, t´es là, pis ça nous aidera ben pour après… L´explosion d´un Mammouth MK2, ça passe pas trop inaperçu en calisse… Je crois qu´on checkera pour les explications plus tard ! ”
Shadow : “ D´accord avec toi. ”
Phil-X : “ J´arrive toujours pas à croire qu´il a pu détruire un MK2 à lui seul, le tabarnak… ”
Molock : “ C´est vrai que c´est dur à croire…Pourtant, j´étais là… Bon, ok, je fuyais pour ma vie, mais pareil ! ”
Phil-X : “ J´ai encore plus de mal à croire que t´ai fui, calisse ! C´mon, Molock ! C´MON ! ”
Molock : “ Hey, c´est pas toé qui a fait face à un esti de tank géant sur pattes qui tire des shitloads de coups OP ! ”
Shadow : “ OP ? ”
Molock : “ Overpower… ”
Shadow : “ Je vois… ”
MartinMB: “ Bon, ça suffit, le niaisage ! Allez, tout le monde à la salle de pilotage ! Faut qu´on aille checker ce que le GDI va faire pour rechercher qui c´est qui leur a détruit leur MK2. Ça passe pas inaperçu, pis ça retombera sur nous. Y´est grand temps de nous introduire au monde entier, messieurs ! ”
Shadow : “ Tu prévois quoi ? ”
MartinMB : “ Faut d´abord vérifier qui va se charger d´enquêter sur l´explosion. C´est pas un petit cas de rien du tout… Je crois qu´il va falloir sortir de l´ombre pour leur montrer à quoi ils vont faire face…Nous ! ”
Shadow : “ L´Apokirov est prêt ? ”
Martin : “ Oh oui, y´est prêt en esti ! Y´est temps de montrer sa puissance au GDI ! Ils vont regretter de nous avoir sous-estimés ! ”
Phil-X : “ Fuck yeah ! ”
Molock : “ Je pourrais tuer ? ”
MartinMB : “ Patience, Molock… Patience… ”

Ainsi, ils se dirigèrent tous vers la salle de pilotage, qui faisait office de salle de commandement de l´Apokirov. Martin s´asseyait sur son siège de capitaine de vaisseau, tandis que Phil-X prit sa place de pilote. Molock s´occupa du poste d´artilleur du vaisseau, auquel il avait les contrôles des armes du vaisseau. Quant à Shadow, il se tenait debout à côté d´une console situé à l´arrière du poste de Molock, ne sachant que faire dans ce nouveau vaisseau qu´il venait de découvrir physiquement. Martin lui assigna un poste qui manquait pour assurer un véritable succès pour les opérations de combat.

MartinMB : “ Shadow, tu vas t´occuper du poste d´opérateur radar principal de l´Apokirov. C´est toi qui va coordonner nos mouvements et ceux de l´ennemi, un peu comme Flavien de la série “ Dans une galaxie près de chez vous ”. Il nous en faut un aussi, sauf que cette fois, ce sera pour de vrai, ce sera pas de la fiction. ”
Shadow : “ Euuuh… Flavien, c´est pas un commando Nodiste qui cherche à se venger de son ancien mentor mort par un ennemi juré… ”
MartinMB : “ Calisse, je parlais du poste ! ”
Shadow : “ Ah ouais… Crime, tu te rappelles de cette série ? C´est nostalgique en simonac… Mais quand même, c´est pas le rôle de Cabaal d´effectuer cette tâche ? ”
MartinMB : “ Je n´ai pas inclus Cabaal dans ce vaisseau… Je te rappelle que la Confrérie ne connait pas l´existence de l´Apokirov. Et j´aimerais souligner que je ne fais pas confiance à cette I.A de… En fait, je n´installe aucune I.A sur ce vaisseau, c´est assez risqué de se faire prendre par des hackers de tout bord… J´imagine que tu as pu t´infiltrer dans le MK2 avec l´aide d´un piratage informatique… ”
Shadow : “ Euh, oui, certes… Mais quand même, comment tu peux faire fonctionner ce vaisseau sans I.A ? C´est impossible… Il est à la pointe de la technologie, et tu me dis qu´il n´y a qu´un simple équipage humain qui se charge de le maintenir en fonction ? ”
MartinMB : “ C´est là que l´ingéniosité russe rentre en action ! Ils ont pu concevoir un système informatique automatisé sans I.A, simple à comprendre et à utiliser pour relayer chaque partie indépendante du vaisseau. Ainsi, si les moteurs tombent en panne par exemple, ce sera tout de suite signalé par une équipe d´ingénieurs qui se chargeront de le réparer à distance grâce au système “ VodLinux ”. Crime, encore heureux que la Russie ait adopté Linux comme OS national vers les années 2000… Bref, ce système n´est utilisé nulle part ailleurs dans le monde, et est unique au sein des soviétiques. De plus, la base de données de VodLinux est située dans un laboratoire informatique secret situé en Sibérie, protégé par les températures extrêmes de la région et les champs de tibérium qui recouvrent la plupart des champs. En plus, comme il y a des blizzards permanents, les radars sont incapables de déchiffrer sa position exacte. Pour couronner le tout, les serveurs sont situés sous terre, dans un bunker nucléaire bien enfoui dans les profondeurs, avec au moins une dizaine d´étages qui servent de base souterraine Soviet-Nod. Ces serveurs sont difficilement hackables, puisqu´on leur a administrés des paramètres de sécurité ultra-performant, utilisant une technologie volée auprès du GDI. Il faudrait le génie du professeur CnC Boy pour pouvoir les faire tomber, et même là, si jamais c´est le cas, il y aurait une autodestruction en cas d´intrusion, ce qui fera exploser le complexe sous une détonation nucléaire, comme je les aime… Héhéhé ! ”
Shadow: “ Oh shit… Euh, le VodLinux… Jamais entendu parler, Vodka m´en a jamais fait part, c´est bizarre… ”
MartinMB : “ Normal, c´est une information confidentiel, que seul moi et Vodka avions connaissance. À présent, tu peux connaitre son existence, puisque t´es revenu dans la gang. ”
Phil-X : “ Hem… ”
MartinMB : “ Oui, enfin, bref… N´oublie pas que c´est moi le boss, icitte ! Faque, viens pas me niaiser, ou tu passeras réellement un sale quart d´heure, pas comme les autres fois… ”
Shadow : “ C´est good, c´est good… Mais anyway, Je vois pas comment le VodLinux peut être relayé d´ici à la base sibérienne… ”
MartinMB : “ Liaison par satellite, tout simplement. Crois-moi, sous-estime pas les capacités informatiques des russes, ils ont pas fait des avancements technologiques pour rien pendant la guerre froide, je dirais même qu´ils ont surpassés les américains en terme technologie… Vodka a su les utiliser à bon escient, ce qui lui put favoriser la prise de pouvoir de la Russie aux mains des capitalistes. Après, tu connais le reste de l´histoire… ”
Shadow : “ Mais y doit bien avoir des inconvénients, ou des risques, avec le VodLinux ! Je peux comprendre ta méfiance envers Cabaal, ça n´empêche pas de l´utiliser aussi à bon escient. Si le commandant Slavik l´utilise, alors toi aussi, tu peux. Même Zéphyr l´utilise, il les a inclus dans ces nano-combinaisons. ”
MartinMB : “ Faque, comme ça, c´est une nano-combinaison Zéphyrienne, hein… Je croyais que tu le haïssais… ”
Shadow : “ Oui, et ça reste le cas. J´ai jamais dit que je me suis engagé chez lui, ni que je lui aie offert mes services… Disons plutôt que je lui aie “ emprunté ” de manière permanente un de ses outils de guerre… ”
MartinMB : “ Je vois… Dans ce cas-là, tu représentes un risque en étant à bord… S´il apprend que tu nous rejoins, il n´hésitera pas à te rançonner contre notre traité, et il nous attaquera sans relâche jusqu´à nous éliminer en entier… ”
Phil-X : “ Et voilà, y´est déjà de retour, pis il cause déjà du trouble ! Ça commence ben, esti ! ”
Molock : “ Pfff, fuck le traité ! J´ai jamais voulu pactiser avec lui anyway. Ça me dérange pas qu´on aille lui péter la yeule une bonne fois pour toute ! Toute façon, on a perdu la guerre, aussi ben s´en débarrasser asteur… ”
MartinMB : “ On se calme, vous deux ! J´ai pas dit qu´on avait du trouble, j´ai juste dit que Shadow représente un risque. Ça veut dire qu´on sera plus prudent… Mais bon, Molock a un point, on a perdu la guerre… On a vraiment chié côté stratégie, je dois l´avouer… C´est là qu´on va leur montrer qu´ils auraient jamais dû nous provoquer ! ”
Shadow : “ Je reste perplexe, les boys. Le VodLinux est peut-être difficilement hackable peut-être, même si je l´ai jamais vu en action, mais je sais pas si c´est réellement efficace contre Zéphyr et le GDI… ”
MartinMB : “ Shadow, laisse-moi gérer ça s´il te plait. Je sais ce que je fais, sois en sûr. On a pas besoin de Cabaal, ni de I.A de merde dans ce vaisseau. L´élément humain reste fiable malgré tout, on a des équipes d´ingénieurs qui se relient 24h sur 24h pour maintenir les ordinateurs de bord en marche. C´est peut-être le seul désavantage de ce système, c´est qu´il requiert une assistance humaine permanente, voire même continue pour le faire marcher. Si on a personne pour effectuer les tâches informatiques, on est dans marde… C´est pour ça que j´ai posté des soldats dans les compartiments informatiques du vaisseau, et que j´ai fait entrainer les ingénieurs au combat. On sait jamais, faut rester doublement efficace. ”
Shadow : “ Je vois… Aucun système n´est parfait, je te l´accorde… Mais comme le dirait CnC Boy, l´élément humain n´est pas si fiable qu´on pourrait le croire, loin de là… et j´avoue que je rejoins sa pensée. On est très loin d´être efficace, mais je préfère être humain que d´être robotisé ! ”
MartinMB : “ CnC Boy peut croire ce qu´il veut, c´est son opinion. Nous, on doit rester sur nos objectifs. N´oubliez pas, messieurs, que notre rôle prioritaire est de sauver l´humanité de la tyrannie humaine, quel qu´elle soit ! Bureaucrates GDI, extrêmistes Nod comme Zéphyr ou même les mutants, il faut purifier la Terre une bonne fois pour toute ! ”
Shadow : “ Les mutants… ”

Shadow jeta un regard malsain envers MartinMB. Il eut une expérience unique avec ces derniers, et il était déçu d´entendre ce que venait de dire MartinMB, même s´il était d´accord sur la purification de la tyrannie sur Terre. La planète était divisée depuis l´arrivée du Tibérium. Les pays riches se sont alliés avec le GDI, pour protéger leur intérêts personnels et leur territoires du reste du monde, le Nod avec les pays sous-développés pour mener des guerres civiles et des insurrections dans les zones pauvres sur Terre et où le tibérium regorgeait à flot tandis que les mutants étaient laissés à leur compte, seul contre le reste. L´objectif des Soviet-Nod était de briser tout cela, de réunir la Terre sous une seule bannière, la leur. Bien sûr, la tâche était ardue et pratiquement inatteignable, mais MartinMB et sa bande y croyaient fortement. La victoire du GDI n´était que le catalyseur de ce bouleversement, et ils allaient bientôt renverser la tendance. Ils devaient frapper fort, au moment où le GDI baisserait sa garde, pour qu´enfin, ils puissent reprendre l´avantage. Ils allaient commencer dès cet instant, lorsqu´ils arrivèrent vers les ruines du MK2, encore sous le feu, bien qu´il fut plus faible qu´il l´était auparavant.

MartinMB : “ Cette fois, Shadow, il est temps que tu sois formé pour ton nouveau poste. J´ai fait appel à un ingénieur pour te former rapidement. C´est pas compliqué, faut juste un peu de logique, le système informatique est là pour faire la moitié de la job. On restera furtif, pour pas qu´on se fasse pogner par le GDI pendant que l´ingénieur te montre rapidement comment ça marche. ”
Shadow : “ Euh, d´accord… Si tu penses que ça m´ira… ”
MartinMB : “ C´mon, je te donne pas de la grosse ouvrage. Phil-X, tu restes en stabilité, on va observer les alentours pour voir si y´a pas une unité à spotter. Molock, tu te prépares au cas où, si jamais on nous tendrait une embuscade. Pis y´est où est l´ingénieur que j´ai appelé, calisse ? ”
Ingénieur : “ Je suis là, tavaritch ! ”
MartinMB : “ Enfin ! Allez, vous allez me former mon camarade Shadow sur son nouveau poste. Je veux qu´il soit opérationnel le plus rapidement possible. On risque de tomber sur une unité ennemie très vite… ”
Ingénieur : “ À vos ordres, tavaritch ! ”
Shadow : “ Wooow ! Ils parlent français aussi ?! ”
MartinMB : On est chanceux que Vodka soit né en France, tabarnak… On a pu avoir en bonus des ingénieurs russes trilingues. Ça nous aide en simonac, parce qu´apprendre le russe… Je veux ben, mais c´est pas trop le moment là… ”
Molock : “ Ça aurait été épique ! J´aurais crié des cris de guerre de malade en russe, ça aurait été trop fucking drôle de voir leur face ! Ahahah ”
Phil-X : “ T´as juste à demander aux ingénieurs, dude… C´est pas interdit de leur demander, tu sais… ”
Molock : “ Ah ben fuck… Ouais, m´a faire ça tiens. ”
MartinMB : “ C´est pas le moment… Alors, Shadow, pas trop compliqué ? ”
Shadow : “ Pas trop, mais faudrait vraiment que vous la fermait un peu. Timur essaye de m´expliquer la base, mais vous parlez trop fort, calisse… ”
Molock : “ Arf… ”
Phil-X : “ Sorry… ”
MartinMB: “ Bon, vos yeules vous deux ! Camarade Timur, continuez votre travail, voulez-vous. ”
Timur : “ Oui, tavaritch ! Alors, vous voyez, là, c´est pour indiquer la position des ennemis sur la carte du territoire donnée. ”
Shadow : “ Je vois. ”
Timur : “ Et ça, c´est pour… derʹmo (merde) ! ”
Shadow : “ Quoi ? ”
Timur : Juste un instant, tavaritch Shadow. Général MartinMB, j´ai détecté une présence ennemie dans les alentours. Il semblerait qu´un vaisseau ennemi soit passé par ici, je peux encore retracer sa signature thermique à côté du Mammouth MK2. ”
MartinMB : “ Ça veut dire que l´ennemi est vient de quitter la zone récemment… Pouvez-vous identifier la signature thermique du vaisseau ? ”
Timur : “ Il s´agit… du vaisseau de commandement de Mc Neil, le Kodiak ! ”
Phil-X : “ Quoi ?! ”
Molock : “ Oh fuck… ”
Shadow : “ Ouais, comme je le pensais… Ils sont revenus inspecter sur les dégâts que j´ai causés… ”
MartinMB : “ Faque tu le savais ? Pis tu dis rien à nous autres ? ”
Shadow : “ Relax, Martin ! J´allais vous prévenir, tu m´as pas laissé le temps de m´expliquer. Anyway, c´est le seul vaisseau qui a assez de place et de puissance pour transporter une telle unité, c´est logique. ”
MartinMB : “ C´est vrai. Bon, disons qu´aujourd´hui, c´était pas le bon moment non plus, vu que c´est aussi un jour de deuil… Hem… ”
Shadow : “ Ça va aller, Martin. On a pas le temps vraiment de nous apitoyer sur le passé. Si le GDI a déjà collecté des fragments du tibérium qui provenait de l´explosion, on risque d´avoir un problème… ”
MartinMB : “ Un problème ? ”
Shadow : “ Disons que j´ai utilisé des charges de C4 au tibérium confectionné par les ingénieurs de Zéphyr… Le hic, c´est que je les ais modifiés avec l´aide d´une personne… Il ne faut surtout pas qu´ils découvrent l´identité de la personne, ou là, on sera vraiment dans le trouble ! ”
MartinMB : “ Et qui est cette personne ? ”
Shadow : “ Désolé, Martin, je peux pas dévoiler vraiment… Mais bon, tu peux te faire une idée aussi, c´est pas un gros secret non plus… ”
MartinMB : “ Je vois… Et quels genres de modification as-tu apporté à ces charges de C4 ? ”
Shadow : “ Commençons d´abord par retrouver le Kodiak, tu veux bien ? Faut vraiment pas qu´ils arrivent à l´analyser à temps, ou comme je l´ai dit, on sera dans le trouble ! ”
MartinMB : “ Hem… Ces modifications doivent vraiment valoir énormément pour que tu ne répondes pas à ma question… ”
Shadow : “ Justement, Martin ! Je te le promets, m´a tout t´expliqué lorsqu´on sera sûr que le GDI n´a pas mis la main sur des fragments ! ”
MartinMB : “ Ok d´abord, si tu insistes… Hum, camarade Timur, avez-vous retrouvé l´origine de la signature thermique du Kodiak ? ”
Timur : “ Oui, tavaritch ! Ils se dirigent vers cette base frontalière du GDI, situé à la frontière. Ils sont en cours de route, mais si nous les rattraperons, nous pourrons les intercepter facilement. Nous avons l´avantage de la furtivité, ils ne pourront pas nous détecter et je ne pense pas qu´ils suspecteront quoi que ce soit. ”
MartinMB : “ Très bien… Phil-X, plein gaz ! Essaye de te mettre à côté du Kodiak, j´ai une petite idée ! Molock, Shadow, vous allez vous préparer ! ”
Molock : “ De késsé ? ”
Shadow : “ Euh… me préparer ? Avec Molock ? ”
Timur : “ Vous voulez que je le remplace, tavaritch ? ”
MartinMB : “ Exact, Timur. Molock, toé pis Shadow, vous allez m´aborder le Kodiak… Pendant que vous tuerez le plus de monde possible à l´intérieur, on les attaquera de l´extérieur pour assurer des dégâts supplémentaires sur la coque du vaisseau. Quand Shadow aura récupérer l´échantillon, si jamais c´est le cas, vous get the fuck out of there pis vous nous rejoignez à bord, pendant que je prépare mes missiles au lancement. Ça risque de prendre un p´tit bout pour lancer le compte à rebord, au vu de leur puissance et de leur grosseur. ”
Shadow : “ Attends un peu… Tu veux lancer un fucking nuke sur le Kodiak ? Tu veux dire… UN VRAI MISSILE NUCLÉAIRE ? ”
MartinMB : “ Précisément ! Je te fais remarquer que le Kodiak est un esti de gros vaisseau qui a transporté un fucking MK2, qui est assez gros merci ! Inquiète toi pas, on sera assez éloignée de l´explosion, pis en plus, l´Apokirov est revêtu d´un alliage anti-nucléaire, compte tenu de mon arsenal nucléaire. J´ai aussi le Rideau de Fer, au cas où. ”
Shadow : “ C´est quoi ça ? Un rideau… en fer ? ”
MartinMB : “ Shadow, juste… Laisse faire, va-t´en avec Molock, pis allez me kicker du ass chez le GDI, et que ça saute ! ”
Molock : “ HELL YEAH ! JE VAIS TUER, HAHAHAHA ! ”
MartinMB : “ Oui, Molock, c´est bien ça, tu pourras tuer à ta guise. Allez, décalisse avec Shadow ! ”
Shadow : “ Bon, ok, let´s go, Molock ! ”
Molock: “ AHAHAHAHAHA ! ”
Shadow : “ Oui, Molock, comme tu dis, ça sera l´fun ! Mais, euh, qui va s´occuper de l´artillerie ? ”
MartinMB : Je te rappelle que c´était une de mes jobs avant que je devienne général, mon cher ! J´éprouve un plaisir d´utiliser les armes de mon vaisseau contre l´ennemi… Faites-vite, surtout, je suis pas mal impatient quand il s´agit de tirer sur la gâchette… J´aimerais pas vous tuer par accident… ”

MartinMB souri en disant cette phrase, ce qui ne rassura pas Shadow. Il quitta la salle, suivi de Molock, le regard démoniaque et avide de sang. Phil-X pilota le vaisseau avec un professionnalisme, ne faisait pas attention aux dialogues entre ses camarades, et en se rapprochant de plus en plus du Kodiak. Les réacteurs nucléaires faisaient un bon travail sur la propulsion de l´Apokirov, ce qui le rendit efficace pour suivre de près n´importe quel vaisseau. Les deux compagnons d´armes se rendirent vers l´entrée du vaisseau, se tenant prêt pour l´abordage du Kodiak. Shadow était déjà dans sa nano-combinaison, qui était parfait pour ce genre d´opération, tandis que Molock avait juste hâte de sauter comme un fou sur le Kodiak, sans protection et en restant avec ses mêmes habits de toujours. On pouvait voir en lui une fureur de tuer, suite à son humiliation contre le MK2. Shadow était nerveux, car c´était la première fois depuis des années qu´il faisait équipe avec Molock. Bien qu´il savait comment faire équipe avec lui, il ne savait pas comment allait réagir celui-ci lorsqu´ils seront à l´intérieur. Sa priorité n´était pas de tuer l´ennemi, mais de l´empêcher de faire une analyse profonde sur les fragments de Tibérium qu´ils auraient pu récolter sur les ruines du MK2. Celui qui les a modifiés avait joué un peu sur la structure génétique du Tibérium, ce qui peut susciter une attention particulière du GDI concernant cette personne. Shadow espérait vivement ne pas échouer sa mission, puisqu´avec Molock, il y a beaucoup de rebondissement possible lors des missions. Pour assurer la réussite de la mission, Shadow devait prouver à la bande qu´il était capable à présent de mener une opération en tant que chef d´escouade. Avec Molock comme assistant, cela allait lui booster sa crédibilité car tous ceux qui servaient MartinMB savaient bien que Molock était un “ élément ” instable et très compliqué pour coopérer durant les missions, étant donné sa nature solitaire et charognard.

Shadow : “ Bon, dude… Je veux pas être chiant, mais pour cette fois, suis mon plan. Je veux ben qu´on tue des soldats ennemis, mais pas avant d´avoir trouvé l´échantillon, compris ? ”
Molock : “ Va falloir faire vite, alors… Je te laisse 15 minutes gros max ! Après ça… Tu chercheras tout seul ! ”
Shadow : “ 15 minutes… C´est tu le délai d´attente avant que Martin décide de nous nuker ? ”
Molock : “ Plus ou moins… On va dire que j´suis aussi pas mal impatient… ”
Shadow : “ Je vois… Anyway, tu devrais me suivre cette fois-ci, dude. Cabaal va établir une carte du vaisseau lorsqu´on y sera. Ça prendra un peu de temps, et quand on trouvera la salle où ils l´ont entreposé, on le pogne, on cherche la sortie la plus proche pis ON GET THE FUCK OUT OF THERE ! ”
Molock : “ Naaaah, c´est good man. Martin disait ça pour nous niaiser, il tirera pas tant qu´on sera pas sorti du Kodiak… Enfin, quand y´est de bonne humeur… ”
Shadow : “ J´espère que t´as raison, mon tabarnak… ”

Pendant ce temps, sur le Kodiak,

Constansa se trouvait seul, dans un champ de ruine qui lui rappelait sa terre natale. Des débris d´unités du GDI se trouvaient éparpillés un peu partout, avec des cadavres de soldats mort au combat. Elle était la seule survivante, auquel face à elle se trouvait Serukhor. Ce dernier se tenait debout, un sourire aux lèvres, son sabre à la main. Il l´avait laissé en vie en dernière, pour lui offrir un traitement de choix, contrairement aux troufions de base. Elle avait un caractère qui lui faisait tenir face à n´importe quel situation, et il voulait s´en occuper personnellement, seul. Il se dirigea lentement vers elle, en ricanant de plus en plus fort, tandis qu´elle restait là, clouée par la peur et paralysée par l´horreur qu´elle avait assistée sur la mort de ses hommes. Rien ne pouvait arrêter Serukhor, peu importe les moyens utilisés. Il s´approcha de plus en plus de Constansa, qui ne bougea pas. Pourtant, dans sa tête, elle tentait désespérément de convaincre les membres de son corps de bouger, mais elle en était incapable. Des larmes commencèrent à couler sur ses joues, ce qui ravissait Serukhor. Il adorait voir ses victimes dans leur plus grand désespoir, face à lui, et rien ne lui faisait plus plaisir que des larmes de désespoir, ce qui montra que rien ne pouvait les sauver maintenant. Arrivée face à elle, qui était à genou devant Serukhor, il se baissa pour lécher les larmes sur ses joues et lui dit tout doucement ceci à son oreille :
“ Ne t´inquiète pas, je te promets de t´offrir une mort aussi pénible que souffrante qui soit. Mais avant tout, je crois que je vais m´amuser sur ton corps un peu… Tu vas ressentir ma colère, et tu seras marqué à jamais ! Qui sait, je vais peut-être te laisser en vie, comme un vulgaire animal, et quand le GDI te repêchera, tu ne seras plus qu´un tas de viande qui géminera tout le reste de ta vie ! AHAHAHAHAHAHA ! ”

Constansa ne répondit pas, paralysée par la présence de Serukhor. Malgré toute sa volonté, elle se laissa faire. Elle ne comprenait pas ce qui lui arrivait et elle ne savait pas comment elle en avait pu en arriver là. Que s´était-il passé ? Était-ce vraiment la fin pour elle ?

Serukhor brandit son sabre pour ensuite trancher le haut de l´uniforme militaire de Constansa. Il l´arracha avec ses mains, et elle n´était vêtue que d´une chemise militaire qui recouvrait sa poitrine. Serukhor s´excita de plus en plus, et donna un coup de pied sur la poitrine afin de la mettre par terre sur le dos. Une fois à terre, il se mit à trancher le pantalon militaire, pour ne laisser place qu´aux sous-vêtements de Constansa. Elle était désormais sans protection, les jambes repliées de l´intérieur et les bras qui recouvraient sa poitrine. Elle était traumatisée et elle ne savait plus quoi faire. Serukhor en profita pour rire un grand coup, tandis qu´elle se mit à crier de toutes ses forces, cherchant désespérément de s´échapper de ce cauchemar.

“ NOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOON !!! ”

Elle se leva à grand coup de sueurs, étant placé sur un lit médical. Elle n´avait que sa chemise militaire sur elle, bien qu´elle sente qu´elle avait également son pantalon sur soi. Elle se sentait rassurée, n´étant pas en compagnie de Serukhor dans les parages. Elle remarqua alors que quelqu´un s´approcha d´elle, avec un air très familier.

Constansa : “ Mc Neil ! ”
Mc Neil : “ En personne ! Alors, vous êtes la commandante Constansa, c´est bien ça ? ”
Constansa : “ Oui… Que s´est-il passé ? Je ne me souviens plus ce qui s´est passé… Je me souviens juste que nous devions contenir un individu dangereux et très bizarre, mais à part ça… ”

Elle commença alors à réaliser ce qui s´était passé, petit à petit. Elle se souvenait du MK2, de Serukhor qui avait décimé la moitié de ses troupes et de cette ouverture qu´elle avait distinguée sur le MK2. Après cela, elle ne se rappela plus du reste.

Constansa : “ Ahhh, je crois que ça me revient… ”
Mc Neil : “ Tant mieux, ça me rassure. On vous a retrouvé inconsciente sur les lieux du MK2. Il a été pris en feu, et on suspecte que le Nod a envoyé un de leur commando s´infiltrer à l´intérieur pour ensuite le détruire avec du C4 au tibérium. ”
Constansa : “ Ah, ça y´est, ça me revient ! Oui, je me rappelle… Une grosse explosion qui m´avait projeté au loin. Heureusement que je n´avais pas rattrapée le MK2, ou j´aurais été soufflé par l´explosion. ”
Mc Neil : “ Y´a pas à dire, vous êtes chanceuse. Non seulement vous vous en sortez vivant contre… l´individu mystérieux, mais en plus, vous avez échappée de justesse à une explosion qui vous aurait complétement désintégrée ! ”
Constansa : “ En effet… Je ne sais pas si on peut appeler de la chance… Vous n´avez pas idée de la monstruosité de cet individu… ”
Mc Neil : “ Pour avoir fait appel à un tank MK2, je peux en avoir une bonne, croyez-moi. Maintenant, reposez-vous. On se dirige vers la station Philadelphia. Le général Solomon veut vous rencontrer en personne. Il veut que vous lui racontiez ce que vous avez vécu là-bas. ”
Constansa : “ Ce sera dur… Le fait d´y repenser me redonne la chair de poule… ”
Mc Neil : “ Ne vous inquiétez pas, je serais à vos côtés lors de la remise du rapport. De toute façon, vous serez en sécurité là-bas, il ne risque pas de s´amener vers l´espace. ”
Constansa : “ Hum, vous avez raison… ”

La commandante Constansa souri à Mc Neil, ce dernier lui renvoya la pareille. Tout à coup, une alarme retentissa tout au long du Kodiak.

E.V.A : “ ALERTE ! PRÉSENCE ENNEMIE DÉTECTÉ ! ”
Mc Neil : “ QUOI ?! Mais comment c´est possible ? ”
Constansa : “ Le Kodiak est attaqué ?! Qui oserait faire une telle chose ? ”
E.V.A : “ L´ENNEMI EST EN TRAIN DE NOUS ABORDER, ALERTE ! ”
Mc Neil : “ Restez ici, vous devez vous reposer ! Vous n´êtes pas en état de vous battre encore, et Solomon vous veut intacte ! Il ne me pardonnera jamais si je vous laisse au combat ! Je m´occupe de cet abordage ! ”
Constansa : “ Je… D´accord ! ”

Mc Neil sortit en courant, se dirigeant vers l´armurerie du Kodiak, tandis que Constansa se leva de son lit pour pour s´habiller, au cas où l´ennemi tenterait de faire une percée par l´infirmerie. Heureusement pour elle, son fusil d´assaut était là, avec le reste de son équipement. Malgré ses blessures minimes, elle était en état de se défendre, bien qu´elle fût inquiète d´une attaque directe sur le Kodiak. Qui pouvait tenter ce genre d´initiative au vaisseau le plus important du GDI, depuis qu´ils avaient gagnés la guerre ? La Confrérie était affaiblie, et les mutants n´avaient pas les ressources nécessaires pour tenter ce genre d´opérations… À moins qu´une nouvelle faction fût derrière tout cela, et qui avait un lien avec ce fou furieux qu´elle ait rencontrée plus tôt. En fait, l´interrogation principale à laquelle il faudrait répondre serait celle-ci : Comment le GDI n´avait pas pu identifier des signes d´activités suspects de la part d´un quelconque groupuscule qui se préparait dans l´ombre ? Le Nod était-il aussi imposant pour ne pas avoir remarqué quelque chose d´inusitée de la part d´une faction autre qu´eux-mêmes ou des mutants ? Ces questions lui faisaient peur, car cela voulait dire que le Nod et les mutants n´étaient plus les seuls dangers dont le GDI devait s´occuper désormais. Toutefois, elle ne sauta à aucune conclusion, tant qu´elle n´avait aucune confirmation de ses supérieurs. Pour l´instant, elle devait se préparer à recevoir de la visite, et elle était prête. Cette fois, elle avait emmagasiné de la haine depuis son altercation avec Serukhor, et elle était prête à la faire sortir. Elle n´espérait qu´une chose, que ça ne soit pas Serukhor qui revienne finir son travail, comme l´avait indiqué son cauchemar…

Au même moment, Shadow et Molock venaient de sauter sur le Kodiak, l´Apokirov l´ayant rattrapé avant qu´il n´ait pu atteindre la base frontalière. Ils se trouvèrent sur le milieu du vaisseau, juste au-dessus du long couloir qui reliait la salle de pilotage aux autres compartiments du vaisseau. Molock s´attarda à créer une ouverture avec l´aide de son nano-sabre, tandis que Shadow s´attela à le couvrir avec son fusil d´assaut. Il se demanda si aborder le Kodiak était une bonne idée, au final. Même avec Molock et sa nano-combinaison, ils devaient s´occuper du Kodiak, qui ne se compare pas avec un tank MK2. Au moins, il se rassura en se disant que Molock avait son atout personnel, tout comme lui avait “ le sien ”. Pour le moment, il fallait trouver d´urgence le laboratoire où ils expérimentaient et entreposaient les échantillons de tibérium qu´ils avaient récoltés durant leurs missions. Cabaal prenait plus de temps à établir une carte du vaisseau, suite à un réseau plus complexe que ceux des autres vaisseaux du GDI et aussi auquel E.V.A tentait de résister à une intrusion informatique de Cabaal. Dans ces moments-là, Shadow avait toujours sur lui un petit “ quelque chose ” qui lui servirait dans les cas extrêmes, et il aimait bien les utiliser. Sa réputation était en jeu, et il voulait faire la meilleure impression possible auprès des autres. C´était la première fois qu´on lui confia une mission de ce genre, et il devait se montrer digne de la confiance de ses compagnons et des autres soldats. Il fut attiré par l´exclamation de Molock, qui venait de finir le trou sur la coque. Le trou mena directement sur une bouche d´aération, auquel Molock sauta directement, suivi de Shadow. Ils se mirent à ramper à l´intérieur de la bouche d´aération, remplie de poussière et de saleté en tout genre. Shadow se protégea avec son casque, tandis que Molock se contenta tout simplement de respirer l´air nauséabond et toxique, sans se plaindre. Il faut dire que Molock se ficha complétement de ce qu´il pouvait respirer, depuis qu´il respirait le nez ouvert à l´extérieur sans se soucier de la toxicité du tibérium. Il avait Serukhor qui le guérissait à chaque fois qu´il prenait contrôle de son corps, alors il n´y prêtait pas attention. C´était une des raisons pour laquelle Molock voulait effectuer des missions en solo. Rare sont ceux qui connaissent l´existence de Serukhor, et ça devait rester ainsi. Shadow était digne de confiance et il n´avait aucun intérêt à révéler son secret auprès des autres. Après avoir traversé un long couloir en rampant, ils virent une ouverture qui les menait directement vers la cafétéria du Kodiak. Molock défonça la grille d´aération et sortit de la bouche avec Shadow en arrière. Ils étaient au milieu de la salle, avec personne aux alentours.

Shadow : “ Je vois que personne s´attendait à ce qu´on arrive ici… ”
Molock : “ Les noobs ! Y sont même pas capable de nous suivre dans leur propre vaisseau ? ”
Shadow : “ Ouais, bon, on est dans la… cafétéria ? Ouais, comme je l´ai dit… Anyway, faut que je check avec Cabaal où est-ce qu´on doit se diriger. ”
Molock : “ S´pas normal… C´est ben trop calme, icitte… ”
Shadow : “ J´suis d´accord… SI ça se trouve, ils nous tendent un piège. Va donc voir, tiens. Moi, je vais établir une carte des lieux. Ça me prendra un peu de temps, faque essaye de me couvrir le plus longtemps possible, s´il te plait. ”
Molock : “ Ok, c´est bon. Yaaah ! ”

Pendant que Shadow tenta de calibrer Cabaal à créer une carte du Kodiak, bloquée par les transmissions d´E.V.A, Molock se dirigea vers l´entrée de la cafétéria, son sabre à la main. Il sentait une présence dans les alentours, caché dans l´ombre, prêt à lui sauter dessus. Molock n´avait pas peur, mais il joua le jeu afin de faire baisser la garde à ceux qui tentèrent de lui tendre une embuscade. Ainsi, lorsqu´il s´approcha des premières rangées de tables situées proche de l´entrée, il commença à ralentir, regardant de gauche à droite. Ils pouvaient sentir les soldats GDI planqués en arrière des tables, prêt à faire feu. Il s´arrêta net, attendant qu´ils sortent de leur cachette. Brusquement, ils se levèrent, pointant leurs armes sur Molock et en lui criant dessus.

Soldat 1 : “ HALTE ! NE BOUGE PAS ! ”
Soldat 2 : “ RENDS-TOI, TU ES CERNÉ ! ”
Molock : “ Ahhh ! Au secours, le GDI va me tuer ! Ohlàlà, j´ai peur ! Oooouuuuuh ! ”
Soldat 3 : “ Un mot de plus, et t´es mort ! ”
Soldat 4 : “ À présent, tu vas te mettre à genou, les bras derrière la tête. LÂCHE TON SABRE, MAINTENANT ! ”
Molock : “ Hem… Ouin, c´est ça… ”
Soldat 1 : “ JETTE – TON – ARME – MAINTENANT ! ”
Molock : “ Héhéhéhéhé… Non. ”

D´un coup violent, Molock trancha les fusils des 4 soldats, avec quoi tous les canons tombèrent par terre. Sans laisser le temps aux soldats de réagir, il se mit à trancher leur poitrine, sans les tuer volontairement. Pris sur le coup, les pauvres soldats tombèrent aussi à terre en lâchant un cri de douleur. Molock s´approcha de l´un d´entre eux, qui sorti rapidement son pistolet pour tirer sur Molock. Ce dernier l´agrippa sur le coup, en enlevant l´arme de ses mains et en s´assoyant sur lui, le sabre au cou.

Molock : “ Je crois que je vais faire une p´tit démonstration, juste pour que vous comprenez bien. ”

Alors que les autres soldats regardèrent ce qui se passait, Molock leva son sabre verticalement sur la tête du pauvre malheureux, en plein milieu de son front. Ce dernier ne bougea plus, les yeux grands ouvert, observant le sabre pointé directement sur son front, pendant que Molock lui enleva son casque qui lui servait d´armure. Tout doucement, Molock commença à rentrer la lame sur son front en forçant un peu, en faisait en sorte que le pauvre bougre puisse sentir la lame traverser son cerveau le plus longtemps possible. Celui-ci lâcha un cri strident, ce qui effraya ses compagnons qui étaient témoins de la scène. Molock continua lentement de rentrer la lame, jusqu´à toucher le fond de la tête du soldat. Ce dernier venait de mourir, ayant succombé à la lame, alors que Molock essaya de changer la trajectoire de la lame, en le redirigeant vers le côté droit de la tête. Il se mit donc à trancher la partie supérieur gauche de la tête, en reculant jusqu´au côté gauche du menton. Après l´avoir tranché, il tenta de l´arracher de l´autre partie de la tête avec sa main, ne laissant que l´autre partie intacte. De toutes ses forces, il extirpa le morceau découpé de la tête, faisait arracher des muscles et de la chair et faisait gicler le sang sur le visage de Molock. Ce dernier était ravi, quoiqu´un peu déçu, d´avoir tué sa première victime de cette manière. Il voulait surtout les faire souffrir le plus longtemps possible, mais il n´avait guère le temps pour cela. Les trois autres soldats commencèrent à paniquer, essayant de se sauver de la scène qu´ils venaient de voir.

Soldat 2 : “ AAAAAAHHH ! ”
Soldat 3 : “ AU SECOURS ! ”
Soldat 4 : “ À L´AIDE ! QUELQU´UN, VENEZ NOUS SAUVER ! ”
Molock : “ Vos yeules, calisses ! Personne vous sauvera, vous êtes à moi ! HAHAHAHA ! ”
Les 3 soldats en chœur : “ NOOOOOOOOOOON ! ”
Shadow : “ Tabarnak, Molock, tu peux pas les faire taire ? J´essaye de me concentrer ici… ”
Molock : “ AHAHAHAHAHAH ! ”
Shadow : “ Molock, calisse… ”
Molock : “ Arf, ok, ok… Si on peut pu rire asteur… ”
Shadow : “ Ris moins fort, c´est tout. J´ai pas encore fini d´établir la carte. ”
Molock : “ Bon, ok. Ahahahahaha… C´est tu mieux ? ”
Shadow : “ Sigh… Juste, continue de torturer tes victimes plutôt. ”
Molock : “ AHAHAHAHAH ! Oh shit ! Désolé, j´avais oublié… ”
Shadow : “ Tabarnak… ”
Molock : “ Bon, où j´en étais rendu, moi-là ? Ah oui, vous découper en morceau ! AHAHAHAHA ! ”
Les 3 soldats : “ NOOOOOOOOON ! ”

Pendant ce temps, Mc Neil, Chendra et Brink se trouvèrent à l´armurerie avec 3 bataillons qui se préparèrent pour le combat. Ils ne savaient toujours pas à qui ils avaient affaire, mais ils devaient s´en débarrasser à coup sûr. Mc Neil prit son équipement avec lui, pendant que Chendra s´approcha de lui pour savoir ce qu´ils allaient faire.

Chendra : “ Alors, Mickael, c´est quoi le plan ? ”
Mc Neil : “ On va tous diriger une équipe chacun. On va essayer de les prendre à revers de chaque côté du vaisseau, sans les tuer si possible. Je veux savoir comment ils ont pu réussir à aborder le vaisseau sans qu´on puisse les repérer. On ne doit surtout pas les laisser atteindre la salle d´infirmerie ni le laboratoire. Si, dans les cas extrêmes, ça devait arriver, vous avez ma permission de les tuer. Pour le moment, on fait comme on dit ! Maintenant, va rejoindre ton escouade et explique leur la situation en chemin. On a pas le temps de faire un briefing, on perdra trop de temps pour les arrêter ! Allez, GO ! ”
Chendra : “ C´est bon ! J´y vais ! ”
Mc Neil : “ Brink, est-ce que tu as tout notée ? ”
Brink : “ Oui, Mc Neil ! Allez, on y va ! Go, go, go ! ”
Mc Neil : “ Vous allez le regretter, les gars… Vous vous êtes mis dans la merde, cette fois ! ”

Cependant, Mc Neil ne se douta pas un instant ce qu´il allait l´attendre, avec le duo de Molock et Shadow…

 


À SUIVRE !

Share this post


Link to post
Share on other sites

Chapitre 7: L´attaque !


Une attaque directe à l´intérieur du Kodiak ! De l´action pour Shadow et Molock ! Enfin un combat qui allait déterminer la puissance des Soviet-Nods ! Mc Neil devra faire face à de nouveaux démons, mais cette fois, il ne se rendra pas compte de ce qui lui arrivera au final… et ce n´était pas la seule menace qu´il rencontrera…


Dans les couloirs du Kodiak,


Chendra courait aussi vite qu´il pouvait, tout comme le reste de son escouade. Fusil d´assaut à la main, ils étaient tous prêts à capturer les intrus à bord du Kodiak. Il n´en croyait toujours pas ses yeux ! Comment pouvait-on s´introduire à bord du vaisseau spatial le plus important du GDI sans faire sonner l´alerte et réussir à introduire deux unités ennemies à
l´intérieur ? C´est à peine croyable, surtout du fait que le Kodiak était en plein vol, et qu´E.V.A n´a détecté aucune présence ennemie aux alentours. C´était anormal, mais pour le moment, il devait se concentrer sur leur objectif dès cet instant ! Personne ne devait céder à la panique, il fallait garder son calme et empêcher l´ennemi de contrôler ou de saboter le Kodiak. Avec Mc Neil, ils avaient établis un plan d´action rapidement : 3 escouades partiraient de 3 couloirs différents, et rejoignant tous communément vers la cafétéria, où a été repéré la présence des commandos ennemis. Ils devaient bloquer toutes les issues possibles, afin qu´ils ne puissent pas s´échapper, comme il n´y avait que 3 sorties possibles pour sortir de la cafétéria. Mc Neil avait été clair sur deux points : Un, qu´ils ne  soient en aucun cas tués. Mc Neil veut savoir comment ils ont pu réussir un tel exploit, et ils devront parler lorsqu´il les interrogera au Philadelphia. Deux, ils ne doivent en aucun cas s´approcher de l´infirmerie et du laboratoire du vaisseau, où se trouvait Constansa ainsi que les échantillons de Tibérium récupérés sur le site du Mammouth MK2 en flammes. Ils étaient vitaux pour l´investigation sur les “ Soviet-Nods ”, et tous les éléments possibles ayant eu un contact
avec ces derniers, que ce soit direct ou indirect, devaient être préservés à tout prix. C´était là une chance pour le GDI d´en savoir un peu plus sur ce qui se passait avec ces Soviets-Nod et avec Molock. Cependant, ils allaient avoir des mauvaises surprises…


Dans la cafétéria du Kodiak,


Shadow venait enfin de terminer de cartographier l´ensemble du vaisseau. Il était difficile pour lui d´obtenir l´accessibilité du Kodiak via E.V.A, au vu de ses performances surélevés sur le vaisseau. Visiblement, le GDI s´était bien préparé au cas où un ennemi tenterait ce genre d´attaque, mais tout système n´est pas infaillible, et E.V.A ne fait pas exception à la règle. Ainsi, Shadow avait réussi pour le moment d´établir une carte des lieux, utile pour se déplacer sans se perdre dans ce gigantesque vaisseau, presque aussi imposant que l´Apokirov, et même un peu plus. Muni de son radar, il vit la signature de plusieurs ennemis se dirigeant vers leur position, séparés en 3 escouades dans les 3 couloirs différents qui offraient 3 chemins différents à partir de la cafétéria. Même s´il avait Molock avec lui, il n´avait pas de temps à perdre ! Le plus important était de récupérer les échantillons du Tibérium qu´ils ont récoltés et foutre le camp le plus rapidement possible avant que MartinMB ne décida réellement à lancer un missile nucléaire sur le Kodiak. Il se dirigea vers Molock, auquel ce dernier était… occupé.


Shadow : “ Ok, Molock. On doit décrisser notre camp au plus sacrant, dude ! Je sais pas combien de temps a on avant que Martin fasse son gros cave, pis j´espère qu´il le fera pas, mais si c´est vraiment le cas… Faut qu´on se dirige vers le labo ! Y´a 3 escouades qui s´amènent ici, pis je veux pas être pris ici éternellement ! Molock ? ”


Molock : “ HUUUUUUUM…. Du saaaaannnnng… ”


Shadow : “ Euh, Molock… Holy-fucking-shit… ”


Molock: Je sens que je vais avoir ben du fun ici… Ahahahahah ! ”


Shadow : “ Fuuuuuck… Molock, t´es plus fou que je le croyais, vraiment… ”


Devant Shadow se trouva une scène morbide. Les 4 soldats du GDI étaient tous démembrés, et tous avec la bouche remplie de doigts coupés des mains, lesquels se trouvaient éparpillés un peu ici et là. Cette fois-ci, Molock laissa les yeux dans les orbites, bien ouvert avec ce regard vide qui donnait un froid dans le dos. Le sang sur le visage n´arrangeait rien les choses, bien que ce n´était pas la chose plus horrible qu´avait vu. Dès qu´il vit le soldat au visage coupé en deux, il tourna la tête, incapable d´en voir plus.


Shadow : “ Ah, calisse, Molock… Fuck, away là, faut qu´on y aille, TOUTE SUITE !


Molock : “ Ah, c´mon, fais pas ta tapette ! En plus, t´as gâché mon fun ! J´étais en train de savourer ce moment magique avec mes victimes… Hum… Des avions magiques, héhéhé… ”

 

Shadow : “ MOLOCK, ESTI ! ”


Molock : “ Ok, ok, je m´amène… ”


Shadow : “ Bon, faudra qu´on fasse vite en calisse ! Y´a 3 escouades qui se dirigent icitte au plus sacrament, pis ça a ben de l´air qui faudra se frayer un chemin en tuant des ennemis sur notre route… Ça veut dire qu´on perdra pas notre temps à les torturer un à un, c´est tu clair ? ”


Molock : “ Quoi, tu me niaises ? J´suis pas Molock si je torture pas mes ennemis à chaque attaque ! Je suis un bourreau, pas un commando ! JE TUE PARCE QUE J´AIME TUER ! AHAHAHAHAHAH ! ”


Shadow : “ Eh crime, ça va être plus tough que je le croyais… Écoute, Je sais pas si Martin niaisait à propos du nuke… ”


Molock : “ Beeeen oui, c´est Martin… Y nous tuerais pas de même, y´est pas si cave que ça… Enfin… Euuuh… ”


C´est là que Molock se mit à changer de regard. Il doutait sur les propos de Martin. Après tout, c´était une occasion unique de tester l´armement nucléaire de l´Apokirov, et en plus, il s´agissait de détruire le plus imposant vaisseau de commandement du GDI, le Kodiak. Il résisterait très bien contre des attaques conventionnelles, ce qui signifia que les armes
lourdes étaient la seule solution pour en venir à bout le plus rapidement possible, et aussi le plus spectaculaire possible. Si le GDI voyait que le Kodiak se fait détruire aussi facilement, alors il commencera à perdre espoir, tandis que la Confrérie du Nod reprendrait espoir à son tour, menant alors une véritable victoire contre le GDI. Molock comprit alors l´urgence de la
situation, et changea ses pensées.


Molock : “ Ok, peut-être que ce serait mieux de se grouiller, finalement… ”


Shadow : “ Crisse, tu me rassures pas pan toute, tu sais ! Bon, prépares ton katana, on va prendre le chemin le plus court des 3 pour aller vers le labo. Anyway, c´est le seul qui peut nous y conduire… Je vais me mettre en mode vitesse, le temps que je cours là-bas et que je pogne ce qu´on est venu chercher. ”


Molock : “ Hey, attends une minute… Je viens de penser à queque chose… ”


Shadow : “ Qu´est c´est qui a encore ? ”


Molock : “ Pourquoi est-ce que Martin lance pas son nuke directement sur le Kodiak… Je veux dire, ça lui prendrait peut-être 15 minutes pour loader tout le pack, gros max… Mais le Kodiak se rendra pas vers le Philadelphia avant queques heures… ”


Shadow : “ Euuuuh… Crime, attends, t´as raison, j´y ai pas pensé… Mais c´est Martin qui nous as… OH SHIT ! ”


Molokc : “ FUCK, FUCK, FUCK ! ”


Shadow : “ MERDE, MOLOCK, FAUT QU´ON SE GROUILLE ! ”


Les deux hommes réalisèrent que MartinMB joua avec eux. Il est vrai, le Kodiak n´arriverait pas à la station spatiale Philadelphia avant deux ou trois heures, dépendamment de la vitesse
du vaisseau et de la météo à l´extérieur. Ainis, il “ s´amusa ” avec ces commandos, en les envoyant vers une sorte de course contre la montre, et s´ils échouaient, ils seront carbonisés dans une explosion nucléaire inévitable, connaissant le tempérament de MartinMB. Celui-ci afficha un énorme sourire, avec des yeux malsains, à bord de l´Apokirov, étant impatient de pouvoir lancer ses missiles nucléaires sur le Kodiak, tout en sachant si ses amis allaient s´en sortir à temps. Seul Phil-X se questionna sur les agissements de son ami, étant inquiet pour Molock.


Phil-X : “ Euh, Martin, t´es tu sûr que c´était une bonne idée ? ”


MartinMB : “ AHAHAHAHA ! ”


Phil-X : “ Shit, combien de bouteilles de Vodka t´as bu, calisse ? ”


MartinMB : “ AHAHAHAHAHA, ESTI QUE CE SERA L´FUN ! ”


Phil-X : “ Faque, t´es pas saoûl… Bon, ben, grouille toé Molock… Je pense pas que je pourrais faire de quoi avec lui… Quoique… ”


Phil-X restait sur ses gardes. Il se demanda si ce n´était pas le retour de Shadow qui avait provoqué ce genre d´attitude envers Martin, ou s´il voulait réellement montrer sa “ folie ” contre le GDI. Néanmoins, une chose était certain pour lui, il ne laisserait pas tomber son ami Molock et fera tout en son pouvoir pour arrêter Martin à temps. Après, il pensa aussi à une manière pour se débarrasser de Shadow dans l´explosion nucléaire, tout en favorisant l´évasion de Molock à bord du Kodiak, mais il devait faire vite. Il y réfléchissa, tandis que MartinMB se mit à observer un compte à rebours, pour attendre le moment propice pour lancer son missile nucléaire.


MartinMB : “ MWUHAHAHAH ! Faites vites, Molock et Shadow ! Il vous reste moins de 12 minutes avant que je fasse tout exploser, AHAHAHA ! ”

 

Phil-X, en pensant : “ Et ça me donne juste 12 minutes pour trouver un moyen de t´arrêter aussi… ”


De retour à bord du Kodiak, Shadow s´était mis en mode “ vitesse ”, en courant le plus rapidement possible vers le laboratoire tandis que Molock se mit à trancher tout ce qui bougea sur son chemin. Ils étaient tombés sur l´escouade de Brink, la pilote du Kodiak, qui tentait désespérément de ralentir les commandos ennemis, mais visiblement, rien ne se faisait. D´un côté, il y a avait Shadow qui était trop rapide pour qu´on puisse le rattraper et de l´autre, il y avait l´opposé, Molock, qui malgré l´urgence de la situation, ne pouvait s´empêcher de s´amuser à bouger sa lame sur tout ce qui bouge. Déjà 10 morts sur son passage, tandis que les 21 autres l´attendaient avec Brink en tête de file.


Molock : “ BWUHAHAHAHA ! AWAY, QUI C´EST, LE PROCHAIN ? Toé, là, sale bitch ! Viens, je vais m´occuper de toé, AHAHAHAH ! ”


Brink, en criant dans sa radio : “ Merde, Chendra, Mc Neil, j´ai besoin de vous ici immédiatement ! Ce monstre a tué 10 de mes hommes à lui seul ! Faites vites, l´autre est sur son chemin pour rejoindre le labo ! ”


Mc Neil : “ Merde, Brink ! J´avais demandé que personne n´atteigne le laboratoire ! Laissez tomber le psychopathe, rattrapez l´autre immédiatement ! ”

 

Brink : “ Impossible, il est beaucoup trop rapide ! Il court à une allure folle, c´est du jamais vu ! On tiendra pas longtemps face à ce monstre devant nous, de toute façon ! AMENEZ-VOUS ! ”


Chendra : “ Brink, tiens bon, j´arrive ! ”


Mc Neil : “ Hey merde, je vais me diriger vers le laboratoire ! Il ne faut pas que l´autre enfoiré puisse s´échapper ! ”


Molock : “ Héhéhéhé… Je vais d´abord m´occuper de tes hommes, sale bitch, pis après… Ben, tu vas voir… AHAHAHA ! ”


Brink : “ Tenez votre position ! Je répète, TENEZ VOTRE POSITION ! Les renforts arrivent ! ”


Soldat : “ Merde, on va crever ! ON VA CREVER ! ”


Molock : “ OUI, VOUS ALLEZ CREVER ! AHAHAHA ! ”


Brink : “ Il arrive ! À MON COMMANDEMENT, FEU ! ”

 

Molock : “ OUI, J´ARRIVE… AVEC SERUKHOR ! AHAHAHAHAHAH ! ”


C´est alors que Molock mit son casque de “ Serukhor ” sur sa tête, laissant son corps à l´esprit de Serukhor. Lorsque ce dernier se retrouva conscient, il était ravi de voir ce qui lui était réservé devant lui.


Serukhor : “ Ohhh… De la viande fraîche, pour moi ? C´est trop gentil, Molock… Je vais peut-être te laisser la fille, après tout… ”


Serukhor se tenait debout, alors que le reste de l´escouade de Brink venait à peine de faire feu. Une longue salve de balles rebondissait en direction de Serukhor, ce dernier se tenant toujours debout. Après 2 longues minutes de tirs, Serukhor était toujours debout, son sabre à la main, le sourire aux lèvres. Les balles l´avaient traversé, sans le blesser, comme à son habitude. L´escouade de Brink était traumatisée. Aucun des soldats n´avaient vu ce genre de choses de leur vie, et ils étaient pourtant sous le commandement de Mc Neil, le héros de la guerre. C´étaient avec eux que Kane et la Confrérie du Nod avait été arrêtée. Ils avaient même fait face aux mutants, mais ils n´avaient jamais vu ce genre de choses auparavant, pas même chez les mutants. Cette fois, ils étaient sûrs, ils venaient de signer leur arrêt de mort !


Serukhor : “ Bon, bon, bon… Maintenant que vous avez fini de faire vos enfantillages, il est temps pour moi de vous montrer à quel point je peux être sérieux. ”


Soldat : “ FERME-LÀ, SALE DÉMON ! ”


Le soldat qui venait de crier sur Serukhor lança une grenade sur ce dernier, qui rebondissait sur le sol pour atteindre Serukhor. Après la déflagration, ce dernier était toujours en vie, en s´avançant tranquillement vers l´escouade de Brink.


Serukhor : “ Petit insolent, tu seras ma première victime… Ne bougez pas, je ferais vite ce coup-ci ! ”


Soldat : “ Merde… MEEEEEEERDE ! ”


Pendant ce temps, Shadow courra le plus longtemps qu´il pouvait. Il s´arrêta un bref moment, le temps de reprendre son souffle. Même avec la nano-combinaison, cela ne faisait pas de lui un surhomme, loin de là. Le mode vitesse lui permettait seulement de prolonger le taux d´adrénaline dans son corps afin de courir vite plus longtemps. Néanmoins, cela le fatigua plus
vite, ce qui était un désavantage de ce mode. Il ne l´utilisa que lors des situations d´urgence, comme en ce moment. Il fallait un bon rythme cardiaque pour pouvoir utiliser le mode vitesse, et il fallait également une bonne respiration. Autrement dit, celui qui avait le diabète ainsi que de l´asthme pouvait renoncer de porter la nano-combinaison. Tout à coup, il entendit des bruits de pas s´amener vers lui, à quelques dizaines de mètres de sa position. Shadow n´avait pas entièrement reprit complétement son souffle, mais il ne pouvait perdre plus de temps. Il fallait donc qu´il reprenne sa course au plus vite.


Shadow : “ Merde… Fais chier… Ahh, ahh… Putain, vivement que j´arrive dans ce fucking labo de merde ! ”


Mc Neil, étant loin derrière : “ Allez, les gars ! Pas de temps à perdre ! Courrez, courrez ! On va le rattraper, ce salopard ! ”


Shadow devait faire très vite. Il songea à une erreur de sa part, le fait qu´il n´avait pas avec lui un minerai de tibérium pour l´aider à prolonger l´énergie de la nano-combinaison. En effet, cette nano-combinaison fonctionnait à base de tibérium, qui était sa source d´énergie. Ainsi, lorsqu´il avait un fragment du minerai avec lui, il n´avait qu´à le mettre dans la capsule situé sur son dos, qui avait pour fonction de fournir l´énergie pour la nano-combinaison. L´idée rappelait vaguement le concept des centrales d´énergies construites dans les bases militaires pour fournir l´énergie nécessaire à la construction et à l´alimentation de la base en matière d´énergie. Les ingénieurs de Zéphyr avaient repris ce concept pour les nano-combinaisons, en fournissant une aptitude similaire à la nano-combi, très utile lorsqu´il n´y avait pas de tibérium aux alentours lors d´opérations commandos situé dans des infrastructures ou autres lieux n´ayant aucun n´accès direct au tibérium. Donc, ils n´avaient qu´à prendre un minerai de tibérium, l´incruster dans la capsule, et le reste se faisait tout seul. En plus, les ingénieurs avaient travaillé longuement dessus pour optimiser le maximum d´énergie fournie par un fragment de tibérium. Cela voulait dire que les commandos de choc de Zéphyr pouvaient tenir longtemps sans tibérium avec un seul fragment sur leur dos. Cela dépendait de leur utilisation, ce qui faisait qu´il n´y avait pas de moyenne d´heures pour montrer jusqu´à quand ils
pouvaient tenir avec un fragment. Cela faisait alors en sorte de raccourcir les missions, pour éviter les mauvaises surprises. Zéphyr avait volontairement laissé ce défaut intact sur les nano-combinaisons, pour optimiser ses commandos à faire de leur mieux à chaque opération. Il ne voulait pas qu´ils se prennent la grosse tête, et il y avait également ce risque qu´un ennemi tenterait de mettre la main sur ses combinaisons dernier cri, ou pire encore, qu´un push militaire puisse survenir dans son propre camps, comme ça l´a été il y a fort longtemps…


Soudainement, Shadow commença à ralentir. Il avait enfin réussi à rejoindre le laboratoire avant que Mc Neil et son escouade le rattrape. Cependant, il avait une mauvaise surprise lors de son arrivée. Deux soldats lourdement armés tenaient la position, pour des questions de sécurité, et c´était justement le cas. Shadow fit très vite, ne voulant perdre un seul instant, et changea de mode.


Shadow : “ Cabaal, activation du mode “ puissance ” ! ”


Cabaal : “ Affirmatif. MAXIMUM STRENGHT ! ”


Soldat 1 : “ HALTE ! ARRÊTEZ-VOUS IMMÉDIATEMENT ! ”


Soldat 2 : “ Je vais te montrer, moi ! ”


Shadow : “ Tu me montreras rien du tout ! ”


Shadow arriva pour plaquer le soldat à sa droite, tout en agrippant son cou. Il fonça sur le mur avec la puissance de la nano-combinaison, ce qui fracassa le crâne du soldat contre le mur. Du sang coulait sur le mur, tandis que Shadow se retourna sur l´autre soldat, retournant son arme contre lui, ce dernier n´ayant rien pu faire pour sauver son camarade. Il tira une salve sur la tête du malheureux, le laissant à terre. Il jeta l´arme par terre, et enfonça à grands coup de poing les portes blindés du laboratoire du Kodiak. Les portes résistaient bien aux chocs, démontrant l´ingéniosité du GDI à protéger ses lieux les plus importants de la guerre, à savoir les laboratoires de tibérium. Shadow s´arrêta, n´ayant plus d´énergie sur sa nano-combi, et regrettait d´avoir utilisé toutes ses charges de C4 pour la destruction du MK2.


Shadow : “ Merde ! Fuck, j´aurais pas dû tous les utiliser… Shit, j´ai pas le temps de hacker E.V.A pour ouvrir les portes, et je peux pas faire face contre Mc Neil seul avec toute sa bande à claque… Merde… Je crois que j´ai pu le choix vraiment… ”


Shadow ressentit un frisson traversé son corps. Si Molock avait son secret avec Serukhor, il avait également le sien. Lors de cas désespérés, comme en ce moment, il avait recours au dernier “ mode ” que sa nano-combinaison pouvait lui offrir. Bien sûr, c´est une modification de ce qu´il avait habituellement, et il ne l´utilisa presque jamais, sauf dans les cas d´extrêmes urgences. Conçu par un ami scientifique de renommé, le même ayant créé Cabaal, ce mode donna une alternative sur le puisement d´énergie au tibérium. Cependant, ce n´était pas sans risques, et cela avait des conséquences pour l´utilisateur, mais c´était l´unique façon de s´en sortir si jamais la personne en question se trouvait dans une position délicate. Shadow
prit une longue inspiration, puis expira avant de prononcer ces mots :


Shadow : “ Cabaal… Activation du mode… Legion. ”


Cabaal : “ Affirmatif. ”


Shadow resta debout, sans bouger, pendant que le processus s´enclencha à travers son corps. Il ne bougea plus, et demeura calme, perdant même sa conscience de ce qu´il faisait et d´où il était. Au même moment, Mc Neil arriva sur les lieux, suivis du reste de son escouade. Ils tendirent Shadow en joue, ce dernier faisait face de dos. Mc Neil s´approcha de lui, tout
en lui criant dessus.


Mc Neil : “ Enfoiré, tu vas lever tes bras en l´air ! ”


Shadow obéissait, levant ses bras verticalement en l´air, tandis que Mc Neil continua lentement de s´approcher de lui.


Mc Neil : “ À présent, tu vas te mettre à genou, le temps que je te fous des menottes tranquillement. Si tu bouges, je te tire sur la jambe, juste pour que tu comprennes bien le message, compris ? ”


Shadow ne répondit pas, se tenant toujours debout, les bras en l´air. Mc Neil devenait irrité lorsqu´il vit que Shadow ne lui obéissait pas sur son dernier ordre.


Mc Neil : “ J´AI DIT, À GENOU ! ”


Shadow resta immobile, sans prononcer un mot. Mc Neil était furieux et se précipita sur Shadow pour tenter de le mettre à terre. Ses soldats essayèrent de l´avertir, afin qu´il soit prudent contre Shadow.


Soldat : “ Chef, attention, c´est peut-être un piège ! ”


Mc Neil : “ PEU IMPORTE ! MAINTENANT, À TERRE ! ”


Lorsque Mc Neil toucha l´épaule de Shadow, celui se retourna rapidement pour attraper son cou, tout en se retournant face aux autres soldats. Ils se mirent en position, afin de ne pas perdre contrôle, sans pour autant faire quoi que ce soit contre Shadow et son otage. Néanmoins, une chose étrange se lisait dans le regard de Shadow… Il avait les yeux bleu scintillants, ce qui ne correspondait pas à sa nature afghane, ni même pour un humain quelconque. Ses yeux n´était pas bleu de nature, mais plutôt comme si une sorte de luminosité reflétait sur ses pupilles, donnant un aspect bleu sur ses yeux, alors qu´on pouvait voir la couleur de ses yeux cachés derrière cette luminosité. Son regard avait également changé, avec un regard froid, dénué de sens. Ce regard vide paralysa les membres de l´escouade de Mc Neil, auquel ce dernier essaya avec tant de mal de se débattre et de se libérer de l´emprise de Shadow. Toujours silencieux, il tendit Mc Neil loin de lui, en arrière de son dos, pour ensuite le projeter violemment contre le reste des soldats face à lui. L´altercation fut brutale, puisque la force surhumaine offerte par la nano-combi suivi de la gravité faisait en sorte que Mc Neil était devenu un projectile alourdi, ayant déstabilisé et trébucher les soldats mise en avant de la formation de l´escouade. Pris par surprise, Shadow profita du désarroi des soldats situés en arrière de la formation pour courir dans leur direction, tout en sortant son fusil d´assaut. À peine arrivée qu´il tua 2 hommes en tirant 2 balles sur chaque tête des deux soldats. Il prit une grenade, la dégoupilla et la laissa tomber là où il se trouvait, tout en sautant vers les autres soldats situés plus à l´arrière. Mc Neil eut le brillant réflexe de déguerpir à temps, en s´éloignant rapidement du reste de sa troupe. Une explosion retentit, tuant tous ceux qui avaient été touché par Mc Neil. Ce dernier afficha un air de panique, voyant ses hommes morts devant ses yeux. Prise d´une rage incontrôlable, il saisissait le fusil d´assaut qu´il avait laissé tomber lorsque Shadow l´avait attrapé au cou.


Pendant ce temps, celui-ci venait de tuer le ¾ des soldats de l´escouade, toujours avec la même tactique, une balle dans la tête. Le taux de précision que Shadow avait dépassé l´entendement humain, car il ne manquait en aucun cas sa cible, peu importe dans quelle position il était. Mc Neil remarquait cela, se demandant même s´il faisait face à un homme. Shadow réussissait toujours à éviter les tirs au bon moment, et lorsque les balles le touchèrent, ils s´aplatirent sur la nano-combinaison, qui émanait l´armure de la combi. Or, sa combi n´affichait qu´une couleur distincte, la même que dans ses yeux, alors qu´il y avait une couleur spécifique lorsqu´il était dans le mode “ armure ”. C´était la même chose quand il avait agrippé et lancé Mc Neil sur ses hommes, comme s´il ne pesait pas grand-chose avec tout son armement et son armure, auquel il ne pouvait le faire qu´en mode “ puissance ”. Même le petit sprint qu´il avait fait pour rejoindre les autres soldats était trop rapide pour qu´il se ramène en moins de deux secondes. Sa vitesse, sa puissance, et sa résistance, et même son endurance étaient amplifiés, sans aucune présence de tibérium. Il était pratiquement devenu… un automate ! Toute cette précision, cette résistance et cette force accrue ne pouvait qu´expliquer qu´une chose : le mode Legion. Ce que Shadow venait d´activer était similaire à Molock avec Serukhor : Il venait de laisser Cabaal prendre possession de son corps. Celui-ci prit conscience à travers le corps de Shadow, d´où l´explication des yeux bleus ainsi que de la luminosité de la nano-combinaison. Cependant, le risque lié face à cette utilisation était relié à la source d´énergie. En effet, lorsqu´on entrait dans ce mode, on laissait Cabaal puiser dans le corps même de l´utilisateur. Le sang devenait la principale source d´énergie de la nano-combi, ainsi que quelques sources d´énergie comme les glucides et les lipides se trouvant à l´intérieur du corps. C´était là le risque de ce mode. Il ne pouvait durer très longtemps, et en plus, il s´avéra très dangereux pour son utilisateur, car sa vie pouvait se détériorer rapidement. Voilà la raison pour laquelle Shadow est très réticent pour l´utiliser, malgré tous les avantages liés à ce mode. En effet, il a été optimisé pour n´utiliser qu´un minimum de ressources tout en étant le plus efficace possible, comme avec les fragments de tibérium. Cela offrit un avantage considérable pour Shadow, car cela voulait dire que les effets négatifs ne s´afficheraient pas dès les premiers instants.


Après s´être débarrassé du reste de l´escouade de Mc Neil, il ne restait que ce dernier. Celui-ci se tenait debout, enragé, tandis que Shadow se retourna pour faire face à Mc Neil. Les deux hommes se regardèrent droit dans les yeux, sans bouger, pendant une longue minute. On lisait la rage dans les yeux de Mc Neil, alors que ceux de Shadow resta vide. Il n´en broncha pas un seul instant, ce qui démontrait le contrôle de Cabaal. Celui-ci n´affichait aucune émotion, étant une intelligence artificielle, ce qui favorisait l´inquiétude auprès des ennemis. Le simple regard vide, toujours pareil, foutait la chair de poule à quiconque qui le regardait droit dans les yeux. Seul Mc Neil fit exception à la règle, se tenant tout droit. Puis, il passa à l´attaque et hurla un long cri de guerre avant de charger sur Shadow en lui tirant des tirs nourris. Shadow ne bougea pas, restant lui aussi droit et debout, sans éviter la rafale de tir qui se dirigea vers lui. Il croisa ses bras, attendant que Mc Neil se dirige vers lui pour le rattraper. Mc Neil avait complètement perdu son sang-froid, et ne pensa plus à ce qu´il faisait. Lorsqu´il arriva vers Shadow, toujours en criant et en étant en colère, ce dernier l´agrippa à nouveau pour le lever du sol. Mc Neil agita ses jambes en donnant des coups de pied sur Shadow et essaya de se libérer de l´emprise de Shadow, mais ne se fit. Dès lors, il commença à resserrer sa main sur son cou, afin de l´étouffer pour qu´il puisse devenir plus raisonnable.


Shadow : “ Maintenant, humain, écoutez-moi bien. Je vous laisse la vie sauve, à condition que vous donniez le code d´accès du laboratoire. ”


Mc Neil : “ Plutôt aller… en enfer… Arghhh… ”


Shadow : “ Comme vous le voulez. ”


Shadow se mit alors à serrer plus fort, ce qui étouffa de plus en plus Mc Neil. Il essaya de s´en sortir, mais il ne pouvait plus tenir plus longtemps. Il commença à faiblir de plus en plus, et il savait que mourir maintenant ne servirait pas à grand-chose, surtout qu´il n´était pas le seul membre de l´équipage disponible sur le Kodiak. Il décida de passer au plan B,
et de laisser l´ennemi pénétrer à l´intérieur du laboratoire.



Mc Neil : “ Très bien… Très bien… c´est bon, lâchez… moi… ”


Shadow : “ Vous devenez raisonnable. Maintenant, parlez. Ne mentez pas, cela ne vous servira à rien. ”


Mc Neil, en toussant : “ Touss, touss… Merde… ma carte d´accès… dans ma… poche… gauche… ”


Shadow : “ Merci pour cette information. En gage de notre entente, je vous laisse la vie sauve… Pour l´instant. ”


Mc Neil : “ C´est ça… touss, touss… ”


Shadow se baissa pour palper les poches de Mc Neil, en trouvant cette carte d´accès. Grâce à elle, Shadow avait accès à la totalité du vaisseau dans tous ses compartiments. Pour lui, il n´y avait que le laboratoire qui importait. Le reste pouvait être détruit, puisque la technologie Soviet-Nod allait prendre de surprise celle du GDI. Toujours sous le contrôle de Cabaal,
il se dirigea vers l´interface de commande pour glisser la carte à travers le lecteur, tandis que Mc Neil essaya de reprendre ses forces suite à son étranglement. Les portes s´ouvrirent, et Shadow rentra à l´intérieur d´une pièce immense, renfermant les secrets technologiques du GDI. Le laboratoire ressemblait à un labo scientifique typique, avec tout cet équipement de pointe dernier cri. Il s´avança lentement vers le centre, là où étaient entreposées des fioles contenant les fragments de tibérium que Cabaal reconnu dans sa base de données. Soudain, il tourna son attention vers le scientifique, qui le tenait en joue avec son pistolet. Affichant toujours cet air absent d´émotions, il s´avança vers le scientifique, alors que celui-ci tira un coup de feu. Shadow l´esquiva de peu, tout en s´avançant vers le scientifique, paralysé par la peur. Shadow prit son arme de ses mains, la tendit en direction de sa tête, et tira un coup. Le scientifique tomba raide mort, une balle dans le crâne. Shadow jeta l´arme à terre et poursuivi son investigation. Dès qu´il toucha à la fiole contenant le fragment de tibérium, il redevint lui-même, ayant repris conscience. Il était chanceux que Cabaal ne pouvait prendre contrôle de la totalité de son corps, au vu du danger que cela représentait pour lui et de la
contre-productivité que cela entrainait pour Cabaal. Même si Cabaal n´est qu´une simple I.A, il avait besoin d´un corps frais et vivant pour effectuer un contrôle total du corps, et cela ne lui servait à rien de contrôler un corps mort, s´il n´y avait pas les composantes pour le faire fonctionner. C´était ce qui limitait Cabaal de l´emprise total de Shadow, et ce dernier remercia son ami du fond du cœur de ne pas avoir embrouillé ce concept plus loin. Néanmoins, il resta sur ses gardes, car ce n´était pas dit que Cabaal tenterait de faire quelque chose qui pouvait lui donner un avantage.


Il prit le minerai de tibérium et l´incrusta dans son dos, là où se trouvait la capsule pour lui fournir l´énergie nécessaire. Il reprit ses forces, ainsi que la nano-combi, pour rejoindre Molock qui était resté pour s´occuper du reste des soldats GDI. Quand il sortit du laboratoire, il vit que Mc Neil n´était plus là, mais il ne s´en préoccupait pas trop. Son objectif primaire pour le moment était de retrouver Molock et de déguerpir au plus vite du Kodiak, avant que MartinMB n´exécute son plan pour de vrai !


Mc Neil, lui, était en train de rejoindre Chendra là où il avait abandonné Brink et son escouade contre Serukhor. Il ne savait pas s´il devait le regretter, ou si c´était inutile et qu´il serait mort de toute façon. Rendu sur les lieux, il assista à une scène d´horreur. La salle était remplie de cadavres, le sang qui entachait les murs et le sol, alors qu´au milieu se trouvait Serukhor ayant le dos tourné face à Mc Neil. Il s´avança lentement, regardant la salle avec beaucoup d´émoi et son regard se jeta sur le corps de son ami Chendra, qu´il reconnaissait au vu de son uniforme et du badge qui se trouvait sur lui. Il vit que ce dernier n´avait plus de tête, et il commença à désespérer lentement, ce que ressentait Serukhor. Celui-ci se retourna, le sourire aux lèvres pour regarder Mc Neil droit dans les yeux.


Serukhor : “ Ahhh ! Ainsi, vous devez être supposément ce héros de guerre chéri par votre pathétique armée… Oui, oui, vous tombez bien. Justement, je voulais vous montrer mon dernier chef-d´œuvre. Une véritable œuvre d´art ! Je suis sûr que vous apprécierais… Vos amis ont particulièrement amené une touche personnelle pour cette œuvre… ”


Mc Neil : “ Ah, vraiment… ? ”


Serukhor : “ Hum, voyez pas vous-mêmes. Bien sûr, je n´ai pas tout à fait terminé. Voyez, j´ai ici la touche finale ! ”


Serukhor tendit alors sa main en avant, auquel se trouvait la tête tranchée de Chendra. Mc Neil devint désemparé et commença à trembler de ses mains, ne pouvant croire ce qu´il voyait devant ses yeux.

 

Mc Neil : “ Chendra… Non, pas toi, vieux frère… ”


Serukhor : “ Ahhh, mais ce n´est que le tout début, tenez-vous bien ! Laissez-moi vous montrer le chef d´œuvre final ! ”


Serukhor prit la tête de Chendra à l´envers, et brandit son nano-sabre de l´autre côté. D´un geste, il se mit à découper sous la tête de Chendra, faisait en sorte de faire un trou à l´intérieur en enlevant la chair de trop. Après avoir élargie la trachée, il déposa la tête sur le bras coupé de Chendra, au bout de l´autre extrémité. C´est là que Mc Neil n´avait pas remarqué que les membres de Chendra furent également arrachés du corps de ce dernier. Il vit alors le fameux “ chef-d´œuvre ” dont parlait Serukhor. Ce chef-d´œuvre, ce n´était rien d´autre que Brink morte et dénudée, les seins ensanglantés par les coupures que Serukhor lui avaient administrés, la bouche couverte de sang ainsi qu´un pénis se trouvant à l´intérieur, découpé également du corps de Chendra. Plus bas, on pouvait voir que le vagin avait été élargi pour accueillir la main du bras de Chendra, enfouie à l´intérieur même du vagin, les jambes les plus écartés possibles. En bref, c´était un horrible spectacle que Mc Neil voyait devant lui. Il en avait les larmes aux yeux, et il s´effondra à genou, voyant la mort de son meilleur ami ainsi que de sa pilote. Ils méritaient mieux, les pauvres, ayant servi auprès de Mc Neil pour avoir conduit le GDI à la victoire, et les voilà démembrés et violés par un
psychopathe du Nod. Mc Neil ne bougea plus, et resta sidéré devant la scène.


Mc Neil : “ Chendra… Brink… Mes amis… ”


Serukhor : “ Oh, mais que vois-je ? Vous pleurez ? Vous êtes tant ému devant ce chef d´œuvre que vous en avez les larmes aux yeux ? Mon dieu, il ne fallait pas… Je me sens touché par vos sentiments ! AHAHAHAHAH ! ”


Tout à coup, Shadow fit irruption dans la pièce. Sous l´effet du stress, il se mit à crier sur Serukhor pour essayer de le raisonner pour quitter le Kodiak.


Shadow : “ Hey, toi… Euh, je connais pas ton non… ”


Serukhor : “ Serukhor, petit insolent… ”


Shadow : “ Ouais, bon, m´en calisse pas mal ! Molock, si tu m´entends, faut qu´on décrisse, AU PLUS SACRANT ! J´ai pu faire une estimation avec Cabaal sur le temps qui nous reste avant que tout pète, pis y nous reste à peine 5 minutes ! Faque away, on y va ! ”


Serukhor : “ Comment oses-tu, sale infâme ?! Donner des ordres à Serukhor te coûtera la… ”


Shadow : “ MAIS TA YEULE ! Tabarnak, on va recevoir un esti de nuke si on bouge pas not´ cul d´icitte ! AWAY LÀ ! ”


Serukhor : “ Humf ! Je te préviens, la prochaine fois qu´on se reverra… ”


Juste avant d´enlever le masque, Serukhor jeta un regard sombre sur Shadow, mais ce dernier l´ignora, car il savait que le missile nucléaire allait être lancé. Il n´y avait pas de temps à perdre, ils devaient trouver un moyen de sortir de là au plus vite !


Molock : “ Fuck, qu´est c´est qui se passe encore ?! ”


Shadow : “ Tabarouette, ton Serukhor doit être cave ! Tu tiens vraiment à ce qu´on crève icitte ou quoi ?! Allez, faut qu´on y aille illico-presto ! ”


Molock : “ Aww shit, j´espère vraiment pour toi que tu l´as pas provoqué, sinon… ”


Shadow : “ FUCK MOLOCK ! ON A PU DE TEMPS À PERDRE ! ”


Molock : “ Ok, ok ! C´est bon, on y va ! T´as pu récupérer ce qu´on était supposé chercher ? ”


Shadow : “ Oui, je l´ai ! Décalissons notre camps d´icitte ! On doit courir vers les navettes de secours ! ”


Ils quittèrent la salle, avec un Mc Neil démoralisé, ayant pratiquement perdu le goût de vivre. C´était sa plus grande défaite, il comprit vite que cela deviendrait sa dernière. Il n´avait rien pu faire contre Shadow, il n´aurait donc rien pu faire contre Molock. Il ne savait pas comment le GDI allait réagir contre eux, mais il espérait sincèrement qu´ils trouveraient un moyen de les arrêter. En attendant, il patienta que la mort arriva vers lui, ayant perdu tout espoir de vaincre ses ennemis. Il n´était pas du genre pessimiste et n´abandonnait pas aussi facilement, mais il sut se rendre vite à l´évidence, dû à la réalité  de ce qui venait de se passer. Chendra et Brink avaient quitté ce monde pour toujours, tout en ayant connu la plus grande souffrance possible par la main d´un psychopathe, et il n´avait rien pu faire. C´était terminé, pour lui et pour le Kodiak.


Pour Shadow et Molock, cela ne faisait que commencer, mais encore fallait-il qu´ils retrouvent la sortie, avant de se faire atomiser. C´était une véritable course contre la montre, et ils ne leur restaient que deux minutes. Ils étaient enfin arrivés vers les navettes de secours, qui n´avaient pas encore été tous éjectés du Kodiak. Ils y entrèrent sans perdre un instant, s´assurant qu´ils n´avaient rien oublié à bord. Après une courte vérification, ils déclenchèrent la commande de secours pour pouvoir éjecter la navette hors du Kodiak. Soudain, ils entendirent un bruit de moteur et se sentirent attirés par la gravité, signe que la navette avait bel et bien été éjectée du Kodiak.


Sur l´Apokirov, l´ingénieur Timur signala au général MartinMB qu´une navette d´évacuation venait de quitter le Kodiak. Ce dernier voulait une confirmation des individus détectés à l´intérieur de la navette.


Timur : “ Ce sont bien les signatures des camarades Shadow et Molock, général ! ”


MartinMB : “ Excellent… EXCELLENT ! IL EST TEMPS DE MONTRER AU GDI NOTRE VÉRITABLE PUISSANCE ! LANCEZ LES NUKES ! ”


Timur : “ À vos ordres, camarade général ! ”


Phil-X, toujours songeur : “ Fiouf, heureusement que t´as été rapide, Marc… ”


C´est alors que Molock regarda par le hublot l´Apokirov apparaitre dans le ciel. Avec Shadow, il vit que les rampes où étaient emmagasinés les missiles nucléaires se levèrent, tandis que les missiles se préparèrent à s´éjecter à leur tour de l´Apokirov. Une à une, chaque missile se dirigèrent vers le Kodiak, ne laissant qu´une quinzaine de secondes de répit pour le Kodiak. À l´intérieur du Kodiak, la colonel Constansa était sorti pour voir si tout allait bien avec Mc Neil. Elle avait des coups de feu et elle sentait qu´il y avait eu du grabuge dans les parages. Lorsqu´elle arriva vers la cafétéria, elle vit Mc Neil au milieu de décombres, avec le “ chef d´œuvre ” en face de ce dernier. Avant même de réaliser ce qui s´était passé, elle entendit une alarme retentir à travers le Kodiak, suivi de la voix d´E.V.A annonçait une dernière chose.


E.V.A : “ ALERTE ! MISSILES NUCLÉAIRES DÉTECTÉS ! IL NE RESTE QUE 5 SECONDES AVANT L´IMPACT ! 5 – 4 – 3 – 2 – 1 ! ”


Au moment où elle prononça le 1, une énorme explosion retentissait à travers le Kodiak, détruisant et tuant tout sur son passage. De leur navette de secours, Molock et Shadow pouvait assister de l´énorme déflagration nucléaire qui réduisit le Kodiak en morceau. Du côté de MartinMB, celui-ci s´exclama de rire, le ton joyeux et les yeux grands ouverts.


MartinMB : “ OUI ! OUIIII ! AHAHAHAHAHA ! GOÛTEZ LA PUISSANCE DE MES NUKES, AHAHAHAHA ! ”


Phil-X : “ Fuuuuck… On est rendu avec un deuxième psychopathe asteur… Mais bon, faut l´avouer, c´est beau à voir ! ”


MartinMB : “ CECI, PHIL… CECI EST DE L´ART ! ”


Phil-X : “ Crisse… Qu´est c´est que t´as pris… ”


Quant à Shadow et Molock, ils venaient d´accomplir leur première mission ensemble, tout en s´échappant de justesse à une explosion nucléaire. Bien qu´ils avaient encore beaucoup de chemin à faire, ils savaient que leur cheminement ne se terminerait pas ainsi.

 


À SUIVRE !

Share this post


Link to post
Share on other sites

Chapitre 8: Vengeance !

 

Cela faisait bien longtemps que Zéphyr attendait ce moment… Il ne supportait pas que la Confrérie du Nod soit divisée, alors qu´il voulait le contrôle absolu de toutes les divisions. Ce qu´il ne pouvait supporter en particulier, c´était le général MartinMB, son nouveau rival depuis la mort de son ancien rival de toujours, son ex-ennemi juré, le Kerubim Mika. Cette fois, il devait éliminer toute l´escouade de MartinMB au complet, pour montrer à quel point il leur était supérieur ! Cependant, l´escouade de MartinMB lui réserverait bien des surprises…

 

À bord de son vaisseau de commandement, Zéphyr était songeur. Cela faisait bien longtemps qu´il n´avait pas revu MartinMB, et il ne connaissait pas tous ses aspects en fond et en large. Il devait faire attention, malgré toute la prudence qu´il avait utilisée pour prendre à revers MartinMB en surprise. Cette fois, il n´allait pas le laisser fuir. La marque sur son œil ne le fera jamais oublier cette humiliation que son ancien rival, Mika, lui a laissé avant de se faire exécuter. La colère lui montait à la tête, à tel point qu´il resserra le bord de son siège de commandement. L´œil métallique qui lui a remplacé son ancien œil scintillait de sa lueur, alors qu´elle n´était pas active. Zéphyr avait bien changé depuis ces 5 dernières années, il n´était plus le même. Il avait bien mûri, et il a su apprendre à être patient pour garder son calme en toutes circonstances. Jouant de ses doigts sur sa main droite, il réfléchissait sur l´approche qu´il allait devoir utiliser sur l´Apokirov, dont il connaissait l´existence. Malgré toutes les précautions prises par MartinMB, on ne pouvait fuir aux fuites d´informations militaires, surtout quand Zéphyr était responsable de la division technologique et cybernétique de la Confrérie du Nod. En effet, grâce à sa technologie de pointe, Zéphyr a pu s´acquérir les enregistrements des conversations de l´équipage de l´Apokirov, autant pour les ingénieurs qui le construisaient que pour l´escouade de MartinMB. Avec toutes ces informations à portée de main, il avait su se préparer contre une contre-attaque efficace lorsqu´il abordera le vaisseau de MartinMB. Néanmoins, il devait rester prudent, car MartinMB avait avec lui un atout des plus efficaces : Molock.

 

Justement, pour Molock, ainsi que pour Shadow, ce qu´ils venaient de réaliser n´étaient que le début de leur coopération. Après avoir admiré la destruction nucléaire du Kodiak, ils ressentaient de la fierté d´avoir accomplie une belle opération. Cependant, ils réalisèrent également qu´ils avaient pris des risques inutiles, et qu´ils auraient dû aviser ce genre de situation bien à l´avance. Ils essayèrent aussi de résoudre les véritables intentions de MartinMB quant à leur envoie à bord de l´Apokirov, alors que celui-ci projetait de lancer des missiles nucléaires sur le vaisseau même en sachant que ses deux commandos seraient toujours à bord pour récupérer l´échantillon de Tibérium. Molock voulait surtout savoir si ce qu´ils venaient de réaliser en valant la peine.

 

Molock : “ Dis-moé, Shadow… ”

Shadow : “ Oui, Molock ? ”

Molock : “ Ce fragment là… Il valait tu vraiment la peine ? Je veux dire, on a failli y laisser not´ peau pour un ridicule échantillon de Tibérium, alors que la planète en a des tonnes partout où on va ! ”

Shadow : “ Crois-moi, Molock, il vaut plus que ce tu crois… C´est pas qu´un simple fragment de Tibérium ordinaire, il a été… raffiné… ”

Molock : “ De qu´est c´est ? ”

Shadow : “ Anyway, Molock, depuis quand tu te plains d´aller en mission pour tuer des soldats GDI ? Tu te plaindrais jamais de ça ! ”

Molock : “ Sauf quand on réalise qu´un malade mental qui nous sert de commandant projette de nous envoyer dans une mission suicide en envoyant des nukes sur la cible sur laquelle nous nous trouvons ! ”

Shadow : “ Oui, bon, j´avoue… D´ailleurs, il fait tu ça régulièrement ? ”

Molock : “ D´habitude, non… Mais là, avec ton retour, pis avec la finalisation de l´Apokirov, je pense ben qu´il veut retourner sur le feu de l´action. ”

Shadow : “ Shit, tu veux dire que vous avez pris 5 ans pour construire l´Apokirov, sans rien faire d´autres ? ”

Molock : “ On peut dire ça… Disons que c´était 5 longues années pour nous autres… Faut dire qu´on a cherché à être le plus discret possible, pour prendre le GDI par surprise, et ça a marché. ”

Shadow : “ Je vois… Calisse, j´arrive toujours pas à croire qu´on vient de détruire le fucking Kodiak… Faire croire au GDI qu´on était en mauvaise posture, c´était une bonne stratégie. Ils n´ont même pas su être attentifs, et ils ont foncé tête baissé sur Kane. Ça nous a permis de nous remettre au mieux de notre forme, et là, ils viennent d´être témoin de leur erreur ! ”

Molock : “ Ouais, mais ça durera pas longtemps… On a eu l´avantage de l´effet de surprise, et on vient de l´utiliser sur le Kodiak seulement. Pour faire tomber le reste, il va falloir réagie vite et de manière efficace pour prendre les devants, ou on va être dans marde, comme on dit. ”

Shadow : “ Depuis quand t´es philosophe, toé ? C´est moi qui suis supposé être pessimiste ! ”

Molock : “ Change pas de sujet, pis dis-moi pourquoi on est allé chercher ce calisse de fragment ! ”

Shadow : “ Woah, les nerfs, dude ! Je peux pas révéler les détails vraiment, Molock… Ce n´est pas que je ne te fais pas confiance, mais j´ai promis de rendre toutes ces informations confidentielles. ”

Molock : “ Pis moé, je peux mettre mon casque et laisser Serukhor s´amuser avec toé jusqu´à ce que tu ne sois plus en mesure de révéler quoi que ce soit… ”

Shadow : “ Des menaces, Molock ? Fais attention, tu n´es pas le seul à avoir des secrets obscurs en soi, je peux moi-même me révéler plus dangereux que je ne le parais… ”

Molock : “ Quoi, toi aussi, tu as… ? ”

Shadow : “ Je ne peux pas en parler, désolé. Écoute, crois-moi, je comprends que tu sois en colère, pis je vais essayer de te fournir les réponses nécessaires pour ces mystères, mais pour le moment, je dois rester vigilant. On vient à peine de déclarer notre grand retour au GDI, et je ne sais pas comment ils vont réagir, vu qu´ils ont encore leur esti de canon à ion opérationnel… ”

Molock : “ Ok… Mais ne pense pas que je vais oublier ce que tu viens de dire… J´ai une bonne mémoire, me sous-estime pas. Tu as vu comment Serukhor réagit, ce serait dommage que je le laisse prendre ma place pendant un moment… ”

Shadow : “ Le message est clair, Molock. Très clair… ”

 

Malgré leur amitié, on recelait une petite friction entre les deux compagnons. En fait, c´était la première fois qu´ils se disputaient depuis qu´ils se connaissaient, ce qui laissait un mauvais présage. L´hostilité de Phil-X, la folie de MartinMB et les risques pris par Molock qui cachait en lui un pouvoir caché avec un personnage qui avait sa propre conscience étaient des facteurs qui jouaient contre Shadow pour son retour dans l´escouade de MartinMB. Pourtant, il devait le faire, car il devait se recueillir sur la tombe de son ancien mentor, Mika. Il n´y avait pas que cela, il possédait aussi des informations cruciales sur le GDI dont il a acquis lors de son exil, ce qui l´avait mis sur la piste du le tank Mammouth MK2. Pour le moment, Molock et Shadow devait se reprendre avant de poursuivre d´autres opérations en duo, car le choc qu´ils avaient après la détonation nucléaire leur a perturbé leurs esprits.

 

À bord du Philadelphia,

 

Le général Solomon était anxieux. Il n´avait reçu aucune nouvelle de la part de Mc Neil, et il commençait à perdre patience. Il ne comprenait pas pourquoi il y avait un aussi long silence radio entre leur station spatiale et le Kodiak, alors qu´il avait ordonné à Mc Neil de donner un rapport sur la situation sur Terre. À ce moment-là, son subordonné s´approcha de lui pour lui annoncer la nouvelle à propos du Kodiak.

 

Subordonné : “ Monsieur… ? ”

Solomon : “ Oui, qu´y a-t-il ? ”

Subordonné : “ Nous venons de perdre le signal radio du Kodiak… Il semblerait que… ”

Solomon : “ Allez-y, parlez ! ”

Subordonné : “ Il semblerait que le Kodiak soit complétement détruit par une déflagration nucléaire… ”

Solomon : “ QUOI ?! ”

Subordonné : “ Nous avons vérifié deux fois pour bien confirmer la disparition du vaisseau, et nous pouvons le confirmer. Des missiles nucléaires ont été tirés depuis un vaisseau inconnu pour ensuite réduire à néant le Kodiak. ”

Solomon : “ Comment est-ce possible ? Vous voulez dire… ”

Subordonné : “ Cela ne fait aucun doute, monsieur. Le Nod est bel et bien de retour, et en force… ”

Solomon : “ Je ne peux pas le croire… ”

 

Le général Solomon était sous le choc. Il ne pouvait pas réaliser que le Kodiak, le vaisseau spatial du GDI le plus puissant n´ayant jamais existé fut détruit… Et que pour couronner le tout, ils n´ont pas pu prévoir cette attaque nucléaire. L´heure était grave : Non seulement il y avait un individu dangereux dans les rangs du Nod qui n´avait aucun mal à décimer à lui seul les troupes du GDI, mais en plus, ils avaient réussi à détruire le Kodiak avec des missiles nucléaires tirés d´un vaisseau dont ils ignorés l´existence jusque-là. Le général se dirigea sur le plus grand écran de la salle où il était situé, pouvant voir ce que les satellites du Philadelphia avaient captés lors de la déflagration. Ce qu´il voyait à l´écran le sidéra : Le Kodiak explosant en mille morceaux, en boucle, qui était retransmis à travers toute la station spatiale pour montrer cet événement qui marqua un retournement de situation. À bord du Philadelphia, l´inquiétude et la crainte sema le désarroi chez l´équipage, dont le général Solomon. Il devait garder son sang-froid et essayer de trouver un moyen de ne pas semer la panique à travers le Philadelphia. C´est à ce moment que son subordonné se dirigea sur sa console de communication, afin de vérifier ce que le signal d´alerte voulait lui montrer. Les satellites du GDI avaient identifié la présence d´un autre vaisseau en direction du vaisseau qui venait de détruire le Kodiak. Seulement, contrairement au vaisseau inconnu, le signal du vaisseau identifié était connu par le GDI.

 

Subordonné : “ Monsieur… Le vaisseau de Zéphyr est en mouvement… ”

 

Solomon prit alors une longue inspiration, tout en fermant les yeux. Cette fois, les choses étaient plus graves qu´il le croyait. Si Zéphyr, l´un des ennemis du GDI les plus dangereux qu´ils avaient et dont la notoriété n´avait d´égal que celui de Slavik, était aussi sur le coup, les choses n´allaient que s´aggraver. Il devait faire vite, et agir en premier avant que le Nod ne retente une autre attaque surprise.

 

Solomon : “ Je vois… Prévenez tout l´état-major, il s´agit d´une urgence primordiale. Je veux être en lien avec tous les dirigeants du GDI ainsi que de nos alliés gouvernementaux sur le champ. Nous allons établir un plan d´action rapide tous ensemble, et il ne faut en aucun perdre un instant. Il faut frapper en premier avant que le Nod ne puisse agir de nouveau par surprise. Il n´y a pas de temps à perdre, exécution ! ”

Subordonné : “ Oui, monsieur ! ”

Solomon : “ Cette fois, le Nod et Zéphyr ne s´en tireront pas ! ”

 

Pendant ce temps, à bord de l´Apokirov,

 

Martin était enjoué, Phil-X était inquiet, Molock était enragé et Shadow était insouciant. En gros, ils manquaient pas mal de membres avec l´escouade de Martin. Déjà que Vodka avait des responsabilités avec son pays et son nouveau régime communiste, et que Mika les avait quitté il y a 5 ans depuis qu´il s´était fait tué par leur ennemi juré Zéphyr, et aussi les autres membres québécois de la bande qui ont quitté pour aller voir d´autres horizons, il ne restait plus que 4 membres actifs. Cependant, cela allait peut-être éclater en morceaux, avec cette haute tension au sein du groupe. Il faut dire que depuis la mort de Mika, les choses avaient beaucoup changé. Avant, Shadow passait par Mika pour mériter le respect des autres, et ainsi, être considéré comme un membre de la bande, mais depuis qu´il n´était plus, il devait le mériter seul, et c´était beaucoup plus difficile qu´il n´en paraissait. Même s´il le connaissait bien, les autres n´estimaient pas Shadow dans leur cœur, ce qui enrageait ce dernier, comme s´il sentait être un “ étranger ” dans cette bande à part. Toutefois, il n´avait jamais renoncé pour mériter son respect, et il a toujours tenu bon pour l´avoir, peu importe les obstacles mis sur son chemin. Maintenant, il avait mûri, comme tous les autres, mais cela ne voulait pas di